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Plan Borloo : premiers effets de la coercition sociale...

ou quand le loup entre dans la bergerie...

lundi 9 mai 2005, par le réseau d’AC !

L’ASSÉDIC via le biais de son organisation centrale, l’UNÉDIC, va obtenir dans les prochaines semaines ce que chérissaient certains « administrateurs » (MÉDEF et CFDT en première ligne) depuis bien longtemps : la possibilité de sanctionner les chômeurs sans passer par le service public de l’emploi (ANPE, DDTEFP...).

En effet, le plan Borloo (dit de « cohésion sociale » ou plutôt de « collision sociale », de « coercition sociale [1] », dur de revenir de la « fracture sociale » de Chirac en 1995... déjà) se met à l’oeuvre... On assiste (de loin, rassurez vous !) à des « rencontres entre partenaires » (a)sociaux ces dernières semaines pour négocier tel ou tel contenu...

Tout cela se lit dans la presse des/pour « milieux autorisés » comme l’humoriste a pu le dire (L’Expansion, Les Echos...), « la voix de son maitre », quoi...

Revoilà donc, le contrôle des chômeurs remit sur la scène du négoce paritaire, le discours revient, les faits restent : moins de 40 % des chômeurs indemnisés par l’ASSÉDIC, de plus en plus de personnes rejetées aux minima sociaux (comme le RMI, quand c’est possible !), une indemnisation de plus en plus misérable et surtout ciblée (employabilité quand tu les tiens !)...

Revoilà donc le spectre du chômeur fainéant, celui qui abuse du système, se dore la pilule pendant que les autres turbinent (et même pas les heures sup payées ! Saloperie de mondialisation ! De patron ?). Et ainsi, on oublie, trop facilement, l’histoire de celui, de celle qui se retrouve à s’inscrire à l’ANPE et à l’ASSÉDIC, sans tambour, sans trompette, sans sourire, sans joie...

On oublie que le chômage est la résultante d’une fin d’activité salariée non choisie : licenciement (économique ou pas), fin de contrat à durée déterminée, de mission d’intérim... Qui décide de cela ? Sûrement pas le nouveau chômeur, la nouvelle chômeuse...

Nous vous livrons une partie de ce que contient ce projet de convention : la validation de cet honteux projet se fera par les conseil d’administration de l’ANPE (10 juin 2005) et de l’UNÉDIC (20 juin 2005).

A ces occasions, et bien avant (!),le réseau des collectifs d’AC ! tentera de faire entendre son refus de telles mesures.


[1Coercition : est l’usage délibéré de menaces exprimées ouvertement pour influencer des choix.

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