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Lucas, enfant handicapé, avait enfin trouvé son auxiliaire de vie scolaire. Les autorités ont décidé de l’en priver. Lucas ne veut plus aller à l’école

lundi 15 octobre 2007, par des précaires

« Je suis maman d’un enfant en situation de handicap qui bénéficiait jusqu’à vendredi 5, d’une perle ! Je parle de son AVS qui malheureusement avait un contrat CAE dont le terme était vendredi. Je me bats depuis 15 jours, en vain car l’inspecteur académie refuse de lui faire un contrat AED (assistant d’éducation) alors qu’elle est éligible. Le motif : Monsieur l’a ainsi décidé !! Bien évidemment une nouvelle AVS, non formée aux difficultés de mon enfant est arrivée. Résultat, notre fils ne veut plus aller à l’école car, je cite, elle ne le comprend pas. D’autres enfants dans le département subissent les mêmes problèmes.

N’existe-t-il vraiment aucune solution ? Nous avons saisi le
ministère de l’Éducation nationale et la présidence mais à part des courriers de complaisance, nous n’avons aucune suite positive.
Sophie »

Sophie a laissé un commentaire sur le site à la suite du « remerciement » de Virginie, l’auxiliaire de vie scolaire (AVS ) qui s’occupait de son fils depuis deux ans, bien que cette dernière ait été avisée du renouvellement pour un an de son CAE le 6 juillet 2007 !
Nous leur avons demandé un témoignage [1].

Témoignage de Virginie, auxiliaire de vie de Lucas

J’ai passé un entretien début octobre. Deux jours plus tard, une personne m’apprend par téléphone : « présentez-vous le 6 octobre à l’école primaire Les Amandiers de Béziers, vous allez travailler auprès de l’enfant Lucas ».

J’avais en tout et pour tout à ma disposition un nom, un prénom et une adresse.

Qui était cet enfant ? Quel âge avait-il. Dans quelle classe était-il ? Quel était son handicap ? Allais-je recevoir une formation ? Je ne savais rien de tout cela. C’est Mme M. G., directrice de l’établissement à l’époque et institutrice de Lucas, qui m’a apporté quelques réponses en me présentant à l’enfant.

Lucas avait 8 ans, il était en CE2, il était atteint de « dyspraxie ».
J’ai appris également qu’il était suivi par le SESSAD (service d’éducation et de soins spécialisés à domicile). Il avait plutôt un bon niveau en français, rencontrait de grosses difficultés en mathématiques et avait des résultats moyens en sciences, géo, histoire, dues à de gros troubles de concentration et des difficultés à apprendre par cœur.

J’ai rencontré un petit garçon réservé, un peu à l’écart, caché derrière son ordinateur portable. Je me souviens de son regard un peu méfiant. J’ai appris par la suite que ça s’était mal passé avec l’AVS [2] qui l’avait suivi l’année précédente d’où des propos acerbes voire agressifs à mon égard les premiers jours.

Lucas, par son attitude, ses propos peu avenants à l’égard des autres élèves, semblait se mettre complètement à l’écart, y compris dans la cour de récréation.

Il m’a renvoyé l’image d’un petit garçon introverti, à fleur de peau, d’une grande maturité mais qui, plus qu’un autre, paraissait « subir » l’école.

Puisqu’aucune formation n’était prévue, j’ai décidé dès les premiers jours de m’informer et de me former seule.

J’ai d’abord cherché à comprendre ce que signifiait « dyspraxie ». Après une recherche internet, je suis allée à la rencontre des parents de Lucas qui m’ont fourni des brochures sur le sujet que j’ai étudiées attentivement. Puis j’ai demandé à la maman de Lucas de me relater le parcours de son fils et de m’aiguiller sur son caractère.

Passée une période d’observation mutuelle, mon travail n’a véritablement commencé que lorsque j’ai eu toutes ces données en mains.

Quatre mois m’ont été nécessaires pour véritablement cerner la personnalité de Lucas, comprendre ses difficultés, m’adapter à ses différents états d’esprit, instaurer une relation basée sur le respect et faire de sorte qu’il ne voit pas en moi juste une auxiliaire de vie scolaire de plus qu’on lui aurait attribuée d’office mais une personne à son écoute, désireuse de l’aider et de lui prouver qu’il a autant de potentiel que les autres voire plus et qu’il a tout à fait sa place à l’école dans un cycle normal.

