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Comment l’ANPE sélectionne les “lots” de chômeurs à livrer au privé

mercredi 9 mai 2007, par Dominique

L’ANPE passe les demandeurs d’emploi (dits « DE ») à « la moulinette » de l’ « Outil de Constitution de Cohorte » (dit « OCC ») - programme informatique de distribution ("aléatoire" comme le Loto) pour constituer les « lots » à livrer aux « Opérateurs Privés de Placement » (dits « OPP ») ou à conserver sous la tutelle de l’ANPE.

Dominique (agentEs de l’ANPE) nous ont communiqué des documents internes qui font froid dans le dos.
Le vocabulaire employé dans le « traitement » des chômeurs atteint sans doute là le plus haut degré de déshumanisation qui rappelle celui de la gestion des internéEs dans les camps de concentration nazis.

Ainsi, dans les réunions internes, les chefs parlent ouvertement de « moulinette » — « (bcp de conseiller(e)s grincent des dents rien qu’à ce nom) » commentent nos Dominique —, pour désigner l’ « OCC », « la Loterie informatique soi-disant "neutre" mais programmée comment...? » qui répartit les chômeurs « selon des critères qui pour beaucoup nous échappent. »

« En gros ce que j’ai retenu, note Dominique  : si le DE a encore + de 300 jours d’indemnisation = OPP (en général mais pas systématique) ; - de 300 jours = reste suivi ANPE via CVE (Cap Vers l’Entreprise dispositif ANPE concurrent d’OPP). »

Premier extrait de document interne

L’affectation des DE vers les opérateurs privés

- L’affectation

- Les structures « opérateurs privés » ont été créées dans SAFIR (code unité) et GIDE et ont été rattachées à un numéro de lot.
Ce numéro correspond aux allotissements Assedic suite à appel d’offres, c’est-à-dire à un nombre de DE par prestation, pour un OPP.
Quatre type de prestations ont été habilitées par l’Unedic en Ile de France :
- l’accompagnement renforcé,
- l’accompagnement intensif,
- l’accompagnement des cadres seniors,
- l’accompagnement des repreneurs et créateurs d’entreprise.

C’est vers la prestation « accompagnement renforcé », que sont envoyés les DE, suite à l’orientation d’OCC vers les opérateurs privés. De même, c’est cette prestation uniquement, qui entrera dans le champ de l’évaluation de l’expérimentation actuelle, les 3 autres en étant exclues.
Il est cependant prévu que l’affectation GIDE des DE vers les opérateurs privées, concerne l’ensemble de ces prestations. Cette affectation permet en effet :
- pour les ales : de transférer le suivi du DE, pendant la durée de la prestation OPP, vers cette structure et ainsi le sortir du suivi mensuel,
- pour les OPP : d’avoir accès à la liste des DE pour les convoquer, puis à leur dossier,
via le DUDE.

Afin d’affecter les DE vers ces structures dans GIDE, il est essentiel de saisir le n° de lot, afin de suivre quantitativement les envois vers ces structures.
Le tableau joint en annexe 1 reprend, par opérateur privé et département, le code SAFIR et le n° de lot à saisir dans GIDE.
Le complément spécial OPP de la note GIDE du 22 janvier 2007 précise les actes professionnels le permettant : c’est maintenant le conseiller qui effectue directement cette affectation en cours d’entretien ainsi que la saisie du n° de lot, sur le 3ème écran de la conclusion d’entretien.
Une aide en ligne, reprenant ces codes et ces numéros de lot pour l’IDF, ne sera accessible qu’à partir du 5 mars prochain.

