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Actions préparatoires au recrutement (APR) : les patrons subventionnés pour faire bosser des précaires gratuitement

vendredi 10 novembre 2006, par AC !

Quand les précaires bossent pour rien et que les patrons se font payer par l’Etat… c’est aussi la fin des formations !

M. Bourquin, qui en tant que président socialiste du Conseil Général des Pyrénées Orientales, demandait en 1997 que les Rmistes se voient imposer en contrepartie d’une allocation mirifique l’obligation d’un certain nombre d’heures de travail doit être ravi.

Borloo a trouvé mieux que les emplois-jeunes, les EMT (évaluation en milieu de travail) et les contrats aidés type CAE, contrat d’avenir et RMA.

Un nouveau dispositif qui non seulement ne coûte rien à l’employeur, mais lui permet de toucher 450 euros par mois… plus que ce que dans la majorité des cas le chômeur devenu travailleur (mais toujours précaire) percevra. Le tout sous l’objectif d’un stage de formation.

En fait, Borloo n’a pas été chercher loin son modèle : il s’est inspiré de AFPE (allocation de formation préalable à l’embauche) [1] inventée par les compères "partenaires sociaux" (Médef-CFDT).

De quoi s’agit-il exactement ?

Les Actions Préparatoires au recrutement (APR)

APR, un nouveau sigle dont les précaires feraient bien de se méfier. Lancées dans le cadre d’un programme destiné à favoriser l’accès à l’emploi et l’insertion professionnelle des jeunes lors d’un déplacement du Ministre de la Cohésion Sociale à Villiers sur Marne le 18/10/2006, les actions préparatoires au recrutement visent en fait tous les chômeurs non indemnisés (qui ne perçoivent pas l’ARE, allocation de retour à l’emploi).

D’après le dossier de presse, cette mesure est « destinée en priorité aux titulaires de CIVIS et aux demandeurs d’emploi non indemnisés. Les jeunes (et moins jeunes) bénéficient (sic) d’un stage en entreprise d’une durée de 1 à 3 mois, au cours duquel les bénéficiaires (resic) reçoivent une formation financée par l’Etat. Les entreprises s’engagent à les embaucher à l’issue de la formation, en CDI ou en CDD de plus de 6 mois. »

Il s’agit en fait d’une formation d’adaptation au poste de travail en entreprise de 450h au maximum. C’est donc en bossant qu’on est censé se former, et c’est l’entreprise qui assure la formation, ce pour quoi elle reçoit 3 euros de l’heure (dans les EMT déjà, le chômeur ne percevait rien alors que l’employeur était indemnisé).

Le statut sera celui de stagiaire de la formation professionnelle. Quant à la rémunération, il s’agit du maintien des minima sociaux (ASS, API, AAH, RMI) ou de la rémunération associée au statut de stagiaire de la formation professionnelle pour ceux qui ne percevaient rien du tout (soit 652 € par mois, ou 340 € pour les moins de 26 ans).

On voit donc que dans la plupart des cas, le patron touchera plus que son employé-stagiaire.

Quelles conséquences pour les précaires ?

Pour les allocataires des minima sociaux, il s’agit de bosser jusqu’à 3 mois sans un centime de plus. C’est particulièrement grave pour les allocataires de l’ASS (qui sont rarement très jeunes, puisqu’il faut avoir travaillé 5 ans dans les 10 années précédant l’inscription au chômage). Obligés d’être inscrits à l’ANPE, ils risquent des sanctions en cas de refus. Pour les Rmistes, tout dépend de ce qui est inscrit dans le contrat d’insertion. Si le suivi ANPE est mentionné parmi les actions d’insertion, refuser une APR peut conduire à une procédure de suspension.

Les possibilités de refus sont à peu près les mêmes pour les APR que pour un contrat aidé ou un stage de remobilisation.

Pour les jeunes de moins de 25 ans, interdits de RMI, cela revient à bosser à temps plein pour moins que le salaire en apprentissage (excepté la première année pour les moins de 18 ans) ou que le RMI. Et pourtant, dans de nombreux secteurs, l’apprentissage est loin d’être une sinécure.

D’ailleurs, les emplois occupés risquent d’être souvent les mêmes, puisque le point de départ des APR, c’est le constat que certaines offres d’emploi à l’ANPE ne trouvent pas preneurs. Devinez pourquoi ? Il s’agit souvent des boulots durs et mal payés dont personne ne veut.

Ah oui, mais il y a ce merveilleux espoir d’un emploi durable (un CDD de 6 mois ou plus, un CDI qui dans une petite entreprise peut très bien être un CNE). Mais il très probable que pas plus qu’avec les EMT, les employeurs n’aient d’obligation d’embaucher. La preuve ? Le même dossier de presse du Ministère indique que « le taux d’embauche à l’issue de l’action préparatoire au recrutement se situerait au-dessus de 80%. »

Borloo table sur 50 000 APR d’ici à fin 2007. De quoi occuper les précaires avant les élections, sans améliorer leur quotidien.

Les APR, une mesure emblématique des évolutions actuelles

- la disparition de la formation

Pourquoi donner l’occasion aux précaires de se former dans un domaine qui les intéresse ? Pourquoi leur donner des connaissances qui ne seraient pas directement liées à un emploi ? Pourquoi leur donner le temps d’apprendre ? Pourquoi offrir des formations diversifiées et larges ? Et pas la peine de donner un diplôme, de toute façon ça ne vaut plus rien.

Mieux vaut des stages de remobilisation ou des formations courtes liées aux besoins des patrons, mieux vaut l’apprentissage et les stages obligatoires à l’école.

C’est un peu l’inverse des VAE (validation des acquis de l’expérience), où on valide un diplôme en fonction des compétences acquises lors des expériences professionnelles, sans d’ailleurs que l’on sache si cela a des répercussions concrètes par la suite. S’adapter à un poste de travail, ce serait se former. Mais la formation, ce n’est pas ça. La formation, ce sont des connaissances qu’on peut réutiliser par la suite dans le boulot, la vie personnelle…ou dans une lutte. C’est se donner les bases pour aller plus loin par la suite, c’est l’occasion de toucher à différentes matières ou sujets, quitte à découvrir que ça ne plaît pas ou qu’au contraire c’est passionnant.

- les subventions aux patrons

On ne compte plus les différentes aides financières accordées aux employeurs : exonérations de charges sociales, aides forfaitaires, aides à l’embauche… Plus de 20 milliards en 2005. On pourrait facilement imaginer de nombreux autres usages à de telles sommes.

Sans compter les nombreuses structures rémunérées pour nous fliquer, nous faire perdre notre temps, nous pousser vers n’importe quel emploi : des associations caritatives chargées du suivi des Rmistes aux cabinets d’outplacement chargés de l’accompagnement des chômeurs en passant par les boîtes d’intérim, si on additionnait l’argent versé par l’Unedic, l’ANPE, les Conseils Généraux, ça ferait un joli total…

- l’emploi à tout prix…ou pour presque rien

Si le développement des CDD et de l’intérim, les difficultés financières des salariés au SMIC, même à temps plein, ne suffisaient pas, les témoignages sur les contrats d’avenir et le CAE le prouvent amplement : avoir une activité salariée n’a rien à voir pour les précaires avec la fin des problèmes. Cela ne garantit souvent pas d’avoir plus d’argent, ni de trouver plus facilement un logement, ni de profiter plus ou mieux de ses loisirs, ni d’avoir une activité choisie.

- une multitude de statuts...