Pour cela, j’ai mis en place, au long de ces deux années scolaires, différentes techniques de travail.

Lucas souffre d’une dyspraxie « visuo-spaciale » qui engendre de gros problèmes de repères dans le temps et dans l’espace. Pour comprendre les choses, Lucas a besoin de les « visualiser ». Il m’arrivait régulièrement de retaper les différents polycopiés donnés aux autres élèves pour qu’ils paraissent plus « clairs » à Lucas, avec une présentation plus aérée ou à un plus grand format (tableaux, graphiques…).

Lorsqu’il reçoit une accumulation de données, Lucas est incapable, seul, de trier ce qui est important de ce qui ne l’est pas, d’où la nécessité de revoir la leçon avec lui et de faire une sorte de « synthèse ».

Lucas, avec une grande satisfaction personnelle, a compris également qu’il avait la réponse à certaines questions qui lui paraissaient incompréhensibles au premier abord. Il me suffisait de reformuler la question ou la consigne.

En mathématiques par exemple, Lucas semble mieux comprende lorsque je concrétise un maximum les données ou que je les lui présente soit de manière plus ludique, soit dans un autre contexte voire dans un autre lieu.

Lucas ressent parfois le besoin de s’isoler, dû sans doute à une grande fatigabilité. J’adapte mes exigences. Je suis présente avec lui à l’étude du soir et je fais de sorte que les devoirs écrits soient faits tout en tenant compte de sa fatigue de fin de journée.

Je lui écris ses devoirs, y ajoutant le maximum d’annotations, sachant que les consignes orales ne peuvent être retenues par Lucas à cause de ses gros problèmes de concentration.

Un énorme travail a été fait au long de ces deux ans concernant sa relation aux autres.

Lucas présente un grand manque de flexibilité psycho-émotionnelle, ce qui rendait sa sociabilisation très difficile.

Je lui ai appris à être à l’écoute des autres, à être indulgent, à interpréter différemment leurs propos, à leur faire confiance aussi. Il a appris également à réviser son jugement ce qui était impossible pour lui auparavant : A ses yeux, tout était noir ou blanc et un enfant qui avait fait une bêtise était « étiqueté » par lui comme enfant pénible donc inintéressant.

Peu à peu, Lucas a repris confiance en lui, il s’est remotivé, réconcilé avec l’école et a vu qu’il était capable d’avoir de bons résultats.

Tous les efforts qu’il a fournis en vue d’une meilleure sociabilisation se sont révélés payants : Lucas paraissait parfaitement intégré au sein de sa classe. Il a de nombreux copains qui cherchent sa compagnie. Il a de l’humour, se porte volontaire, participe pleinement à la vie de la classe (il s’est présenté à l’élection de délégué de classe), a des résultats corrects.

Le 22 septembre, j’apprends que mon contrat prend fin le 5 octobre et qu’il ne sera pas renouvelé. On me demande même, le dernier jour de mon contrat, de former ma remplaçante sur une journée !

Il aura fallu deux ans pour que Lucas prenne conscience qu’il est un écolier comme les autres et non juste un élève handicapé accompagné. J’ai cherché à révéler son potentiel, à valoriser son image, à ce qu’il s’accepte tel qu’il est avec ses différences qui, parfois, se sont révélées des atouts. Je pense, sans prétention aucune, avoir simplement fait en sorte que Lucas « se sente bien dans ses baskets » comme il de dirait lui-même.

C’est un garçon intelligent qui a toutes les cartes en mains pour réussir si on lui en donne les moyens.

Aujourd’hui tout s’écroule autour de lui, il n’a plus de repères. Il se demande s’il n’y a pas une erreur, car à ses yeux ce n’est pas possible que des personnes qui ne le connaissent pas, qui ne me connaissent pas, lui imposent cette décision. On ne peut pas lui faire ça !

A-t-il vraiment tort ?