· En attendant cette aide en ligne et afin de pouvoir affecter les DE, il est nécessaire de forcer la validation (copies écran en annexe 2) :
– saisir, sur le 3ème écran de la conclusion d’entretien :
- le code IND dans le champ « type de suivi »,
- le code unité de l’OPP dans le champ « prestataire OPP », puis taper « Control+Entrée » pour forcer et passer au champ suivant,
- le n° de lot dans le champ du même nom, puis taper « Control+Entrée » pour forcer et passer au champ suivant,
- Attention : ne pas renseigner la date de début d’accompagnement, celle-ci sera incrémentée directement lors de l’acceptation de l’accompagnement par l’OPP, via le DUDE
– valider par la touche F12

· Concernant les DE qui se trouvent déjà dans les listes de DE à affecter, il ne faut pas utiliser la fonctionnalité d’affectation des DE en accompagnement habituelle, qui ne permet pas la saisie du n° de lot, mais utiliser les fonctionnalités suivantes :
– traitements techniques
– gestion affectation / convoc DE en acco
– gestion des DE confiés à un OPP
– modifier gestion affectation OPP :
- saisir le code unité de l’OPP dans le champ « prestataire OPP », puis taper « Control+Entrée » pour forcer et passer au champ suivant,
- saisir le n° de lot dans le champ du même nom, puis taper « Control+Entrée » pour forcer et passer au champ suivant,
- valider par la touche F12

· Concernant les DE qui auraient déjà été affectés vers les OPP, il convient de modifier la structure d’accompagnement, selon la procédure précitée.

Second extrait de document interne

3-1 : L’OUTIL DE CONSTITUTION DE COHORTE

• Définition et objet

OCC est basé sur un algorithme, qui permet de constituer de façon aléatoire, ces 3 cohortes différenciées. Le suivi de celles-ci permettra d’évaluer l’efficacité en terme de retour à l’emploi de chaque dispositif.

Attention :
OCC n’est pas un outil de diagnostic.
En effet, aucun élément de diagnostic (métier recherché, qualification, marché du travail) n’est pris en compte. Celui-ci relève bien du conseiller, qui doit déterminer la distance à l’emploi et définir un parcours de retour à l’emploi, pour chaque demandeur d’emploi.
De ce fait, la simple utilisation de l’outil sans diagnostic approfondi aurait pour effet, d’adresser vers les différents dispositifs, des demandeurs d’emploi « hors cible ».

• Paramétrage

Le paramétrage prend en compte trois éléments :
- l’objectif volumétrique de chaque dispositif,
- le potentiel de DE inscrits,
- la situation de « l’offre locale » : pour les territoires ne disposant pas d’intervenant CVE et/ou d’OPP, OCC n’enverra les DE que vers la cohorte de référence ou la cohorte témoin ; les DE ne pourront donc pas être envoyés vers une structure encore inexistante.

Par conséquent, l’utilisation d’OCC doit être systématique pour tous les demandeurs d’emploi relevant du parcours Recherche Accompagnée – axe emploi, sur l’ensemble de l’Île de France et ce, quelque soit « l’offre locale ».

Un appel de la CNT ANPE

PAS UN ROND DU PUBLIC POUR LE MEDEF !

Dans le quotidien LE MONDE du 28/03/07, nous apprenions que :

« ...Confrontée à la concurrence d’organismes privés chargés, comme elle, de
reclasser des chômeurs, l’ANPE a mis en oeuvre son propre programme
d’accompagnement renforcé... ADECCO, l’un des organismes, n’aurait reçu que 13
% des "clients" attendus en Midi-Pyrénées et 5 % dans la vallée du Rhône. Certains
de ces organismes se sont plaints à l’Unedic de difficultés financières liées à ce
retard ; ... Le directeur de l’ANPE a fait valoir, mardi, que " des mesures avaient été
prises pour accélérer le flux". ... »

Source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-888843@51-887786,0.html

C’EST UN MARCHÉ QUI REPRÉSENTERAIT PLUS DE 160 MILLIONS D’EUROS SUR DEUX ANS !

En clair, magnez vous de refiler le pognon des cotisations sociales aux adhérents du
MEDEF, comme ADECCO (via le SETT), sinon l’UNEDIC va se fâcher !

Nous comprenons mieux à présent, le pourquoi de ces pressantes sollicitations à
activer « la moulinette » OCC, dans les séances de conditionnement productiviste
que sont devenues les réunions de service !

Rien non plus d’étonnant à ce que les premiers « signes de négociation » soient
dirigés vers « l’encadrement supérieur » principalement concerné par le gel du
déploiement des plate-formes de mutualisation !

L’ANPE, C’EST NOUS QUI LA CONSTRUISONS PAR NOTRE TRAVAIL.

