AC ! Réseau - Agir contre le chômage et la précarité

Accueil > Chroniques de l’arbitraire > Cap vers l’entreprise ... ou vers la radiation ?

Cap vers l’entreprise ... ou vers la radiation ?

jeudi 23 août 2007, par une précaire

Le récit d’une précaire orientée vers le nouveau dispositif de l’ANPE " Cap vers l’entreprise " : après les tests et la graphologie, elle a pu rencontrer, avec AC !, le responsable de la structure ... dont elle est heureusement sortie.

Mon accompagnement vers l’entreprise n’a pas duré un mois avant que je
ne sois sur les dents, moi qui ai déjà les nerfs fragiles.

Mon
conseiller référent m’avait envoyé une petite liste de tests à faire
(facultatifs ?), un questionnaire à remplir sur un rapport de 170 pages
à lire, concernant mon emploi en 2015 (cap vers l’entreprise épisode un).

Mon emploi en 2015 ?

Quelle blague ! Pas besoin de lire ce rapport pour
répondre ! Et les tests ? Un sur la graphologie où on doit envoyer 4
timbres pour la réponse, un autre sur le site du « Figaro » (tout ce qu’il
y a de plus neutre, comme presse !) qui vous propose à la fin de votre
analyse personnelle, une analyse professionnelle et payante, celle-là
 ! Il faut savoir cracher au bassinet pour trouver sa voie. Mais le
« Figaro » dans sa grande générosité, propose 20 % de réduction sur ce test
payant. Allons vite leur lécher les pieds et remercier les conseillers
CVE pour ces adresses de tests ! Grâce à eux, j’ai appris ce que je
savais déjà !

Lassée de toutes ces foutaises, je prends contact avec AC !. Nous
apprenons, en nous rendant à mon ANPE, que je n’y suis plus et que
j’appartiens à celle de Marcadet, bien que ma carte ANPE de mars 2007
soit indiquée à celle de J. Cottin. Pas de quoi en faire un drame,
certes. « Sûrement un problème informatique », me dit l’adjointe à la
direction.

Nous nous rendons à l’agence de Marcadet où la fille à l’accueil nous
informe qu’il n’y a personne de la direction, pas même un(e)
adjoint(e).
Comme nous lui demandons s’il y a risque de radiation à
abandonner le dispositif du CVE, elle part se renseigner. Cela nous
permet de lire sur son écran, le rapport de mon cher conseiller CVE.
Je n’en ai jamais eu la trace. Il y écrit juste ce que je lui ai
envoyé par mail, concernant mes démarches sur les agences d’Intérim.
La fille revient et nous dit de voir directement avec le conseiller en question.
Mais elle précise que je ne risque rien, puisque c’est du volontariat
(elle ne dit pas qu’il s’agit de volontariat de la part des agents).

Les personnes d’AC ! lui disent qu’il peut quand même y avoir radiation
pour refus de prestation. « N’écoutez pas tous les on-dit à la télé ! »
leur dit-elle. (Mais bien sûr, cela n’arrive jamais. D’ailleurs, ils
n’ont JAMAIS de contact avec les chômeurs !) Les personnes du
collectif AC ! lui précisent au passage qu’ils sont eux-même chômeurs et
savent que les radiations se produisent assez souvent, hélas, et pour
des raisons fallacieuses.

Nous contactons l’agence qui s’occupe du CVE à Gambetta. Un membre
d’AC ! obtient mon conseiller et lui expose rapidement ma demande. Le
conseiller lui rétorque que les chômeurs ont des devoirs (ça, on avait
remarqué !) et que je me suis engagée.

Mais comment peut-on accepter de s’engager et rester dans un dispositif dont on ne sait rien ?

Personne
ne peut deviner à l’avance comment il se déroule et s’il convient au
« demandeur d’emploi » ? Surtout qu’on se sent obligé de rester quand on
nous brandit au nez, la menace de nous mettre dans la case « inapte au
travail pour maladie
 » si nous refusons. Je suis parfaitement au
courant de mes devoirs et je recherche quotidiennement du travail.
Après cet argument, il nous passe son supérieur qui me donne
rendez-vous 3 jours après pour faire le point. (Je conseille à tous
les directeurs d’ANPE et à leur chef de nourrir leurs conseillers avec
autre chose que de la vache enragée, sous crainte de les voir se
transformer en pitbulls. Je devais régulièrement donner un os au
mien.)