Virginie

Témoignage de Sophie, mère de Lucas

Nous sommes originaires de Lorraine. En 2003, nous avons pris la décision de tout quitter, famille, amis, travail pour permettre à Lucas de suivre une scolarité dite normale. En effet, nous venions de passer l’année 2002/2003 au CAMPS pour un diagnostic qui fut posé en avril 2003 : Les difficultés de
Lucas sont liés à une dyspraxie visuo spatiale http://www.dyspraxie.info/

A cette époque, ce fut une révélation de savoir enfin ce qui ne permettait
pas à Lucas de s’épanouir comme les autres enfants de son âge.
Enfin, le
corps médical nous avait entendus, avait cherché et Lucas pouvait grâce à
des adaptations suivre une scolarité normale. Son intelligence n’était plus
(subitement) remise en cause.

Lors d’une équipe éducative, le maître de CP, directeur de l’école m’a dit : "Ce genre d’enfant, je ne sais pas quoi
en faire, sa place est en CLAD et pas dans un CP classique "
. Un choc ! Une
horreur ! L’école ne voulait pas de Lucas.

Alors nous avons profité du fait que mon mari soit à l’époque demandeur
d’emploi et il est parti chercher du travail ailleurs. Le 13 août, je quittais
mon emploi d’assistante de gestion et de direction, statut cadre (cela à son
importance pour la suite) et le 16 août 2003 nous emménagions à Béziers.

Sans rien dire à personne, je suis allée inscrire Lucas au CP de l’école de
quartier. Le 1er septembre mes enfants découvraient Béziers, le 3 ils
faisaient leur rentrée.

Le lendemain, j’étais convoquée. L’attitude de Lucas les surprenait. J’ai
donc expliqué, documenté et formé l’école aux troubles des praxies.

Son CP fut très difficile. Il n’avait pas d’accompagnement individualisé et
la CDES (MDPH actuelle) ne reconnaissait pas la dyspraxie comme un
handicap.

A ces troubles, une hypotonie très importante s’associait. Nous avons dû
accentuer la reconnaissance de Lucas sur ces troubles car sans cela, la CDES
maintenait sa position et il était impossible pour Lucas d’obtenir une
auxiliaire de vie scolaire.

L’année scolaire s’écoula avec tant bien que mal mais notre fils faisait
preuve comme à son habitude de beaucoup de courage et de persévérance. Je
refusais le maintien au CP, je l’ai accompagné dans d’autres techniques de
travail durant les vacances et il entrait en CE1. Je précise que nous
courrions les cabinets de rééducation : orthophonie, ergothérapie,
kinésithérapie.

En CE1, son maître se lance le défi de mener Lucas au même niveau que les
autres. La CDES reconnaît enfin les difficultés de Lucas et un auxiliaire de
vie est nommée. Nous déchanterons vite, car ce jeune qui préparait son
diplôme d’éducateur spécialisé, ne comprendra pas le handicap de Lucas et
le fragilisera psychologiquement. De justesse, il est admis en CE2. Mais son
épuisement est tel qu’il tentera de se jeter sous une voiture le 26 juin
2005. Je le rattrape à temps. De là, il se rebelle contre moi et me
rapproche de l’avoir fait naître ainsi.

Entre temps, le pédiatre qui le suit me convint de consulter à Toulouse en
génétique car il est convaincu que la dyspraxie n’est que la partie émergée
de l’iceberg. Les diagnostics tomberont en octobre 2007 : Syndrome de Sotos,
syndrome d’Helhers-Danlos. Ce second est responsable d’une hyperlaxité ++
ligamentaire et d’une partie du tissu conjonctif ce qui provoque une
dilation aortique (à surveiller) et une fragilité tissulaire (minime).

Rentrée 2005/2006 : Il est en CE2. Mon épuisement, la désorganisation
familiale qui pèse terriblement sur sa petite sœur et sa fragilité
psychologique me pousse à accepter la prise en charge par le SESSAD de
Béziers. Il assure les rééducations en psychomotricité, ergothérapie,
orthophonie, psychologie et renforcement des notions mathématiques par un
maître spécialisé. Les enfants et adultes dyspraxiques souffrent de troubles
de repères spatiaux temporels donc l’acquisition des mathématiques est très
compliquée. Il faut tout concrétiser.

L’inspection d’Académie de Montpellier équipe Lucas d’un ordinateur (il est
totalement dysgraphique) et nomme une nouvelle AVS : Virginie. Elle
intervient tous les matins.