EXIGEONS LES MOYENS NÉCESSAIRES POUR LE MENER À BIEN,
POUR UN SERVICE PUBLIC DE L’EMPLOI D’UTILITÉ SOCIALE.

NE LAISSONS PAS BRADER LE SERVICE PUBLIC DE L’EMPLOI !

POURSUIVONS LA LUTTE POUR L’ABROGATION DU DÉCRET !

DIFFUSONS L’INFORMATION.

ORGANISONS LES A.G. SOUVERAINES DANS CHAQUE AGENCE...

CNT, Paris, le 14 avril 2007
Section ANPE syndicat santé-social région parisienne
33 rue des vignoles 75020 Paris > < 06 20 44 61 93 > < section.anpe@cnt-f.org >

PUISQUE PERSONNE NE TRAVAILLE A TA PLACE, QUE PERSONNE NE DÉCIDE POUR TOI !

Messages

  • je suis au chômage depuis 2 ans, et j’ai RV le 22 mai afin de "bénéficier d’un accompagnement renforcé et personnalisé" ; je ne trouve nul part des informantions m’indiquant si je peux où non refuser cette aide personnalisée et selon quels critères. Je vous remercie de m’apporter les précisions nécessaires à mon interrogation.

    Lyra,
    19 mai 2007

    • Le Code du travail dispose (article R.311-3-5) :

      "Le directeur délégué de l’ANPE radie de la liste des demandeurs d’emploi les personnes qui :

      .....2°a) refusent, sans motif légitime , de répondre à toute convocation ..."

      il importe donc que vous vous présentiez à cette convocation pour éviter une radiation automatique .

      Ensuite il vous faudra expliquer les raisons "légitimes" qui vous feront, éventuellement, refuser les propositions faites par l’ANPE (salaire, qualification, éloignement....etc...) sachant que c’est la personne qui vous recevra qui "appréciera" la "légitimité" de vos motifs ...en son âme et conscience, en toute indépendance.... ou en fonction des instructions reçues, des pressions exercées ou des injonctions diverses déjà signalées sur ce site ... (au vu des résultats de la dernière grève, plus de la moitié des agents de l’ANPE, et donc des conseillers qui vous recoivent, ont gardé leur autonomie de pensée....beaucoup moins parmi la hiérarchie !)

      Bonne chance !

      p.s. : vous trouverez sur le site "Légifrance" le Code du Travail, dans la "Partie Réglementaire" (Décrets en Conseil d’Etat) duquel vous trouverez l’article R.311-3-5 .

    • Je ne comprends pas ta réaction, pourquoi vouloir refuser une aide qui te permettra de retrouver plus facilement un emploi ?A moins que tu ne cherches pas vraimment un boulot ?
      Dans ce cas là, tu ne dois pas être inscrite sur les listes de demandeurs d’emploi...
      C’est dingue cette réaction qui consiste à refuser d’office un accompagnement sans avoir pris la peine de savoir en quoi il consiste et quels seraient les bienfaits à en retirer, rends la peine au moins d’en discuter avec ton conseiller anpe, à bon entendeur , salut !

    • Hein ? Rachida Dati on t’a reconnu ! Pourquoi ne met tu pas ton nom de famille ?

    • c’est quoi ce texte je rêve ! tu peux me dire à quoi serve ces soit disant "accompagnement personnalisé...bla..bla... à l’emploi je sais de quoi je parle j’ai bénéficiée de plusieurs accompagnements sic..." (j’appelle pas cela des entretiens d’ailleurs) on veut nous faire croire que si on trouve pas de bons contrats c’est que notre cv et nos lettres de motivations ne sont pas correctes,ça casse l’estime qu’on peut avoir de soi, notre confiance,notre image trés culpabilisant.. ect... alors que le problème est ailleurs, c’est sur pour des contrats de "merdes" cae,cav ect on embauche là tout va bien cv lettre correcte....et le " à moins que tu ne recherches pas un boulot..." c’est de l’humour ? la galère tu dois pas connaître c’est sur.. y a plus de boulot mais des cons y en a eux on peut les trouver !!cio.