Il y avait déjà les différences entre chômeurs indemnisés en ARE (avec le régime général, le régime intérimaire ou celui des intermittents du spectacle), les différents minima sociaux (versés par divers organismes), ceux qui n’ont rien parce qu’ils sont trop jeunes ou ont un conjoint qui a des ressources...

Maintenant, bien souvent, nous sommes plus simplement Rmiste ou chômeur indemnisé, mais aussi en contrat aidé, ou suivi par tel organisme privé. Parfois on cumule son ancien statut et le nouveau (on garde le statut de Rmiste en contrat d’avenir, ce qui permet de garder les droits connexes mais interdit le cumul et les primes forfaitaires), d’autres fois non (il est presque impossible de garder le statut ASS en contrat aidé, ce qui entraine une baisse des allocations logement).

On le voit c’est la pagaille, et tous ceux qui ont posé une question un peu trop précise à la CAF ou à l’Assedic le savent, les agents administratifs ne s’y retrouvent guère mieux que nous !

- ... une précarité commune

Destinées prioritairement aux jeunes, les actions préparatoires au recrutement concernent en fait aussi bien un Rmiste trentenaire qu’un chômeur de 50 ans en ASS ou qu’une femme seule avec des enfants qui touche l’API.
Comme quoi l’Etat et les patrons traitent tout le monde à peu près pareil, tout en maintenant des divisions administratives qui peuvent compliquer des luttes communes... mais qui peuvent aussi être surmontées !

A chaque fois qu’une suspension RMI pour "démarches professionnelles insuffisantes" est évitée, qu’une sanction ANPE ou Assedic est annulée, qu’un habitant de ZUS gueule pour le logement dans un forum de recrutement SNCF dans les quartiers sensibles, que les prestations des boîtes d’intérim dans le suivi des précaires sont mises en cause, c’est un élément de plus dans la construction d’un rapport de force en notre faveur.


[1Le chômeur travaille en entreprise tout en percevant ses allocations Assédic et rien que ses allocations Assédic. L’employeur n’est pas obligé de l’adresser à des organismes de formation. La formation "sur le tas", d’une durée maximum de 450 heures, est rétribuée ... à l’employeur jusqu’à hauteur de 1525 euros.

Messages

  • Bonjour ! Je suis soulagée de faire part d’une grande frustration :

    - l’ANPE m’avait fait connaître l’ EMT, et j’ai accepté de tenter l’expérience (...)

    C’était pour moi le seul moyen, à cette époque, de convaincre un patron à m’engager (...)

    L’ANPE ne m’a jamais orientée vers une quelconque entreprise.

    - J’ai de moi-même contacté une société de production et le gérant a bien voulu me faire signer une EMT d’une durée de 5 jours. C’était un domaine totalement nouveau pour moi (secrétaire).

    J’ai travaillé 39 heures, au sein d’une équipe qu’il fallait suivre et arriver aux quotas imposés, bien évidemment.

    J’ai donné entière satisfaction.

    - Le gérant m’a ensuite proposé une AFPE en m’expliquant que c’est "un temps d’adaptation à l’entreprise" parce qu’il voulait être sûre que j’étais quelqu’un qui s’adapte bien aux collègues, au travail etc...

    Il me propose deux mois (en insistant sur le fait que cela débouche sur un CDD de 6 mois, et qu’au final, si on ne me propose pas de CDI, je toucherai quand même des allocations sur 8 mois... Quand j’ai avancé le fait que je venais travailler pour gagner mon pain, on m’a répondu "ce n’est que deux mois..." et ensuite "vous ne vivez pas seule, non ?"

    - je me suis renseignée plus avant et j’ai appris que l’AFPE devait servir à la formation. Quelle formation, puisque je travaille exactement comme mes collègues ?

    - d’après l’ANPE, je devrais "me serrer la ceinture encore pendant deux mois", vu qu’on me fait miroiter un CDD et peut-être un CDI.

    L’ANPE m’a certifié qu’il n’y aurait pas de sanctions (radiation) si je refusais de signer ce contrat.

    - puis, autre son de cloche : c’est limite, on pourrait me radier...

    - j’attends de leurs nouvelles...

    - Inutile de vous faire savoir ce que l’entreprise empoche et ce que moi je dois dépenser pour pouvoir aller travailler...

    - ce système est effarant. Merci de m’avoir lue.

    • Fais attention au contrat que tu signes, mon compagnon touchait l’ASS et on lui a proposé un contrat d’avenir de deux ans. Les assedics et l’anpe nous ont certifiés qu’il percevrait son ass et son salaire en complément durant 6 mois puis en dégressif sur les 6 mois suivants. Et au surprise, 3 jours seulement aprés avoir commencé son contrat, on reçoit une lettre de radiation et une annulaion des son ass.J’ai téléphoné pour avoir une explication et la réponse a été "votre compagnon travaille 26h00 par semaine, pour garder son ass, il ne fallait pas dépasser le 25h00 par semaine. " C’est de l’arnaque, il préférent payer des fainéants qui veulent pas bosser plutôt que d’aider ceux qui veulent s’en sortir. Du coup, j’ai était obligé d’arrêter mon congé parental et d’aller bosser pour combler le manque à gagner.
      Bonne chance quand même.

    • je viens de lire les différents articles sur ce forum et c’est un peu effrayant, mais j’ai aussi ma petite histoire : en octobre 2005, je signe un cdi après une période de 12 mois de chomage, fallait atteindre ses douzes mois pour que le nouveau patron percoive une indemnité de l’état. J’ai donc signé un CIE. A ce moment là, mes droit à l’assédic était encore de plus de 520 jours. Je commence donc à travailler et plus besoin de faire les mensualisations assedic. Malheureusement six mois après, jours pour jours,la boite est en liquidation, licencié pour raison économique, on me propose un C.R.P.me certifiant que c’est très avantageux pour le salarié...Je signe et hop je suis en CRP pendant huit mois. Pendant cette période,je fais une EMT suivi de trois mois pour un mi temps, j’ai droit à un complément assedic, tout va pour le mieux, jusqu’au moment ou la période de CRP se termine et surprise mes droits sont recalculés, on m’informe qu’il me reste meme pas 100 jours de droit assedic. au début de la CRP, l’on m’avait informé qu’il me resterait mes jours restant en octobre 2005, déduit de la période de CRP. Sachant que la période de mi temps que j’ai travaillé ne m’a pas permis d’avoir plus de droits assedic. Parait que travailler ou pas travailler, la période CRP se terminait à la meme date, donc mes huit mois de CRP ont été déduit de mes 520 jours qu’il me restait malgré que j’ai travaillé... et on disait que c’était avantageux pour moi ce CRP. Sachant en plus que mes anciens droits ont été réduit de plus de 200 jours selon les dires de l’assedic, suite à une nouvelle règlementation de janvier 2006. Voilà faites le calcul : Env.520 jours-8 mois de CRP - 200 jours meme plus pour la nouvelle règlementation = il me reste moins de 100 jours d’assedic. Je trouve cela scandaleux... maintenant nouveau dilemne, je suis bientot en fin de droit, mon patron (celui que j’avais pour un mi temps) souhaite me faire signer un nouveau contrat toujours à mi temps car pour l’instant,il ne peut pas payer l’ensemble des charges pour un temps plein. Je vois avec un conseiller de l’anpe et celui ci me propose de terminer ma période assedic et de signer une A.P.R. dès que je suis en fin de droit. de planifier une formation d’un à trois mois. d’être alors payer pendant cette période par la CNASEA mais sans savoir pour l’instant ce que je peux toucher sachant que je serais en fin de droit à l’assedic.Moi pour ma part je sais plus quoi faire et pourtant faut que je me décide vite. Merci de m’avoir lu. J’espère que mon roman est assez clair.