Mais le plus beau reste à venir. Quand nous arrivons au rendez-vous,
le responsable nous reçoit dans un bureau où nous
attend également le conseiller. Ce dernier foudroie du regard
mon « avocat ». Le responsable me demande pourquoi je ne veux plus
suivre cet accompagnement intensif. Je lui réponds que l’on m’a
proposé cet atelier sans me dire exactement de quoi il s’agissait, si
ce n’est qu’ils savaient quels étaient les besoins de certaines
entreprises en matière de personnel. Il nous parle de la charte
d’engagement. Nous lui répliquons que nous ne l’avons jamais vue.
D’ailleurs, ils ne nous la montrent pas lors de l’entretien.
Le responsable est bien plus posé et à plusieurs reprises, il
interrompt mon conseiller, qui débite ses phrases à la mitraillette, pour
calmer le jeu.
Ce dernier me demande pourquoi je n’ai pas cherché à le joindre pour
mettre fin à ce dispositif, ajoutant que « c’est très bien que je
vienne avec "Monsieur"
 ». Le "Monsieur" en question, lui rappelle que si
j’ai fait appel à AC !, ça n’est pas pour rien, puisqu’il m’avait menacé
de me mettre dans la case "maladie". Le conseiller s’insurge,
offensé : « Moi, je vous ai menacée ? » Encore intimidée malgré tout, je
lui réponds qu’il me l’a juste dit. Mais j’avais bien perçu cela comme
une menace, la 1ère fois. J’avais dû le blesser dans son orgueil.

La pression qu’ils mettent aux chômeurs est telle que je n’ai même pas osé lui dire la vérité en face.

Je n’ai pas pour habitude d’accuser
les gens de ce qu’ils m’ont fait. C’est même plutôt le contraire. Le
conseiller me dit que le CVE était libre d’adhésion et qu’il y aurait
mis fin si j’avais eu des raisons médicales ou autres.
Le conseiller me dira plus tard que j’ai quand même aimé essayer
malgré sa mise en garde (S’il pensait que ça ne me convenait pas,
pourquoi ne m’a t-il pas dit d’annuler cet accompagnement ?). J’ai
accepté d’essayer. Nuance ! Et comme je l’ai dit plus haut, on ne peut
pas s’engager dans un dispositif auquel on ne connaît rien. Je leur
précise au passage que je n’ai rien signé.

L’un comme l’autre font preuve d’une certaine hypocrisie, notamment
lorsqu’ils évoquent le suivi de mes devoirs. Pour eux, il ne s’agit
pas de flicage, mais d’appuyer ma candidature auprès de l’employeur.
Considèrent-ils les agences d’intérim comme des employeurs ?

Ils emploient les termes de « main dans la main », « accompagnement », vocabulaire qui d’après moi trahit le côté infantilisant du dispositif

Mon camarade leur demande si d’autres chômeurs sont sortis du CVE
avant terme. L’animateur confirme, précisant qu’il s’agit de cas de
radiation.

Exemple 1 : un chômeur qui refuse de se rendre à une convocation parce
que ce n’est pas un rendez-vous avec un employeur.

Exemple 2 : un chômeur qui vient après la convocation, sans motif
valable pour ne pas signer cette feuille d’engagement CVE.

Y en a t-il seulement qui ont trouvé du travail grâce au CVE ? Nous
devrions le savoir en décembre. Mais je ne garantirai rien concernant
l’honnêteté des résultats ... s’ils les publient. Si c’est comme les
chiffres du chômage... Les résultats seront traités et évalués par 3
organismes extérieurs dont le CNRS, d’après eux.

Dans l’ensemble, ils nous parlent de ce dispositif comme s’ils nous vendaient de la lessive.