    • Quand tu auras eue pendant 5 ans une technicienne d’insertion payéé par le conseil general qui t’auras fait du bla bla et ne sera meme pas capable de t’aider à trouver l’argent pour un billet de train,pour te rendre à un entretien d’embauche,quand tu auras été faire un bilan de compétence ou on t’apprendra que tu es faite pour le metier pour lequel tu as passé le diplome,quand tu auras fait des stages de "cercles de recherches d’emploi" ,des bilans d’aides personnalisé à l’emploi, des suivis personnalisés,et que viendra se rajouter le controle mensuel, ou l’on refait le cv qui a dejà ete refait par les autres sans que malgré tes deux ou trois lettres quotidiennes de recherches d’emploi ne debouchent,alors tu te demandes si tu n’es pas "neuneu" ,apres tout pourquoi pas ,donc tu decides de passer une expertise psychiatrique et là tu apprends que tes conditions économiques (400E mensuel) ne te permettent pas d’acceder à l’emploi.Merci, quand je courre dans les differents services pour rechercher un billet de train ou une aide pour hebergement pour me rendre à un entrtien d’embauche, je savais dejà que la mobilité demandé par l’anpe etait du blabla et que les mesures s’empilant les unes sur les autres ne regleront pas le probleme ,sans veritable politique de l’emploi à temps plein et sans veritable politique du logement.parce que si tu ne peux te loger ailleurs quand tu trouves du travail, c’est le meme probleme de la precarite dans ce pays.Alors avant de juger dans des oeilleres dorees..............

    • A quoi sert reellement l’accompagnement personnalisé.Je me suis retrouvé au Rmi à 40 ans avec un enfant à charge ,apres une formation en AFR.J’ai été suivi par une technicienne d’insertion ,qui me "piquait" les offres que je cherchais.J’ai fait un stage de cercles de recherches d’emploi, un bilan de compétences, un suivi personnalisé, une mesure d’accompagnement à l’emploi,un accompagnement à l’emploi(ce n’est pas pareil)des demandes de formation, refusées par manque de budget dans les caisses, en general,etc....etc...J’ai meme alerté La Halde qui m’a renvoyé une lettre Type, passé une expertise psy car doutant de moi et ne voulant pas tomber dans le systeme anglais qui declare les chomeurs malades mentaux.Bref, je hurle quand j’entends les chomeurs pris pour "bouc-émissaires".Parce que je me suis trop battue.Encore un exemple,quand on peut eventuellement trouvé du travail ailleurs, les centres d’hebergement sont pleins, les agences ne louent pas et L’anpe n’a pas les moyensde nous aider pour demenager(l’aide au demenagement n’intervient que 3mois apres la signature du bail et c’est avant qu’il faut se loger)Alors à quoi sert tout cela, à rien.J’ai 50 ans et 10 ans d’ass non souhaitée.alors que ceux qui disent que les chomeurs sont des assistes vivent ce que l’on a vecu.Ils ne tiendront pas 1 mois.

    • Une interview de Liêm Hoang-Ngoc, économiste, maître de conférence à Paris I et auteur de « Vive l’impôt ! » (Grasset, 2007) pour Le Nouvel Observateur :

      Le gouvernement prépare un texte sur la défiscalisation et la détaxation des heures supplémentaires. A qui profiterait une telle loi : aux salariés, ou aux employeurs ?

      Cette loi risque d’accroître le chômage. Les employeurs vont être incités, en cas de regain d’activité, à substituer des heures supplémentaires à des embauches.
      C’est aussi un moyen de détourner la question de la baisse du pouvoir d’achat en proposant aux salariés de faire des heures supplémentaires pour gagner du pouvoir d’achat. Une façon d’opposer les salariés entre eux. Cela coïncide avec les discours de Nicolas Sarkozy sur sa lutte contre l’assistanat quand il insinue que les chômeurs sont des feignants qui ne veulent pas se lever tôt. Il oppose les chômeurs avec ceux qui travaillent, et ceux-ci avec ceux qui veulent travailler encore plus. Avec ce genre de slogans - "travailler plus pour gagner plus", etc… - on a un bon aperçu de l’idéologie de la droite en termes d’emploi.