    • ET QUELS PATRONS !!!!!!!!!!!!!

      Certains précaires ,comme nous,ayant monter leur petites entreprises
      embauchent des CAE pour percevoir les subventions et etre exonérés des charges patronales.Je le sais j’ai failli signer.
      COMME QUOI !L’EXPLOITATION DE L’HOMME PAR L’HOMME C’EST DANS LES GENES.
      précarion 06

  • « C’est donc en bossant qu’on est censé se former, et c’est l’entreprise qui assure la formation »

    Ben, oui ! Les compagnons du devoir, vous connaissez ?

    Ce qui m’énerve, moi, ce n’est pas qu’on propose aux gens une période d’adaptation, de formation, etc. Non, ce qui m’énerve, c’est que l’entreprise soit payée pour cela. Je veux bien croire qu’on ne soit pas au top quand on arrive dans une entreprise, surtout si l’activité est nouvelle pour nous, mais de là à indemnier l’entreprise ?! On n’est quand-même pas là pour suivre des cours. Il y a un équilibre entre le temps passé par le "tuteur" à enseigner les gestes du métier et l’énergie qu’on apporte même en tant que débutant.

    Mais, malgré tout, je crois que le système n’est pas si mauvais. J’ai fait 5 EMT dans divers secteurs d’activité, et c’est toujours mieux que de ne rien faire. Certes ça n’a jamais débouché sur un emploi, mais c’est plus parce que l’activité ne me convenait pas. J’en suis toujours reparti avec des encouragements et des éloges quant à mon travail. Et mine de rien, ça fait du bien...

    Je crois que, sur ce site, vous avez tendance à noircir le tableau.

    EMT, APR, etc. ne sont pas là pour exploiter les gens, mais pour permettre de remettre un pied à l’étrier, pour redonner confiance.

    Si ça ne vous convient pas, sachez que ça peut convenir à d’autres...

    • j’ai apprécié votre prose,l’élégance du verbe y est bien tourné,malheureusement votre place n’est pas parmi NOUS,il semblerait même que le travail,s’il reste un agrément comme vous le dites,n’en reste pas moins une fonction vitale pour nous autres PRECAIRES.Et si l’absence, de perspectives,ne vous alarme pas plus que ça c’est très grave .Continuez donc à cultiver votre jardin mon bon ami.

      précarion 06

    • " c’est toujours mieux que de ne rien faire " ?

      Travailler gratuitement est un luxe qu’on peut difficilement se permettre quand on doit survivre quotidiennement avec l’ass ou une maigre indemnisation ARE.
      Et ce ne sont pas les éloges de l’employeur qui remplacent un salaire.Au passage, il ne manquerait plus qu’il ne soit pas content : un travailleur gratuit plus une subvention, on serait un patron comblé pour moins que ça...
      Et s’ils étaient si contents que ça, pourquoi pas d’embauche à la clé ?
      Ils ont préféré prendre une autre EMT ?

    • si l’APR est bien la pour exploiter les gens j’en ai fait les frais d’ailleur dans une socièté de plomberie ( S.A.R.L LELCLER à chereng) on a rien appris et pire il trouver le moyen de ce plaindre que le chantier n’aller pas assez vite alors que on est la pour apprendre et que en plus on bosse gratuit pour eux

      bref faite gaffe au entreprises qui vous proposent ce type de contrat et aussi a l’entretien avec ces socièté si il vous demande si vous travailler vite ou chose du genre méfiance

      car il fond les gentil et sympa mais en fait derrière c’est juste aller bosse tu me fait perdre de l’argent alors que de toute manière meme si ça avance pas j’en gagne quand meme

      et présice que l’on était deux et que l’un d’entre nous s’est fait viré avant la fin du contrat car soit disant justement il ne travailler pas assez vite et bien

      ça prouve la mentalité de l’entrepise,ça prend des apprentis pour les virer quand ça ne va pas assez vite

      bref c’est en se faisant avoir que l’on apprend à ne plus se faire avoir

    • c’est claire tout a fait d’ accord avec toi kevin jones une société comme celle la "s.a.r.l leclerc " ne devrais méme pas avoir le droit de prendre des apprentis , c’est une honte !!!!!!!!!!!

    • BJ ETRE LICENCIE APRES 20 ANS DE BONS ET LOYAUX SERVICE. CHOMAGE ETC...CREER SON ENTREPRISE ET MIRACLE ARRIVER A EMBAUCHER UNE PERSONNE. JE ME SUIS TAPPE LE CUL PARTERRE POUR Y ARRIVER, MORALEMENT ET PHYSIQUEMENT..... ET VOUS VOUS NE SAVEZ QUE CRITIQUER, la demarche de la personne que vous critiquez, est autre que la votre !!!!!!!!!

    • ...Nous autres précaires, non mais !! , votre place n’est pas parmi nous !! , on croit rêver c’est un club privé ?
      Alors si on résume votre intervention , ça veut dire que ne s’expriment sur ce site que ceux qui vont dans le même sens ....
      Ben c’est subventionné par l’ex Urss ? Pense comme moi ou tais toi .... affligeant !!

    • Si nous étions un club privé subventionné par l’ex URSS, vos interventions seraient censurées ce qui n’est manifestement pas le cas. Mais nous sommes un réseau de précaires subventionné par personne, ce qui permet à chacun de s’exprimer sur ce site : et c’est justement la liberté de parole qui fait que nombre de précaires y mettent en pièces la sacro sainte valeur travail et s’insurgent contre le travail gratuit et ses défenseurs.

      Donc, on ne vous demande pas de vous taire mais d’argumenter.

    • Tout à fait d’accord avec le message précédent mettant en avant les avantages de ces dispositifs. Ces stages permettent au chômeurs longues durée, rmistes , de se trouver de nouveau en situation réelle de travail. Parce qu’être sans emploi depuis longtemps développe des handicaps : on a un rythme de vie aléatoire, sans contraintes horaires et sociales, et le stage permet de nous réapprendre à trouver un rythme de travail et d’être plus crédible pour d’autres entretiens d’embauche.
      Je contredis ce qui a été dit plus haut : Rien n’est plus formateur que d’être dans l’entreprise.
      Quant à la rémunération, tout dépend de quel coté on se situe : l’employeur considère parfois que le stagiaire peut être une charge supplémentaire de travail, en terme de temps passé à le former ou lui expliquer le fonctionnement de l’entreprise, symboliquement il est indemnisé. Pour le stagiaire, c’est vrai que c’est frustrant de ne pas être rémunéré au moins symboliquement. Mais il existe des employeurs justes qui reversent les indemnités au salarié, j’en ai fait l’expérience. Soyez donc vigilant et sélectif quant au choix de l’entreprise.
      Ces dispositifs même imparfait, sont des outils qu’il faut savoir exploiter intelligemment, c’est à dire les prendre pour ce qu’ils sont, un moyen de réinsertion professionnelle.

      Carole B (Lille)

    • ça va pas ???

      Pour se réinsérer, il existe d’autres dispositifs que d’aller travailler gratuitement chez un employeur qui ne vous embauchera pas à la fin et qui en plus est payé pour vous employer !!

      Chantiers d’insertion !
      26 h en Contrat Avenir, c’est peut-être pas la panacée mais au moins on bosse pour un salaire même si l’employeur est subventionné. Et un vrai dispositif de réinsertion avec formation. Peut-être pas d’embauche ensuite mais au moins c’est un contrat de travail avec salaire pendant au maximum 36 mois !!!