Dans la théorie, c’est plein de bonnes
intentions, il faut que ça fasse impression (ni vu ni connu que
j’t’embrouille !), mais dans la pratique, c’est une autre affaire.


Chez
eux, l’accompagnement vers l’entreprise se borne à « Va chercher du
boulot ailleurs et reviens me dire quand tu l’auras trouvé ».

Mais on perçoit un certain malaise dans certaines réponses. En
particulier quand mon camarade remet en question l’utilité des tests
de graphologie et leur dit que le dispositif CVE sert à concurrencer
le privé.

Mon ex conseiller me rappelle de me désinscrire de l’atelier vidéo,
précisant qu’il vérifierait que ce soit bien fait. Si ce n’est pas de
l’infantilisation, ça non plus, qu’est-ce que c’est ? (Je risque de me
faire traiter de mauvaise langue)

Il me demande aussi si j’ai donné mon CV à l’agence d’intérim qu’il
avait contactée. C’est une fixation chez lui, de m’envoyer dans le
privé ! Quand on pense que des agents ANPE luttent pour que leur
entreprise reste un service public ...
L’ANPE est-elle à ce point
incompétente que les chômeurs atterrissent systématiquement en
Intérim ?

Après m’avoir fait signer la feuille d’annulation du CVE, le
responsable me propose des offres d’emploi venant de son dispositif.

Je n’ose refuser, de crainte de passer pour une paresseuse.

Et il est
préférable de contacter l’agence ANPE à temps, si l’on en croit le bas
de la feuille, sans quoi il y a risque de radiation. J’ai eu beau lui
dire à plusieurs reprises que je n’avais pas d’expérience en
comptabilité, il me les lit toutes. Après avoir sorti 2 offres sur ma
demande, mon ex-conseiller (mais que deviendrais-je sans lui ?) me précise que je
dois appeler l’ANPE demain pour l’une d’entre elles. Nous nous
quittons enfin.

Messages

  • Du zèle de la part du conseiller. Quand on voit le type de concours qu’ils passent et qu’ils se prennent pour des spécialistes de l’emploi des autres (si ce n’est de leurs vies faisant entorse à des libertés fondamentales par des manières détournées) en jouant de l’intimidation. Ces "secrétaires paponesques" me dit que ça dura pas cette affaire... Ca commence à me taper sur l’existence ! Vous aussi ?...

  • l’anpe est- elle vraiment l’ A G E N C E pour l’ emploi ou pour l’ embrouille eux seul le savent.MARRE de prendre les chômeurs pour des jouets,de leurs faire passer des tonnes de testes ,de plateformes de mise en situation pour aprés reçevoir une lettre leur disant qu’ils sont trop lents et ne respectant pas les consignes. On note sur qu’elle bases ?leur propre experience du métier qu’ils n’ont jamais exercé,comment peut-on humainement CASSER les chômeurs et se dire être au service des personnes.Luttons tous contre se genre d’abus.Amicalement une chômeuse dans un monde de brutes.

  • Je dois avouer que je prends plaisir à lire les récits publiés sur ce site sur lequel je suis tombé fortuitement...

    Je suis moi-même conseiller à l’ANPE et la vision que j’ai de mon travail est à des années lumières de ce qui est dépeint dans vos écrits.

    Nous passons effectivement un concours (car oui, nous avons également été au chômage) qui ne nous confère, comme rappellé par un intervenant, aucune compétences en matière de recherche d’emploi mais suivons une formation de 12 mois en alternant agence et centre de formation.

    Nos compétences s’acquiert ensuite sur le terrain dans la mesure où chaque conseiller s’occupe d’un "portefeuille" de demandeurs d’emploi et d’un protefeuille d’entreprises du même secteur d’activité (d’où l’expertise).

    Loin de moi l’idée de remettre en cause les situations vécues.

    Comme dans toutes entreprises, la nôtre est composée d’êtres humains. Des bons (voir très bons) et des moins bons. Des zélés et des laxistes. et ainsi de suite.

    Je déplore juste que la généralisation employée jette le discrédit sur des gens faisant leur travail.