      Ces mesures, si la loi est votée, s’appliqueraient aussi aux contrats à temps partiels. Cela ne va-t-il pas engendrer la création de plus en plus d’emplois précaires ?

      On s’achemine vers un contrat de travail unique. Le contrat de travail à durée indéterminée à la française vit clairement ses dernières heures. La "flexisécurité" évoquée par le Premier ministre, ça n’est pas la flexisécurité à la danoise, qui protège plutôt la personne que l’emploi, mais c’est du "perdant-perdant". Le contrat vers lequel nous nous orientons, c’est un contrat nouvelle embauche généralisé où la période d’essai sera poussée à 24 mois.
      Quant au volet "sécurité", le gouvernement va étendre le contrat de transition professionnelle (CTP) de Jean-Louis Borloo. Mis en place dans certains bassins d’emploi en difficulté, ce contrat propose aux salariés dont le licenciement est envisagé de disposer de 80% de leur salaire pendant qu’ils suivent une formation. Mais il les oblige à accepter ensuite le poste qu’on leur suggère. Or les emplois proposés sont précaires, dans des secteurs demandeurs, c’est-à-dire toujours la restauration ou le bâtiment.

      Les heures supplémentaires non imposables, cela remet en cause l’égalité face à l’impôt, qui est pourtant un droit constitutionnel. Par ailleurs, ces mesures s’appliqueraient aussi aux cadres, dont les horaires journaliers ne sont pourtant pas comptabilisés. Alors, vrai projet ou effet d’annonce, comment expliquer ces défaillances ?

      Nicolas Sarkozy a bien l’intention d’appliquer ce programme. Il dispose d’une feuille de route bien ordonnée. Il commence par attaquer les syndicats, le droit de grève et les régimes spéciaux de retraite. Il s’en prendra d’abord au secteur public, aux cheminots en particulier.
      Il va mettre en place une politique fiscale de classes, en augmentant la TVA et en supprimant les frais de succession ou en modifiant le bouclier fiscal. On va droit vers une déréglementation de marché du travail et une mise en compétition des salariés.

      En tous cas, le chef de l’Etat va appliquer ces promesses. Qu’elles soient inefficaces ou qu’elles heurtent la confiance de ceux qui l’ont élu, cela ne le préoccupe pas. La moitié de ceux contre qui cette politique s’oriente, les ouvriers et les employés, ont voté pour lui. Il surfe sur un état de grâce depuis son élection, qui lui permet d’appliquer des mesures particulièrement impopulaires.

    • bjr !! il ya quelques annees, j’ai lu un bouquin "l’horreur economique" de viviane forrester. elle expliquait que d’apres elle le mouvement va avoir 2 temps : dabord on exlut des masses du travail salarie ou non. et en contrepartie on leurs donne une indemnitee pour que ces gens ne se revltent pas.
      en 2emme temps, on diminue progressivement ces indemenites de facon a rayer de la carte cette masse en leurs disant" nous n’avons plus besoin de vous pour nos affaires. vous ne faites plus partie de l’economie et du champs social. vous n’existez plus. j’ai rigole a l’epoque mais n’est ce pas ce qui est en train de se passer ?

    • Je confirme que tu as raison ! Je n’ai pas lu ce livre mais par le biais d’autres auteurs on peut ariver à cette
      conclusion. Celà fait presque dix ans que je constate le phénomène. Certains se diront qu’on exagère et qu’il ne sert à rien de dramatiser. Cependant, y a qu’à voire avec quel calme et impunité un humain à pour
      boulot de s’occuper d’un autre humain -qui galère dans sa survie...- et qui prend des airs optimistes, certes sincère, elle y croit aussi, pour l’aider à remettre "le pied à l’étriller" (expression commode et populiste, que le Français moyen au chômage intériorise bien...). Une expérience menée auprès de plusieurs personnes à qui ont disaient d’appuyer surun bouton pour envoyer une décharge électrique à un humain (un acteur) a montré que la majorité des personnes faisaient la démarche même s’il n’était point mêchant (dirions nous naivement). Seule quelques personnes refusaient catégoriquement d’entrée. Je tiens à préciser que je ne suis pas pessimiste, juste réaliste !...