      Les contrats précaires ne devraient pas exister, c’est sûr, mais les APR et autres EMT sont encore plus honteux. Et en faire l’apologie, est encore bien plus honteux !!

      Nan mais j’hallucine ! réapprendre à travailler et blablabla et blablabla. Et tout ça gratos (ah ben, c’est gentil de reconnaître que c’est frustrant !) et avec le sourire.
      Et le travail permet à l’homme de s’épanouir, pendant que vous y êtes, resservez-nous les inepties dont on bourre le crâne des jeunes au lycée.

      Il existe aussi une multitude de modules formation/stage en entreprise rémunérés par le CNASEA.

    • Vous avez fait l’expérience d’un employeur qui vous a reversé ses indemnités !!

      Mais vous a-t-il gardé comme salariée ???

      Ah, c’est que c’est différent de vous reverser de l’argent qui ne sort pas de sa poche pendant votre APR et vous verser un salaire sortant là de sa poche tous les mois.

      Au fait, et le fameux poste, qu’est-il devenu ? une nouvelle APR peut-être ?

  • Je me suis fait avoir aussi par cette APR ; je vous expliquerais pas tout en detail mais à la base on m’a dis tu sera En APR , tu ne te fera pas laisé en salaire ( 650 euros du CNASEA et 350 euros d indemnité de stage) , j’ai accepté car j’ai pas d experience , je suis une personne très jeune et pourtant diplomé, jeune de 22 ans avec un Bac+3.
    Au final 1jour avant de prendre le poste,on m annonce 350 euros au lieu de 650. pas de ticket restau, pas de congé payés.
    Et la ils veulent m embaucher mais pas comme chargé de recrutement mais comme assistant d’agence ... car on paye moins cher...

    Et grace a des personnes comme moi le chomage baisse, mais de quelle facon ...

  • bonjour, je viens de découvrir à mes frais la face cachée du vertueux APR.

    le dernier jour du stage, je suis appelé pour signer le bilan de stage sur lequel l’employeur à cohé la case "embauche réalisé et donnant lieu à versement de l’aide cdd 6mois"
    l’employeur avait les yeux qui brillaient lorsque la conseillère anpe lui parlait des aides AGEFIPH.
    conseillère assez mal à l’aise sans raisons apparantes.
    je n’ai pas signé de cdd lors du bilan positif de ce stage.
    cet APR est bien ficelé..., car le stagiaire est en copie du document de démarrage mais pas du bilan....
    le lendemain je viens travailler normalement, sans soucis.
    toujours pas de cdd en vu mais je ne m’inquiète pas.
    après tout la conseillère anpe était présente et il y a tellement de travaille.

    le samedi soir mon employeur me téléphone et me fais des reproche pour m’expliquer que c’est finit, qu’il ne veut pas que je vienne travailler lundi matin.
    lundi matin je suis dans l’entreprise pour lui demander des explications.
    il me refuse l’accès à mon bureau et exige que je quitte l’entreprise. ce que je refusais sans un document signé de sa main.
    ce fut une journée d’intimidations de pressions et de menaces.
    cantonné dans une pièce au sous-sol sur une chaise.

    je ne sui plus retourné dans l’entreprise. si je n’était pas venu, j’aurais été en faute et lui aurait pu toucher les aides et primes.
    le lundi matin il a envoyé à l’anpe sa secrétaire chercher un original vierge du bilan APR.....il a aussi téléphoné à l’anpe pour
    leur expliquer que je refusais le nouveau contrat, cequi est faux.

    est apparut dans l’entreprise un bilan de stage sans ma signature sur lequel la case cochée est :" le stagiaire n’a pas donné suite à l’offre demploi qui lui est faite" !!!
    l’anpe reste muette malgré de nombreuses tentatives !!!
    or c’est la conseillère anpe qui aurait dû réagir lorsqu’à la fin du bilan, ce dernier était signé pour un cdd de 6 mois mais sans être accompagné par la signature du cdd.
    je comprends maintenant pourquoi elle était mal à l’aise sans raisons apparentes. mon intution ne pouvait pas imaginer une pareil entente entre l’anpe et l’employeur !

    l’inspection du travail est en vacances.
    n’ayant pu me coincer pour faute.
    l’employeur clame que je refuse l’offre afin de percevoir l’aide.
    car c’est l’anpe qui donne son aval ou pas au cnasea pour qu’il paye.
    rejetons le sarcome qui gangrenne notre pays !

    extrait du BO :

    .....III.1 Les obligations de l’employeur......

    ......A la fin de l’action, l’employeur doit compléter le formulaire de bilan de stage, le signer et le faire signer par le stagiaire et l’adresser simultanément au CNASEA et à l’ANPE accompagné, s’il demande le versement de l’aide, de son RIB/RIP et, le cas échéant, de la copie du contrat de travail..........

    Voir en ligne : lien vers le Bulletin Officiel Anpe sur l’APR

    • Le monde est ainsi fait avec des patrons voyous et des précaires voyous
      Je suis pour ma part employeur et je vais faire bénéficier mon entreprise de ce système car mon entreprise est constituée de gens et précisement ces gens qui constituent l’entreprise gagnent quand l’entreprise gagne et il est affligeant de constater que vous etes nombreux encore à penser que les poches de l’entreprise sont celle du patron. quelle ignorance du monde de l’entreprise ?
      Au faît j’oublie l’essentiel j’ai la ferme intention de proposer un CDI avec un vrai salaire à la personne que je prends en APR ( nous ne sommes peut etre pas tous pourri !).

      Hervé

    • Cher patron,

      Le monde est ainsi fait que des patrons "qui respectent la loi" gagnent des milliers d’euros par mois, tandis que des précaires que vous osez qualifier de "voyous" sont obligés de ruser pour quelques dizaines d’euros avec des règles et des contrôles qui n’ont d’autres objectifs que de les maintenir dans la misère.

      Et puisque que vous comptez embaucher en CDI, pourquoi passer d’abord par une APR ? Si ce n’est pour toucher 450 euros par mois pour un salarié gratis ? Ce précaire en APR, il va bien travailler, non ? Se former au poste de travail, c’est du boulot, mais ça ne mérite pas d’être rémunéré ? Et si ce précaire en APR se montrait trop revendicatif, ou trop exigeant à votre goût, vous faites quoi ? Vous recommencez avec un autre ?

    • Hervé, merci pour votre réponse, compte tenu de l’ambiance économique et sociale actuelle défendre le patronat n’est pas une mince affaire.

      quelle est la taille de votre entrprise, son activité, votre département ?

      de plus en plus la froideur de la rationnalisation à l’extrême, l’emporte sur le soucis de l’humain, la société se durcie.
      je ne connais pas la capacité de résistance à la souffrance de Marianne, j’ai hâte qu’elle se réveille, qu’elle réagisse.
      je ne suis pas très optimiste en voyant comment elle s’est laissée hypnotiser par le fils spirituel de pétain et lepen.

      cordialement

    • Etant employeur j’ai déjà embauché quatre personnes sous CDI, à la suite de conventions APR.
      L’intégration a été parfaitement réussie : d’une part ces personnes ont pu bénéficier d’une formation adaptée aux besoins de l’entreprise et leur SAVOIR ETRE (ça hélas les candidats à un poste l’oublient trop souvent) ont su se faire apprécier de toute l’équipe déjà en place. Ces quatre personnes dont en place depuis plusieurs mois et cela se passe bien. Deux d’entre elles vont d’ailleurs aussi suivre une formation de langue étrangère pour les faire évoluer dans l’entreprise. Je pense que ce dispositif est un véritable outil fait pour SERVIR ce qui ont vraiment envie de se bouger et évoluer : aussi bien l’employeur qui a besoin de collaborateurs compétents sur lesquels il pourra s’appuyer les yeux fermés. Un ensemble de qualités qui sont effectivement indispensables pour être embauché... Et cela avec ou sans APR.

