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Honte à Delanoé ! (CIP-IDF)

Un socialisme de nantis envoie la police expulser des chômeurs et précaires

samedi 1er septembre 2007, par Autres mouvements

Un socialisme de nantis envoie la police expulser des chômeurs et précaires

Honte à Delanoë !

À la demande de la ville de Paris propriétaire des lieux, ce jeudi 30 août 2007, AC ! a été expulsé de son local rue Mathis dans le 19ème par la police.

La Coordination des intermittents et précaires d’Île de France dénonce cette expulsion intolérable.

Le 23bis rue Mathis était depuis des années un espace de lutte essentiel ; s’y tenaient notamment des permanences qui permettaient aux précaires parisiens de s’organiser et d’envisager collectivement les rapports de force nécessaires avec les institutions sociales (ANPE, CAF, Assedics, etc...)

La Cip-idf a fréquemment mené avec AC ! Paris des actions revendicatives mettant en cause la "politique d’insertion" imposée par la Ville de Paris et le département aux 60 0000 RMistes et aux autres précaires qui y vivent (voir par exemple les campagnes Du fric pour vivre et RMIstes, témoignons ! défendons-nous !, sur www.maydayfr.org ) .

Il faut croire que la Ville de Paris ne tolère pas que des précaires, des intermittents, des chômeurs ou des mal logés s’organisent pour critiquer sa politique sociale. Occuper des espaces insertion, troubler les inaugurations poudre-aux-yeux de Delanoé, cela entache sans doute l’image de laboratoire d’une éventuelle reconquête politique par "la gauche" que la municipalité parisienne veut donner.

Alors que le nouveau gouvernement s’apprête à détruire les minima sociaux en imposant le RSA, que les « partenaires sociaux » réduisent de façon toujours plus drastique le droit à l’assurance-chômage lors de chaque convention Unedic, à un moment où les Assedic ne reçoivent plus que sur rdv ou par téléphone, tandis que l’on serine partout qu’il faut "travailler plus" pour vanter les mérites d’un plein emploi précaire, les chômeurs et précaires parisiens ont besoin plus que jamais de lieux pour se rencontrer, penser, se défendre et s’organiser.

La Cip-idf exige le maintien des activités du 23 bis rue Mathis, sans chantage de la municipalité quant à leur nature et appellera à se joindre aux initiatives qui répondront à cette expulsion.

Cip-idf

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