    Concernant les radiations, il existe des obligations prévues dans le code du travail (qui n’a pas été inventé par l’ANPE).
    Toutefois, sur le terrain, je peux vous assurer que nous sommes extrêment loin de l’application textuel. On a affaire à des êtres humains pour qui radiation signifie absence de revenus et nous en sommes conscients, croyez moi. (j’ai radié 1 personne en 10 années d’exercice suite au refus de 24 offres d’emploi adaptées à son profil et après les propos suivants "de toutes façons, je vous ai bien niqués, j’ai déjà touché 20 mois d’alloc’ alors vous pouvez me radier, j’men tape....". Ok

    Enfin, tous les demandeurs d’emploi ne sont pas comme ça et ce raisonnement s’applique également vis à vis de l’anpe.

    Je vous souhaite à tous de retrouver une activité vous convenant et vous rappelle que vous avez effectivement des droits, non seulement au regard de l’ANPE et l’Assedic. Ainsi, si vous êtes menacés d’être "mis en maladie professionnelle" (ce qui signifierait être de mêche avec un medecin de la medecine du travail car ce sont eux qui délivrent les inaptitudes) ou autres propos dégradants, saisissez le directeur d’agence ou à défaut la direction déléguée de votre bassin d’emploi.

    Amicalement,

    • Bonjour,

      Et bien moi aussi je prends plaisir à lire votre message : il démontre ce que nous disons en permanence aux conseillers qui nous disent radier parce qu’ils n’ont pas le choix, que sinon ils vont perdre leur boulot, que les radiations sont automatiques et générées par l’ordinateur.
      Votre témoignage montre exactement le contraire et qu’il est possible même en cette période difficile, de faire de la résistance et du vrai boulot pour les chômeurs et précaires.
      Si vous avez l’impression que nous généralisons sur l’ANPE, c’est aussi parce que vous êtes sur un des rares sites qui donne la parole aux concernés en butte aux galères et aux pressions. C’est sûr, les gens qui nous écrivent sont ceux qui ont ces problèmes ( et ils sont très nombreux ) mais vous avouerez que ça contrebalance un peu la généralisation inverse faite par les médias et les politiques sur le monde merveilleux de la recherche d’emploi ou tout irait bien s’il n’y avait pas ces foutus flemmasses de chômeurs.

      Dernier petit bémol : dans la plupart des cas, les recours individuels à la direction de l’agence ou à la DDTE n’ont strictement aucun effet. Lors de nos actions collectives anti-radiations dans les directions déléguées parisiennes, nous avons souvent la preuve que personne n’a lu les demandes de recours avant de confirmer la radiation !

      Bon courage et à bientôt

      Nadia AC ! Paris

    • D’accord, on peut trouver des gens bien à l’anpe. Mais à côté de ceux-là, il y a de sacrés aggresseurs verbaux qui s’autorisent même à vous crier dessus (on peut les entendre dans l’agence) : oui, j’ai entendu des humiliations du genre : c’est pas possible, vous ne travaillez pas depuis tout ce temps, ça va pas pouvoir continuer longtemps comme ça !" ou encore : "Evidemment si vous écrivez à des mairies, vous risquez pas d’avoir des réponses positives - Mais les autres ne me répondent jamais - Ce n’est pas avec un tel état d’esprit que vous pourrez trouver du travail" remarquez bien que les non-réponses sont dues à l’état d’esprit du chômeur ! Comment peut-on tolérer de tels abus ? Ces gens poussent à la violence en l’exerçant en toute impunité alors que leur obligation principale n’est-elle pas le respect ?

      Mais qu’on arrête de dire qu’il y a du boulot ! C’est archi-faux ! 22 % de chomeurs en plus en 2009, c’est la faute des chômeurs ?

      Au lieu de filer du fric (des milliards) à tort et à travers à des boites privées et d’intérim qui sont là pour coller la pression et faire accepter par l’intimidation que la seule alternative (discours thatchérien) c’est les mac jobs, ne devrait-on pas améliorer le sort des chômeurs et leur donner les moyens de vivre, d’abord, ce qui leur permettrait, ensuite, de chercher un vrai travail correspondant à leurs apétences et formations ?