  • Je viens de lire cette article et nous sommes le 20/02/2008, tjrs de mise et ma conseillère anpe m’a proposé ce genre de contrat alors que je refuse de nouveau stage a faveur des employeurs qui ne me mène a rien. C’est en recherchant des informations sur cette action préparatoires au recrutement que j’ai vraiment appris ce qu’il etait et representait. Je suis au rmi et une fois mes factures payé il ne me reste pas grand chose pour me nourire. Je suis houtré par cette action, je me demande comment on peu s’en sortir avec de telles choses et encore une fois a l’avantage de l’employeur, apres facile de faire miroité un CDI alors qu’au final il n’est pas dans l’obligation de le faire mais simplement de faire signer un minable CDD de 6 mois.

    Conclution : avec un RMI, des facture a payé on rajoute les repas des déplacements professionnel vu qu’on a a mangé le midi et l’essance pour se rendre a son "stage" et rentrer chez sois le soir, au final il reste koi ? Bha moins que 0 !!

    • Bonjour,

      Je suis sur le point de signer un APR devant déboucher sur un CDI payer 3200 euros par mois. J ’ ai 27 ans et je suis bardée de diplome et j’ai dejas une expérience professionnelle conséquentes. Mes questions sont les suivantes.

      Ne trouvez vous pas que l’écart entre les indemnités reçues lors de l’ APR et mon salaire à l’issu de mon APR cache quelque chose.?

      Lors de la signature de l’ APR, l’employeur est- il obligé de préciser sur quelque type de poste (CDI + intitulé du poste) et pour quel salaire il m’emploiera à l’ issu de l’ APR ?

      L’ employeur m’ a dit que si j’acceptais l’ APR, il était dans l’ obligation légale de m’employer à la fin de l’ APR et ce aux conditions prédéfinies contractuellement au début de l ’ APR ( si obligation contractuelles il y a ) ?

      J’ attends vos réponses. Merci d’avance

  • Bonjour à tous,

    J’ai répondu à une annonce ANPE pour un poste en CDI (payé 1800 euros par mois). Après avoir passé 3 entretiens (même si le patron a mentionné que je n’avais pas assez d’expérience), ma candidature avait été retenue. J’étais aux anges !

    Vu que je n’avais pas assez d’expérience pour ce poste, l’entreprise m’a dit A LA DERNIERE MINUTE que j’allais passé dans le cadre "formation par l’ANPE" afin d’acquérir le niveau rapidement, formation payée par l’ANPE 650 euros / mois. Ce patron m’a interdit d’aller à l’ANPE sans lui pour qu’on puisse faire les formalités ensemble.

    Or, je suis quand même allé à l’ANPE par curiosité la veille de mon premier jour de taff, et il s’avère que c’était un APR rémunéré mon RMI actuel (vu que je ne correspondait pas au condition pour toucher les 650 euros).

    Pendant 3 mois, je vais donc touché mon RMI actuel, sauf que j’ai des frais de transport et de repas. Je suis totalement d’accord sur le principe de faire bosser tout le monde, plutôt que rester chez soi à glander.

    Or, les "employés" de l’entreprise sont quasiment tous des contrats-pro et des stagiaires. Un bel exemple d’une entreprise qui sous-paye ces effectifs et qui touche un max d’aides.
    Ok une société doit faire des bénéfices et vu les charges, ça peut se comprendre... sauf que l’entreprise nous exploite vraiment. Par exemple pour les heures supp non rémunérées (la semaine dernière 7 heures), le patron qui fait exprès de venir 5 minutes avant la fin de la journée de travail pour nous donner un gros dossier...
    Par contre si vous avez le malheur d’arriver 10 minutes en retard, vous êtes convoqué dans son bureau.
    Le patron vous parle également avec arrogance, ça sent trop le gars qui profite de ses employés. Lui avec sa grosse voiture et vous qui faite une bonne partie du boulot, payé le RMI....

    J’ai commencé mon APR il y a 10 jours et le patron me force à être opérationnel de suite afin de traiter les dossiers. J’ai été obligé de bouquiner tout le week end pour lire les docs commerciales alors que je suis que stagiaire et le patron veut que je fasse le même job que les autres salariés
    Or le but de l’APR : ce n’est pas d’être formé, et donc d’apprendre doucement pendant ces 3 mois ? . Le patron a souhaité me former que pendant 10 jours et que je sois opérationnel à 100% ensuite. Je pense que c’est illégal. Je n’ose pas en parler à la conseillère ANPE car vu le nombre de APR que la société a signé par son aide, elle a également des intérêts dans ces recrutement low-cost (primes).

    Es-ce que l’employeur a le droit de réduire la durée des 3 mois de formation en 10 jours et que le reste soit le même travail que n’importe quel autre employé ?

    Merci de vos témoignages.

    • Bonjour,

      Effectivement, et le résultat de ces mesures est affligeant !

      Le site paris-art.com par exemple, fait tourner son association avec 6 contrats aidés et des stagiaires.
      Cela fait des années que ça dur, et ni l’ANPE, ni le CNASEA n’ ont trouvé bon de mettre leur nez dans cette exploitation abusive et répété de son rédacteur en chef très connu sur la scène de l’art contemporain, et pour ses éditos faussement gauchiste engagé.

      L’association fait des bénéfices, puisqu’elle fonctionne par partenariats financiers avec les galeries et autres lieux d’art contemporain. Et elle bénéficie de touts les avantages financiers liés à ce ces contrats.
      Citation du rédacteur en chef : "Tu me coûte plus chère que mes salariés..." à une stagiaire qui voulait se faire payer ses trois mois de stage soit environ 250 euros par mois.

      Mais les employés se voient travailler dans 25 m2 pour un salaire de 825 euros net (avec remboursement carte orange), sans formation, sans reconnaissance professionnelle, et surtout sans salaire pour vivre et non survivre.

      A méditer pour agir ?

    • Je suis en ce moment à la recherche d’un emploi et en décembre 2007 j’ai travaillé dans un "CENTRE HOSPITALIER" qui fais donc partie des établissements du gouvernement et ce doit donc de montrer l’exemple en restant dans les règles.

      quand je suis arrivé on m’as expliqué le fonctionnement :

      contrat type CAE en 20h payé environs 700 euro par mois.
      le chef de service m’as dit : ici tu ne fais pas 20heure mais entre 35 et 40, tu n’es payé que 20 mais tu as le cumul des heures et ton contrat est pris en chage durant 6 mois en clair, je travaille 3 mois et les 3 mois suivant je suis payé à ne rien faire (ce n’est pas vraiment le but d’un contrat d’accompagnement.

      en réfléchissant un peu je me rend compte d’un tas de chose :

      un CAE sur 700 euro ne coute qu’une centaine d’euro à l’entreprise
      ce qui fait 6X100 = 600 X2 (moi les les six premier et l’autre les six premier) 1200 euro encore multiplié par deux (car on ne travail que 3 mois pour étre payé 6. ce qui fait 2400euro à l’année soit l’équivalent d’un salarié en contrat traditionnel. sans compté les subvention obtenu etc etc

      le but du CAE complêtement oublié pas de formation, pas d’aide à la recherche d’un emploi, j’ai aussi effectué un CAE dans un chantier d’insertion qui lutte pour s’en sortir et la nous avions formation aide aux démarches l’employeur venais même nous chercher pour aller travailler ! une magnifique association "privée"

      et la dans un centre hospitalier on magouille à mort c’est inadmissible

      de plus on me promettais des primes pour le week-end etc etc et voila que le centre me réclame un trop perçu de 120 euro sans jamais avoir reçu une seul fiche de paye à ce jour.