    • Toi tu as tout compris, je suis dans le meme cas et les pertes de temps aux RDV et les volontés de nous culpabiliser avec la menace de nous radier ou nous rendre chèvre, plutot qu’à nous laisser chercher du travail, devient inssuportable. Alors celle qui sous entent que l’on ne cherche pas du travail se trompe complétement. C’est soutenir les plus forts qui profitent de leur position dominante en ignorant les gens qui, eux ont travaillé, ont des compétences et qui ont cotisés pour faire vivre cette administration !!! Qu’est ce qu’un agent de l’anpe connait aux compétences et aptitudes aux travail de chacuns ? Il est un simple humain et pas un surdoué des ressources humaines. Nous ne pouvons pas faire porter la responsabilité d’un système economique qui touche à sa fin et qui n’est pas une finalité en soit au plus faible et au plus démuni. Quel est l’intêret de ce rapport de force ? De provoquer les gens ? Tu veux qu’il y ait que des gens riches en France ? C’est pas possible, Que des gens qui travaillent ? Pour qui et dans quelle condition ? Tu as vu combien on est d’actif pour toute la population ? Et en plus on s’en prend à la force vive de la Nation. ça va mieux, tu peux voir plus loin que ton nez maintenant ?

    • Et qu’est-ce que tu en sais Rachida ? Depuis un mois je fais l’objet d’un "accompagnement renforcé", c’est-à-dire qu’une jeune femme qui a travaillé dans le recrutement me force à postuler à des tafs de m****e payés au SMIC qui n’ont rien à voir avec mon profil (Assistante de Direction trilingue). Son grand espoir est de me voir proposer un poste par un de ces radins ... Ca me sape le moral...

    • Bien dit !....je rajoute qu’il faut vivre certaines situations pour mieux les comprendre et que visiblement, là, ce n’est pas le cas pour notre amie "Rachida" à la vision ultra simpliste par ailleurs (nous somme des gens humains avec AUSSI des aspirations de bien être y compris dans la recherche de notre travail). On peut refuser une aide (ceci dit quelle aide !!...)pour x-raisons. Il faut, avant de juger, demander, chercher à savoir ce qu’il en est réellement ....C’est ça la différence dans notre système de droit : on ne juge pas à la légère mais bon, il est vrai que beaucoup oublie cette règle élémentaire, ça évite de faire travailler les neurones.....
      Désolé d’être aussi acide mais certaines réflexions sont visiblement écrite pour faire du mal alors pourquoi ne pas y répondre sur le même ton ?

    • j’ai essayé de trouver "Légifrance" le Code du Travail, dans la "Partie Réglementaire" (Décrets en Conseil d’Etat) duquel vous trouverez l’article R.311-3-5

      mais je ne le trouve pas...

      Paris

      Je suis inscrite au RMI , et indemnisée par eux.
      Je suis incrite à l’ANPE, et bien sûr pas idemnisée par eux
      dernièrement je me suis vue imposé un « atelier pour but de tranférer mes compétences vers un autre métier sans passer par une formation… »

      parallèlement ils m’ont envoyé une offre
      de gestionnaire de gestionnaire en prestations de sante
      il s’agit de traiter les remboursement de santé
      recrutement par simulation ? je ne sais pas ce que c’est
      à 1440 euros brut
      horaire variables à temps plein

      je croyais que d’après ce que notre « illustre président » a dit dernièrement que une offre acceptable était une de 30% de moins que son dernier salaire et dans ses pr opres compétences.