      L’obligation de chercher du travail n’est pas celle d’accepter l’indignité, souvenez-vous en bien, messieurs-dames d l’anpe qui vous autorisez les pires remarques (même sur l’aspect physiques parfois) des personnes que vous avez en face de vous et sans qui vous... n’auriez pas de boulot.

      A bon entendeur.

  • C’est tellement facile de critiquer les conseillers anpe ou meme l’anpe !Ce qui me scandalise c’est autant de mauvaise foi de la part de certains demandeurs d’emploi, moi je pars du principe que si on s’inscrit sur les listes, c’est avant tout pour chercher un boulot !Enfin , je dois bien être naive car apparemment "on" soutient les demandeurs d’emploi qui refusent d’être accompagné par des cabinets tels que la cve , qui sont pourtant là pour les aider à trouver un poste !il me semble que lorsque l’on est vraimment motivé pour retravailler , toute aide est bienvenue, non ?
    de plus, c’est le genre de personne qui refuse tout accompagnement proposé et qui , bien des années plus tard, va affirmer que l’anpe n’a rien fait pour elle !C’est scandaleux !Je me rappelle avoir été moi aussi au chômage, j’aurais tellement aimé que l’on me propose ce genre d’accompagnement, et ce pour la simple et bonne raison , qu’être au chômage, je ne le supportais pas, il ne me serait jamais venu à l’idée de creer un tel scandale parce que qqn me propose une aide ...bien au contraire !c’est stupéfiant tout de meme !

    • Ha ? Personnellement je m’inscris sur les listes pour toucher les ASSEDIC, et uniquement pour ça. Ensuite je fais usage d’une mauvaise foi qui ne scandalise pas mon référent ANPE puisqu’il me croit sincère. Et plus les difficultés à rester inscrit sont fortes, plus je me vois obligé de mentir et de produire de faux documents. Mais le mensonge vient d’où ? De l’agent ANPE qui n’a rien à me proposer et me fait croire le contraire, du système qui nous pousse à mentir afin de continuer à toucher une maigre allocation chômage et pousse l’agent à devenir un flic de l’emploi. Où de moi qui ne désire plus bosser pour produire et engraisser les patrons ?
      Conseillers ANPE, il faudrait voir à se calmer un peu, vous n’êtes rien sans les chômeurs et votre boulot ne devrait pas consister à contrôler ne à aider mais à fournir un service si le demandeur d’emploi le souhaite (et uniquement si il est demandeur).

    • Très sincèrement, je suis entièrement d’accord avec vous.

      Le mensonge est généralisé et sert de politique : il y a du travail, il n’y a que des mauvaises volontés. Du mauvais théâtre qui ne sert qu’a engraisser ceux qui profitent de la pauvreté. Alors si les chômeurs profitaient à leur tour de ceux leur vomis à la figure cette idéologie du profit à tout prix sans s’en caher comme ces gens qui s’engraissent de bonus alors qu’on est censé être en crise et qui montrent ouvertement qu’il s’en foutent royalement.

      Les gens lâches qui ici s’attaquent aux chômeurs, qu’ils continuent, qu’il sachent aussi qu’un jour prochain ce seront eux les chômeurs. Ils vont peut-être finir par comprendre qu’il ne faut plus participer à ce jeux de massacre organisé et que toucher les assedics en faisant semblant de chercher du boulot est la meilleure option. Faire semblant, c’est ce que fait tout le monde et surtout nos omni-politicards professionnels, non ?