      un réel manque de sérieux dans le service aussi (bataille de nourriture, d’eau, rearmement des disjoncteurs par la force, de personne non-habilité et sans réfléchir au risque...

      quant je vois qu’une association privée ce bat pour aider les chômeurs et RMIstes et que dans les cours du gouvernement il ce passe ce genre de magouille...

      merci

      je hue l’hopital de la haute vallée de l’Oise à Noyon 60

      et j’applaudis l’association Carisiolas à Crisole 60

  • J’ai obtenu une APR dans le métier négociatrice en immobilier.
    La semaine qui a suivie ma formation j’ai rentré une maison. 4 jours après la maison était vendue.
    Un mois plus tard, je vends une maison. (entrée et sortie 2 jours)
    15 jours plus tard je vends également une maison (entrée et sortie
    1jour) ces 2 précisions pour dire qu’il n’y a pas eu de plublicité ou très peu.
    J’ai eu en tout et pour tout qu’une semaine de formation.
    Les frais d’essence à ma charge.
    L’employeur m’a dit au moment de l’embauche, que je pouvais rentrer ou vendre des maisons. Or il s’avère que je n’avais pas le droit de le faire et que je devais suivre mon tuteur dans toutes les démarches propres à ce métier.
    Bien évidemment je ne devais paraître nul part dans les papiers administratifs de la société.
    A la fin de mon contrat il me propose un contrat d’agent immobilier
    (travailleur indépendant) alors que je lui avais demandé d’être salarié et cerise sur le gâteau un mois d’essai, sauf si je vendais une maison ou appartement qui me mettrait d’office en agent commercial.
    Il faut savoir que dans l’immobilier le fond de commerce est de rentrer un maximum de mandat. Pendant mon mois d’essai je devais en rentrer un maximum, alors que pendant ma période de formation j’en avais rentré une vingtaine.
    Bien évidemment, les 3 interventions faites pendant ma formation, si j’étais partie avant, je n’aurai rien touché. (commissions assez conséquentes). Donc je suis restée jusqu’au bout de ma formation.
    Surprise ! au moment de signer mon embauche ; je n’ai pas été d’accord et à ce moment là, virée !
    Bien évidemment je l’ai mis au prud’hommes.
    Affaire à suivre.
    Y-a t-il des personnes qui ont eu le même cas de figure que moi ?

  • J’ai fait un APR en Mars en tant que maraîcher serriste. La première semaine s’est bien passé (cours+pratique en exploitation) et j’ai commencé la deuxième semaine de formation chez l’employeur. Et la l’horreur !!!Tout de suite le patron a voulu que j’aille aussi vite que ses employés dans le boulot alors que pour moi c’était tout nouveau et après tout je n’étais que stagiaire et même pas payé par lui en plus. N’écoutant que ma bonne volonté je me suis mis à fond pour essayer de rattraper les autres. Et ce qui devait arriver est arrivé. A la fin de la semaine mon doigt me faisait énormément mal et était hyper gonflé à force d’utiliser le sécateur. Je vais voir mon médecin qui voyant cela m’arrête jusqu’à la fin de la formation et me dit de ne plus utiliser de sécateur. Depuis je me réveille tous les matins avec mon majeur droit qui me fait mal et qui reste bloqué. Le seul moyen pour que ça passe l’opération...mais ça ne s’arrête pas la...Ne voyant aucun argent venir en Avril je téléphone à l’ANPE qui me dit de voir avec le CNASEA parce qu’ils leur ont envoyé tous les dossiers. J’appelle le CNASEA et la on me répond qu’ils n’ont pas de dossier à mon nom et qu’ils sont à jour...je rappelle l’ANPE qui me sort qu’il manque une pièce à mon dossier que l’employeur doit leur faire parvenir (juste avant ils m’avaient dit que tous les dossiers étant complets avaient bel et bien été envoyés). Comme ça s’est mal terminé avec l’employeur par sa faute uniquement vu qu’il me faisait bosser comme un dingue tant et si bien que maintenant je dois me faire opérer (merci les coûts de l’opération car je suis en ASS) je me doute bien qu’il ne va pas leur envoyer la dite pièce en question. Et moi rien pas d’argent alors que j’ai voulu réessayer à bosser dans un boulot que je ne connaissais pas...et en plus je dois me faire opérer maintenant (avec quel argent ?)...J’ai envoyé une lettre recommandée en AR au directeur de l’ANPE en expliquant la situation et bien sur pas de réponse...ils sont de connivence avec les employeurs c’est sur !!! Que puis-je faire pour être payé pour le temps passé dans cet APR (15 jours sur 30 quand même avant d’être arrêté). Donc si je n’étais pas payé je vous dis à tous=>NE FAITES PAS D’APR NI D’EMT car le patron vous exploite et s’il vous arrive quelque chose pendant la formation (comme moi) on ne vous paye même pas à l’issu. Et moi je ne sais plus quoi faire. Si quelqu’un veut bien m’aider en me disant quoi faire je veux bien.

  • Bonsoir, moi aussi j’avais signé un apr, je n’ai fait que deux semaines, j’ai arrêter pour cause "travail dans de mauvaise condition", "avoir fait 39 heures par semaine au lieu de 35 heure d’après la contrat". Je suis partie voir l’anpe pour leur signaler ce qui n’allait pas, et ils m’ont dit oui pour arrêter l’apr, puisque le patron d’entreprise abuser du temps de travail et ne respectait pas le contrat. Et encore je suis contente d’être partie car il voulait me faire travailler plus d’heure supplémentaire pour rattraper le jour de pentecôte, ouf quel chance d’avoir bien choisie de partir. Je me faisais grave exploité, la tutrice qui me formait me disait tous les jours aller plus vite, c’est fou y’en a qui croit qu’un stagiaire c’est un robot. D’après mes recherches ceux qu’ils veulent arrêter ce contrat et qui sont rémunérée par les assedics, le seul moyen pour annuler et de trouver un autre job. Et pour ceux qui ne sont pas rémunérés par le chômage peuvent arrêter avant de percevoir la rémunération par la CNASEA. L’anpe a arrêté mon contrat c’est bien, mais le soucie c’est que j’ai eu la rémunération de la CNASEA ce mois-ci, c’est-à-dire que le patron d’entreprise avec qui j’ai travaillé, n’a pas fait les démarches pour signaler que j’ai arrêter le stage en deux semaines à la CNASEA. Ce qui veut dire qu’il est en tort, et que la CNASEA croit que je travaille toujours. Je vais recontacter l’anpe et voir pourquoi j’ai reçu cette rémunération, qui devra être rembourser au plus vite. D’après mon hypothèse, s’il n’a pas fait de démarche, je pense savoir pourquoi, il devait réparer la chaudière qui avait brûlé et qui n’aurait pas pu être rembourser par son assurance (coût 1000 euros). Sachant d’après le contrat apr que le patron est rémunéré par l’état allant jusqu’à 1525 euros net.
    Ils sont bien payés pour profiter de l’état c’est fou y en a des gens malhonnêtes (ça dépend de certains patrons). Bon voilà mon avis sur l’apr, j’en ferai part par la suite peut-être si je résolu ce problème. Bonne soirée.