      Dans quelle mesure peuvent-ils imposer un emploi non conforme à ces deux critères ?
      Quel est le texte officiel qui définit l’offre valable que l’on peut imposer ?
      Si j’accepte par curiosité ce type de d’offre une fois vont-ils pourvoir, par la suite me « déqualifier » légalement mon profil établi par eux de infographiste et après descendre encore de 30% le salaire et me déqualifier comme employé ?
      Quelle attitute peut-on avoir dans ces conditions ? j’ai l’impression que c’est un piège…

      je suis webdesigner infographiste-illustratrice j’ai 48 ans et soumise à la ségrégation de l’âge dans ce domaine comme dans les autres
      et dans leur dossier aussi
      mon dernier salaire etait de 2200 euros brut ; je suis trilingue
      ils ont marqué que j’acceptait 2000 euros…
      je suis agent de maîtrise en réalité cadre selon les critères des la convention collective de la publicité mais personne ne veut le reconnaître
      bon rien à dire de toutes façon si c’est un travail dans mon domaine le salaire n’a pas d’importance
      j’accepte n’importe quel type de contrat, et de salaire mais dans mes qualifications. Je suis diplômée des Beaux-Arts et en tant que webdesigner.

      L’emploi valable va être une préocupation de beaucoup de chercheurs d’emploi prochainement je le crains et source de grosses discordances.

      J’ai envie d’insister sur le fait qu’il doivent me proposer des offres correspondantes au moins à mes compétences. C’est bien légal non ?

      Merci pour toute précision concernant ces fameux emplois « valables »

  • Je suis inscrite au chômage depuis le 11 mai 2007, j’ai reçu la semaine dernière une convocation de l’ANPE qui m’oriente vers « Cap vers l’entreprise », je ne trouve aucun élément sur cet organisme. Pouvez-vous me dire de quoi il s’agit ? J’ai rendez-vous le 7 juin et j’aimerais savoir si en tant que cadre je peux demander à être plutôt rattachée à l’antenne des cadres ou suivie par l’APEC.

  • Les contributions de la commerçante au chômage sont transférées ici : http://www.ac.eu.org/spip.php?article1677

    (Attention : si le lien ne fonctionne pas, supprimez le blanc entre php et  ? ou passez par la page Accueil)

  • Salut à ts & à ttes,

    Je suis au chômage depuis presque 2 ans, ça fait long..je suis ds le tourisme, il y a des offres d’emploi ds ce domaine, malgré TOUTES les candidatures envoyées, très très peu d’entretiens (négatifs...), j’ai pu effectuer 1 formation mais n’aboutit tjrs à rien..ce que je voudrais savoir, c’est : quel est le VRAI ROLE d’un conseiller Anpe ?
    Pourquoi cette question ? Au dernier RDV, il y a presque 2 semaines, ma conseillère voit que j’ai tjrs rien..elle voudrait que je change de domaine professionnel, moi, pas très envie car il y a des offres comme je le disais plus haut, seulement les entreprises "ne veulent pas de moi"..
    Je voudrais savoir jusqu’où peut aller un conseiller. La mienne m’avait dit au tout début qu’elle était l’intermédiaire entre les entreprises & nous, les chômeurs.
    Donc, si c’est le cas, pourquoi ne pas, au bout d’un certain temps, contacter les entreprises eux-mêmes & voir là où ça ne va pas ???!!
    Le demandeur d’emploi envoie ses candidatures, certes, mais ne peut pas faire grand chose, à part relancer (comme on me l’a SI SOUVENT dit, "ben faudrait les relancer !", comme si je ne le savais pas !! Pfff !! On ns prend vraiment pour des c.ns !!)
    Alors voilà, j’en ai vraiment marre d’en être là, à me forcer à choisir un autre domaine parce que le miens me refuse..j’ai mis du tps à trouver ma voie..
    Là, la conseillère a eu qq offres d’entreprises privées, elle voudrait me mettre dessus, ce n’est pas du tout mon domaine & CA NE M’INTERESSE PAS DU TOUT !!
    Vs savez ce qu’elle a osé me dire aussi ?? Que s’il y en avait d’autres (offres !), elle me mettrait dessus sans demander mon avis !! A-t-elle le droit de faire ça ???!! Je ne pense pas..
    Ca me dégoûte, j’en peux plus de ces faux RDV mensuels où votre conseillère vs dit "j’ai fait TOUT CE QUE J’AI PU POUR VOUS !!", parce que madame a fait accepter la formation...elle n’a quasiment RIEN FAIT...RIEN...