    • je pense que vous n’avez pas encore eu la "chance" de vivre vous-meme l’experience d’un de ces centres d’accompagnement..
      En effet, a priori, une "aide" extérieure supplémentaire, un soutien, des suggestions et conseils seraient effectivement les bienvenues pour quelqu’un qui cherche du travail.Malheureusement, ce n’est pas le cas de ces "spécialistes de l’accompagnement" qui n’apportent absolument rien de positif ni de nouveau à une recherche d’emploi. Au début, la majeure partie des chômeurs nouvellement envoyés là par leur conseiller ANPE y croient, espèrent et se jettent dedans avec foi et enthousiasme mais se rendent rapidement compte qu’ils ne peuvent rien en attendre d’autre que des rdv et déplacements inutiles...En lisant simplement les fiches d’aide publiés par l’ANPE sur comment refaire son cv,écrire une lettre de motivation, passer un entretien, faire des candidatures libres etc. on sait déjà bien davantage que ce que l’on apprend en "accompagnement"...

    • je suis ecoeure de capemploi qui joue a faire semblant de nous aider et qui invente des rdv fictifs manques et de nous repondre de maniere ironique qu il fait se qu il veut

    • Cap Emploi n’en a strictement rien à faire des chômeurs handicapés, ils font ça uniquement pour se faire bien voir par les médias, comme si ils avaient un coeur et qu’ils aidaient des personnes en difficultés, mais dans les faits, ils ne font pas leur travail.

  • Bonjour,

    L’ANPE me propose une formation de type Afide qui pour ma part ne sert absolument à rien puisque les "objectifs" de cette "formation" sont :

    Objectifs :
    * Définir une stratégie de recherche d’emploi
    en s’appuyant sur les technologies de l’information et de la communication (savoir utiliser le WEB et la messagerie)
    * Etre re-motivé, re-mobilisé, re-dynamisé et recentrer ses actions de recherche d’emploi
    grâce à un suivi individuel renforcé par des ateliers collectifs
    * Obtenir un CDI, CDD ou autres contrats d’embauche

    Alors non seulement ça ne m’intérésse pas mais en plus j’ai des entretiens et je ne me sens pas concerné.

    Si je refuse, suis je radié ??

  • Bonjour

    Je suis demandeuse d’emploi depuis septembre 2008. A mon 1er rendez vous avec ma conseillère référente, je lui dis que je n’ai pas de mode de garde pour mon enfant de 2 ans.Elle me dit de trouver un mode de garde rapidement si non je ne m’inscris pas à l’anpe. Pas de crèches dans ma ville juste les assistantes maternelles agrées par la PMI, comment puis faire garder ma fille si je n’ai pas de travail si je ne sais pas quand j’aurais un travail donc je ne peux pas "m’arranger" avec ce type de mode de garde alors j’ai demandé à ma petite maman de garder ma fille quand j’aurais des entretien avec les employeurs ou la conseillère. Ok pour ce problème. ensuite je postule pour des offres, le secteur est bouché, celui du secrétariat pas beaucoup d’offre pour beaucoup de demandes. Au deuxième RV, ma conseillére veut m’orienter sur le CVE, franchement àprès tout ce que j’ai vu de négatif sur ce dispositif sur internet, j’ai eu peur, j’ai dit que j’étais pas intéressée. Mais le problème est que a chaque rv, elle m’encourage voire oblige, elle me dit "on ne vous laisse pas le choix, vous pouvez être radiée"Je ne peux pas me permettre détre radié c’est malheureux à dire mais j’ai besoin des assedic pour vivre du moins jusqua ce que je trouve un travail correct.alors comme elle le dit si bien je n’ai pas le choix, je vais accepter la prochaine fois, j’espère que je trouverais un travail convenable. C’est n’importe quoi on vous force a accepter alors que ca m’interesse pas mais ce n’est pas moi qui a la position dominnante. Je dois accepter un point c’est tout j’espère au moins que ca ne se passera pas comme j’ai pu lire sur ce forum.

    • Mais non, vous n’êtes pas obligée de subir ! Et elle n’a pas le droit de vous menacer de vous radier si vous n’acceptez pas ce qu’elle veut vous imposer. En outre, il est évident que vous ne pouvez pas financièrement trouver une nourrice tant que vous n’avez pas d’emploi.
      Le plus efficace pour résister à la pression de l’ANPE est d’y aller avec un projet de formation. Exigez qu’elle vous aide à trouver une formation dans une branche qui vous intéresse. Et surtout, allez à chaque rendez-vous ACCOMPAGNÉE. N’y allez jamais seule.
      En ce qui concerne vos droits, lisez les articles et commentaires dans la rubrique "guide des droits" sur ce site.