  • commme je le presumé lors de mon dernier message c officiel il m ont pas gardé !! il ont attendu le tout dernier moment pour me le dire (genre boire mon sang jusque la derniere goutte) et pour courronné le tout je me suis viandé sur l escabeau le dernier jour (sympa le cadeau de depart) et boum accident de travail et mal au dos ! bref je voudrais savoir si qqun a des infos sur mes question
    1.ayant fait 13 semaines a 40heures ca fait 520 heures si mes calcul sont bon alors que le maximum d une APR c 350 !! si je peux les attaqué la dessus ai je un moyen de le prouvé sachant que je travaillait aux meme horaire que tout le monde c a dire 40h
    2.c peut etre un detail mais le jour ou je suis entré en APR (qui normalement est reservé au precaire qui ne touche aucune allocation) il me restait encore 2 jours d assedic ! donc aurai je du etre en AFPE ? je pense peut etre qu il mon mit en APR pour les 1350euros versé par l etat non ?
    3.si vous etiez moi a quel organisme vous iriez voir en 1er ? prud’homme ? inspection du travail ? sachant que c organisme doivent en voir des cas d abus (enfin qqun qui m ecoute serieusement quoi ! )

  • Début Mai, c’est avec joie que je trouve enfin un boulot après plus de 8 mois de galère sans indemnité chômage. Le boulot devais commencer fin juin, avec deux mois en CDD puis un CDI après la période d’essai ! Donc tous va bien, je suis pratiquement sur de sortir enfin la tête de l’eau. Je précise quand même que se boulot, je l’ai trouvé toute seule comme une grande, sans aide de l’anpe. A une semaine de signé mon contrat, quel ne fut ma ma surprise, en recevant se matin un cout de téléphone de mon futur patron. Il avait reçu la visite d’un agent ANPE qui lui proposait un APR, pour moi puisque je rentrais nickel dans les conditions ! Et je devais accepter de passé d’un smic (promis) à un contrat APR de 700 euros ? je trouve cela plutôt gonflé de la part de l’anpe, de venir foutre la merde, alors que j’ai trouvé un boulot sans leur aide. car de toute manière j’aurais été embroché en plein temps au smic. Qu’ils aident les gens qui en ont besoins et qu’ils foutent la paix à ceux qui se débrouille tous seule. Je suis écœuré ! Plutôt que d’aider, ils viennent de me mettre des batons dans les roues, pour aider un patron qui n’en avait pas forcement besoin ! Merci l’ANPE

    • Etes-vous bien sûre que c’est l’Anpe qui est venue "foutre la merde" comme vous dites ??

      Comment l’Anpe a-t-elle eu connaissance de votre futur contrat si vous n’avez aucun contact avec eux ??

      Ne serait-ce pas plutôt votre futur employeur qui se serait renseigné afin de savoir qu’elles étaient les possibilités les plus avantageuses pour lui ??

      Parce que quand vous dites, un CDD de deux mois avant CDI en guise de période d’essai, je trouve déjà ça assez louche. Un CDI comporte une période d’essai d’un mois renouvelable un mois, donc deux mois de période d’essai.

      Commencez par aller clarifier la situation avec l’Anpe. Les agents ne font pas de démarchage de ce genre.

    • En fait, j’ai eu la confirmation ce matin. Un nouveau centre commerciale va ouvrir, et c’est dans cette optique que je devais être embroché. L’anpe, n’ayant pas fais ces cotas, est aller démarché les entreprises concerné par l’ouverture de ce centre. Lorsque mon futur employeur leur a expliqué qu’il avait déjà fais son recrutement, c’est la que l’anpe c’est rendu compte que j’étais dans leur fichier, et que je rentrais dans les condition d’un APR. Que l’anpe aide les gens en difficulté à trouver du boulot, je suis pour, mais qu’elle face c’est cotas en emmerdant ceux qui on déja trouvé, c’est plutôt gonflé ! Lorsque j’ai accepté le poste, il n’était pas question de se type de contrat. L’employeur est pas fou, maintenant qu’on lui propose une subvention, il va pas cracher dessus. Bref, tout sa c’est passé dans mon dos, et évidement les perdant c’est toujours les employé...

    • Absolument aberrant.

      J’avoue que la logique de l’Anpe, préférant caser les gens en APR plutôt qu’en contrats de travail, m’échappe totalement.

      Quel intérêt maintenant pour l’employeur d’embaucher ? aucun. Il fera tourner son personnel en APR.

  • je suis un mechant patron d’une multi nationale de 4 salariés qui va certainement embaucher un gentil salarié avec ce type de contrat. ensuite elle aura un emploi a temps plein. j’ai deux questions à vous poser :

    1/ ais je le droit de lui restituer une partie de la prime à la formation que je vais avoir ? effectivement, je n’y verrais pas d’inconvénient personnellement si cela est légal

    2/ quand cesserez vous de considérer tous les patrons ou tous ceux qui entreprennent, qui mettent tous ce qu’ils ont et notamment leurs biens propres enfin qui prennent des risques, qui font des 70 heures par semaine, etc ... dans le même sac que les grands patrons des trés grosses boites aux parachutes dorés.

    en clair, c’est désagréable quand on essaye de créer des emplois, d’aider au mieux des jeunes sans formation, y compris en leur avancant le montant d’un scoot pour venir bosser de vous lire.
    il faut bien démarrer par quelque chose quant on a RIEN ; n’avez vous jammais fait des ptits boulots au début ? moi si !!!

    sans rancune

    pascal

    • Je travaille en contrat aidé dans une association d’aide à la mobilité, c’est-à-dire que nous louons des scooters à prix modique pour que les précaires puissent reprendre un boulot.

      Et j’aimerais bien que beaucoup de patrons soient comme vous et financent un moyen de transport à leurs salariés au lieu de nous dire que si nous ne pouvons pas leur louer, ils seront obligés de s’en séparer.

      Et ce ne sont pas des patrons de multi-nationales mais de simples PMI/PME ou artisans.

      Nous sommes mêmes devenus, nous associatifs avec nos malheureux 30 véhicules, supplétifs aux transports en commun qui ne se donnent même plus la peine de se prolonger aux entreprises qui n’en finissent plus de s’expatrier au-dehors de la ville, à plus de 30 kms.

      La mairie ne voit pas l’utilité de développer les dessertes en zone industrielle ou d’activité puisque nous existons, précaires pour aider les précaires !

      Voilà ma réalité de terrain.

      Tant mieux s’il existe de "bons" patrons, mais je les vois rarement.

  • Bonjour,

    Vous semblez oublier que les stagiaires ont toujours exister et parfois même sans rémunération et sans perspective d’emploi à la fin du stage....

    Et puis d’ailleurs, je travaille avec plusieurs ANPE qui refusent d’effectuer des contrats APR ou AFPE pour des gens alors qu’une réelle perspective d’emploi se profile à l’horizon !!!

    Arrêtez de dire que tous les employeurs sont des voyoux car les salariés ne sont pas tout blanc non plus.

    Arrêtons de mentir aux sortants d’université, d’école de formation qu’ils vont gagner monts et merveilles c’est faux !!! il y a largement plus de smicard que de gens bien payés !!!!!

    • Bonjour,
      L’anpe me propose une APR précédée d’une EMT. Je touche actuellement l’ASS par les assedics. La conseilluère anpe me dit que je toucherai 650 euros par mois plus les indemnités de transport, car j’habite a 25 km de l’entreprise. Je telephone au CNASEA, je tombe sur une dame particulièrement pas aimable qui me répond que je peux rêver pour mes indemnités de transport et que les 650 euros sont pour les personnes non indemnisées par les assedics !!!????? que dois je en penser ? j’ai envie de bosser, plus que tout mas si c’est pour toucher 400 euros dont 200 qui vont partir en frais de transport....je me pose des questions !!!
      Merci de me répondre.