    Qu’en pensez-vs ? Je compte écrire une lettre car je trouve INADMISSIBLE CE GENRE DE CONSEILLER qui va vous forcer à travailler ds 1 domaine que vous n’aimez pas & ce, sans vous demander votre avis. Ou bien qui vous dit qu’il/elle a FAIT TOUT son possible & qu’il faudra bien trouver 1 solution..

    Merci à vous...

    • Tu sais moi aussi je suis diplômée dans le tourisme et c la même galère. Alors au bout de 3 mois de chômage j’ai dit à ma conseillère que je souhaitais suivre une formation pour devenir assistante commerciale ( métier où je vois de nombreuses offres ) ou alors savoir s’il était envisageable grâce à un accord qu’une entreprise m’embauche et me forme...Elle m’a répondu que très peu d’entreprises proposaient ce genre de formule alors qu’elle m’envoyait à Cap vers l’Entreprise...Elle me dit "ah oui avec ça vous êtes sûre de trouver un emploi et après bien sûr s’il n’y pas d’offres..."Je ne comprends pas, elle sait pertinemment qu’il n’y a pas d’offres alors à quoi ça rime...Cap Vers L’Entreprise a le pouvoir de "créer" des offres d’emploi, pourquoi ne pas m’avoir écoutée quand je lui ai dit que je souhaitais me reconvertir ? La vérité c’est que je fais de la conception touristique ou vendeuse en agence de voyages mais pour notre grand bonheur louer des voitures est classé sous le même code ROME alors devinez quel perspective d’avenir ils vont m’offrir ? J’aime la géographie et les cultures, organiser, négocier, convaincre et je vais me retrouver à remettre des clés et à vérifier des pneus et des pare chocs dans un aéroport ou dans une gare du lundi au dimanche de 7h à 23h...merci je ne pouvais pas envisager d’avenir plus brillant !

    • Bah, secrétaire de direction, et l’Anpe essaie désespéremment de me convaincre d’aller bosser en centres d’appels téléphoniques !!

      Alors que dans le même temps, elle envoie en formation Word et Excel des femmes de tous horizons dont elle ne sait plus quoi faire et qu’elle étiquette ensuite "secrétaires" !!

      Et après, l’Anpe me dit que la filière est bouchée et qu’il faut que je me recycle !! Bac G1, BTS secrétariat, expérience de 20 ans !! faut que je fasse téléconseiller, et la vendeuse fera secrétaire après sa formation bureautique !!!

      Véridique, vu que ma dernière collègue de travail, censée être "secrétaire" était en fait une ancienne vendeuse "recyclée" faute d’être employable dans sa branche !!

      Bon courage !

    • Au chômage pendant de longs mois, j’ai usé pas mal de conseillers, notamment les plus jeunes qui ne connaissaient visiblement rien au marché du travail.
      Puis, j’ai postulé à l’Anpe en me disant que je ne pourrais pas faire pire (en y repensant, je m’aperçois à quel point j’étais désespérée !).

      Heureusement, le directeur de l’ALE n’y a pas cru une seconde et m’a recalée.

      J’ai donc continué à chercher désespérément n’importe quel emploi puisque ma branche d’activité n’était pas intéressée par mes services.
      Et j’ai fini par intégrer un OPP.

      Je mets donc en application ce que je prône, je respecte le métier et les désirs de chacun... tant qu’on reste dans le domaine du raisonnable !
      Une secrétaire médicale qui veut travailler comme architecte d’intérieur (vive le syndrome Question Maison !), je ne peux rien faire pour elle. Je recherche des opportunités de formation conventionnée avec elle et je la renvoie ensuite vers l’ANPE.

      Un demandeur d’emploi qui ne veut pas travailler, je ne peux rien pour lui non plus (ici, nous ne forçons pas les demandeurs d’emploi à s’engager dans le programme et nous ne sélectionnons pas). Je préfère qu’il comprenne tout seul l’intérêt de ne pas s’engager dans notre programme.

      Par contre, pour un demandeur d’emploi qui veut bosser, je mets tout en oeuvre pour l’aider dans son projet car c’est ce que j’aurais aimé que l’on fasse pour moi !

      PS : non, je ne suis pas Rachida, ni Dati , ni une autre. Juste une ex-chômeuse qui, de l’autre côté, essaie de faire profiter de son expérience...

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