    • Bonjour Monique,
      Je vous remercie de vos conseils. Je vais réfléchir à cela. Vous savez à chaque fois que je me rends a ces rendez vous, j’ai l’impression de passer un examen. Merci d’avoir pris la peine de me répondre.

    • Donc ,voilà encore un abus de pouvoir

      Votre projet personnalisé doit signifier votre qualification,votre formation,votre métier ,et surtout recherche d’ emploi en CDI

      Soit vous devez vous réinsérer si vous ne trouvez pas dans votre qualification ,donc à vous de choisir dans quelle branche vous devez vous orienter et quel métier en fonction de votre qualification ,de vos expérience professionnelle et niveau d’étude.

      En aucun cas on peut vous obliger à prendre n’importe quel poste qui ne sont pas en rapport avec votre métier.

      Je répéte ,on ne peut pas vous obliger à faire des métiers qui n’ont rien à voir à votre qualification ,encore moins pour une formation ou autres.

      Avec des gens comme cela ,vous allez finir femme de ménage,aide à domicile,femme de chambre,domestique ect... avec ça vous n’êtes pas prête de vous en sortir(mal payé,temps partiel,dévalorisant,situation d’échec,ect...)

      C’est un abus de pouvoir ,ils doivent respecter la loi et le code du travail.

      Ps:le problème de garde d’enfant n’est pas retenu pour une raison valable ,en d’autres termes à de vous débrouiller sous peine d’être radiée.

    • et bien, ça craint un max...! J’ai RdV prochainement (18Janv) avec ces fous, et franchement je me sens plutôt remonté...!
      je pense que je ne signerai rien, et que je demanderai seulement a voir ce qu’ils proposent (mais sans donner suite) .

      J’ai l’impression que CVE et Pole emploi, c’est du grand n’importe quoi, (on y prend vraiment les chômeurs pour des nuisibles a éradiquer.
      Après on se demande pourquoi l’économie Française devient un désastre, et pourquoi plus personne ne crois en l’avenir....

  • mon conseillé veut que je voie au moins 10 entreprises en 3 semaines, toutes les 3 semaines... J’ai vite fais le tour de mon domaine (pharmacie). Je sais plus ou aller pharmacie, laboratoire pharmaceutique... comme si il y en avait à tous les coins de rue. il me dirige dans la vente normal, mais ne comprend pas que sans le diplôme qu’il faut ou l’expérience on nous prend pas. Peut-on arrêter le CVE ? et retourner en recherche normal d’emploi ?

    merci

  • A moins d’avoir un profil bateau, simple ou évident, ils ne pourront absolument rien pour vous.
    Or, c’est justement parce que vous avez peut-être un profil plus complexe et que vous galérez depuis un bon moment que l’on vous propose cette prestation.
    Et là, ils sont d’une incompétence flagrante !
    Du coup, tout ça ne sert à rien sinon vous convoquer toutes les 2 ou 3 semaines pour vous confronter un peu plus encore au difficultés quotidiennes que vous connaissez par cœur et pour lesquels ils n’ont aucune solution.

  • Chomeur depuis 3 mois et ne percevant que 40% de mon salaire aprés 20 ans d’exercice, je me retrouve aujourd’hui radié pour une durée de 2 mois. Raison, ne pas avoir assisté à une entrevue avec le conseiller CVE et ce bien que j’ai signalé par avance mon absence pour une durée d’une semaine à peine. Pas le temps de s’expliquer, tout est fait et plus vite que la musique !!! Je suis perplexe face à ce dispositif qui me dépasse. Ce dispositif "d’ACCOMPAGNEMENT" Infantilisant nous met dans une situation de faiblesse et de vulnérabilité au lieu de nous AIDER à avancer vers l’avant.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Ce forum est modéré a priori : votre contribution n’apparaîtra qu’après avoir été validée par un administrateur du site.

Qui êtes-vous ?
Votre message

Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.