      Justine

    • Ne vous formalisez pas pour la dame du Cnasea, l’amabilité n’est pas le fort des employés du Cnasea, c’est le moins qu’on puisse dire.

      Par contre, elle a raison, le Cnasea ne rémunère que les gens qui n’ont pas d’indemnités Assedic, vous seriez au RMI, vous auriez eu les 650 Euros.

      Ce qui veut dire, que vous allez bosser gratuitement en ayant toujours vos indemnités pour seul revenu.

      Et ne vous leurrez pas, EMT puis APR, l’employeur ne vous embauchera pas plus tard. C’est juste pour vous sortir des statistiques pour la fin de l’année.

    • Je voudrais apporter ma petite pierre à la discussion en vous parlant de mon expérience... J’ai moi aussi signé une APR dernièrement, et mon point de vue est plutôt mitigé. Dans l’idéal, un contrat "aidé" devrait aider aussi bien l’employeur que l’employé, mais sur le terrain, il est vrai que ces contrats sont surtout un moyen de faire baisser les chiffres du chômage, pour que ces messieurs au gouvernement puissent un peu déserrer leur cravate...
      Je pense être quelqu’un de bosseur, pourtant après ma licence universitaire j’ai enchainé les petits boulots sans arriver à trouver ma voie, la faute peut-être à un système qui n’aide pas les étudiants à connaitre la réalité du marché du travail... On sort de la fac bourrés de connaissances théoriques, mais avec un seul stage de 3 semaines (!) totalement inutile sur le CV... (mais c’est un autre débat) Je vous passe les détails des 2 ans qui ont suivi, durant lesquels j’ai vécu avec trois fois rien, et le moral à zéro.

      En septembre dernier j’ai retroussé mes manches pour repartir du bon pied sur le marché du travail, prête à tout pour trouver enfin un travail dans ma branche, et pas un énième petit boulot alimentaire. Hyper active, je fréquentais les forums pour l’emploi, j’étais inscrite sur tous les sites de recrutement, j’envoyais des CV en pagaille... Je suis finalement tombée sur une annonce de l’anpe, un poste d’assistante dans mon domaine ! L’annonce était classée dans les contrats spéciaux, mais j’ai tenté quand même (quand on est désespéré... on essaie tout). Coup de bol, j’ai pu contacter l’entreprise le jour même et j’ai eu un rendez-vous le lendemain. Quelques jours plus tard, le verdict tombe : j’ai fait bonne impression, il est temps de parler argent ! A ce moment là, je n’avais même pas compris que j’allais être stagiaire, je savais juste que j’allais être formée. L’employeur m’annonce un salaire d’environ 600 euros par mois, plus des indemnités de déplacement offertes par la boite, à hauteur de 700 euros pour l’ensemble du stage, pour un poste à 39h / semaine ! Je suis un peu déçue, après avoir passé plusieurs mois sans aucune ressource, mais j’accepte, car j’ai viscéralement besoin de retravailler, je veux me rendre utile et apprendre... Mon employeur me dit de ne m’occuper de rien, et le rendez-vous est donné pour la signature du contrat à l’ANPE.
      Sur place, la conseillère ANPE commence à me poser des questions, pour "calculer ma rémunération" : "avez-vous des enfants ?" "êtes-vous veuve ?"... Quand elle m’annonce 339,35 €, je m’étouffe. Mon employeur, mal à l’aise, essaie de négocier, ce à quoi elle lui répond "mais enfin, ce n’est qu’une stagiaire !" aussi chaleureusement que si elle avait dit "mais ce n’est qu’un étron qui flotte dans mes toilettes !" Réellement désespérée après des dizaines de lettre de refus, sans aucune autre perspective en vue, je me dis qu’il vaut mieux 3 mois sous payés et un CDD à la clef, que rester chez moi à me lamenter... Je signe donc la convention, ainsi que la promesse d’embauche.

      J’ai donc commencé, et quelques jours plus tard, j’ai appris lors d’une réunion du personnel que la boite allait très mal à cause de la crise, que des licenciements pourraient avoir lieu le mois suivant, et que tout le monde comptait notamment sur mon travail pour redresser la barre... Ha bon ? Je suis pas censée être une stagiaire bidon, qui connait rien à son job, et pas du tout opérationnelle ? Bref je me suis mis une pression énorme, j’ai bossé comme une dingue, je recevais les reproches du boss quand il estimait que je lui faisais perdre de l’argent, et finalement après 3 mois de lutte j’ai été embauchée en CDD, au smic bien sûr, mais embauchée quand même, avec une promesse de CDI après...

      Le bilan de tout ça ? J’ai bossé comme n’importe quel employé pendant 3 mois, avec le stress de la précarité en plus, sans pouvoir me faire plaisir, à découvert tous les mois, tout ça pour un CDD au rabais qui ne tient pas compte de mon niveau d’études. Par ailleurs, j’ai vraiment l’impression de m’être formée seule ! Mes deux responsables m’ont certes apporté un savoir, des bases, mais sur ces 400 et quelques heures de travail, ça représente quoi ? 15h, 25h de formation ? Rien à voir avec le "plan de formation" pompeux qu’ils m’ont fait lire avant de signer...

      Le positif dans tout ça, c’est que j’ai appris des choses intéressantes, j’ai repris confiance en moi, et après ces 6 mois de CDD, si jamais je souhaite partir, j’aurai une vraie expérience à faire valoir sur mon CV, chose que je n’avais pas avant. Donc oui, cette APR m’a permis de remettre le pied à l’étrier, d’entrer dans une entreprise, d’avoir une certaine "stabilité", mais non, on ne devrait pas pouvoir payer les gens 370 euros du mois pour bosser 39h en prétendant les aider ! Personne ne peut vivre avec aussi peu d’argent ! Au final j’ai un travail qui me plaît assez, mais je garde un goût amer dans la bouche, toutes ces heures de travail pour trois clopinettes...

  • Je confirme la généralisation éhontée de cette pratique honteuse qu’est l’A.P.R..

    Rebaptisée "période d’essai" par une enseigne de grande distribution, avant de signer des contrats de professionnalisation... en effet, dans ma région, cette enseigne recrute dans tous les corps de métiers qu’elle peut comporter, particulièrement des jeunes de moins de 26 ans...

    Quand j’explique ce que c’est, et que l’employeur est payé pour les prendre en A.P.R. sans pour cela assurer le contrat de travail... je vous laisse imaginer ce que ça donne.

    Et bien sûr, il est de plus en plus difficile de refuser.

    • Et ça continue.

      "Période d’essai" de trois mois avant CDI !!

      Pôle Emploi n’a même plus besoin de les refourguer, les employeurs ont compris et exploitent le filon sans vergogne. Tous les secteurs sont touchés et les jeunes de 18 à 20 ans défilent les uns derrière les autres, sans qu’un seul signe le fameux CDI.

      Maintenant que la Mission Locale ne se fait plus avoir (j’ai eu la confirmation récemment par une référente écoeurée), ce sont les agences d’intérim et bien sûr les offres d’emploi chez Pôle Emploi qui prennent le relais.

      Ce qui est triste, ce sont ces gamins qui ne savent pas s’informer alors qu’ils disposent d’Internet notamment et les parents qui n’ont pas plus ce réflexe. L’ont-ils d’ailleurs pour eux-mêmes, je finis par en douter.

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