Elle va faire un travail considérable. Tout d’abord, malgré les consignes
inverses, elle se rapproche de moi pour avoir des informations sur les
difficultés de notre enfant.
Elle se documentera sur les adaptations et
compensations nécessaires. Avec douceur, elle va l’accompagner à démontrer
qu’il a un potentiel. Elle saura persuader les enseignements de l’utilité de
l’isoler pour les contrôles (le bruit étant parasitant), elle adaptera tout
le travail et va surtout lui redonner confiance en lui. Virginie a plus que
contribué à la reconstruction de Lucas. Il reprend de l’assurance. Excepté
en mathématiques où il est en difficulté, il révèle enfin ses capacités et
prouve qu’il a sa place en milieu ordinaire !

Courant juillet 2007, Virginie a reçu son affectation auprès de Lucas pour
l’année 2007/2008 !! Nous étions très content car pour une fois la rentrée
s’annoncer sans heurt. Jusqu’au 20 septembre : convoquée par l’enseignante
de Lucas, elle m’apprend que Virginie est retirée le 5 octobre 2007. Elle me
précise qu’elle avait pour interdiction de m’en parler.

Insurgée, j’appelle le médecin scolaire qui tente de me rassurer en
m’expliquant que son CAE arrive à son terme le 5/10/07 mais que pour autant
Lucas ne sera pas seul car une nouvelle AVS est nommée dès le 15/10.
Le 21/09 j’adresse un premier courrier à la circonscription de Béziers et un courrier au ministère de l’éducation nationale.

LE 25/09, l’enseignante référente de Béziers me rappelle. Elle ne comprend
pas le sens de mon courrier, me précise que je ne l’ai pas adressé à la
bonne personne ni dans le respect de la hiérarchie.
Peu importe, je lui
demande de me préciser les personnes à contacter et j’écris.

Je fais un envoi télécopie puis postal. Madame R. (chargée de mission cellule AVS à l’académie) me rappelle : Même
discours : c’est une fin de contrat, on ne peut reconduire Virginie dans ses
fonctions.
Je lui demande le pourquoi de l’affectation courant août, c’est une erreur
me répond-elle.
Pourquoi ne pas proposer un contrat d’assistant d’éducation à Virginie ? "Ce
n’est pas moi qui recrute !"

Enfin, elle me certifie que Lucas ne sera pas seul car elle fera démarrer le
contrat de la nouvelle AVS le 5 au lieu du 15 pour travailler en binôme avec
Virginie.
Comment décemment peut-on former aux difficultés d’un enfant en 6h lorsque
l’on sait qu’il aura fallu environ 3 mois à Virginie pour cerner totalement
Lucas ?

Toutefois, elle me conseille de me rapprocher de l’ANPE chargée des
recrutements AES. [3]

Usée par la rigidité de mes interlocuteurs, j’adresse un courrier à la
Présidence de la République le 27/09.

Les réponses sont très vagues. Cependant j’appelle le rectorat qui m’informe
ne pas être concerné par ce genre de dossier et l’avoir transmis à
l’Inspection d’Académie : Retour à la case départ.

Je renouvelle mes courriers au Ministère de l’Education NAtionale et à la
Présidence.
(…)

Mercredi 11 octobre, Virginie et moi avons été reçues par la collaboratrice
de M. ABOUD, député de la circonscription de Béziers. Sachant que le 9/10,
Monsieur D’Ettore, député de Sète, recevait Madame A. qui est dans le
même situation que moi, la collaboratrice attend les actions qu’il pourra
mener.

Néanmoins, avocate visiblement spécialisée en droit du travail, elle nous a
pointés du doigt le risque pour l’Inspection Académie de reconduire Virginie
 : après un premier renouvellement du CAE (contrat à durée déterminée en
droit du travail), la reconduction même sous une autre forme de contrat
serait, selon ses propos la considérer en CDI.

A ce jour, notre enfant vit très mal cette situation. Son institutrice me
disait encore ce matin, que le mal être de Lucas était perceptible et que
ses résultats s’en ressentent.
Il est révolté. Mon mari et moi essayons de
lui faire entendre raison. Nous lui expliquons qu’il ne doit pas entrer dans
la rébellion pour manifester son mécontentement car il va s’auto massacrer. Il
n’entend pas : il ne veut pas revivre le stress permanent de la peur de l’
échec.

Le cabinet de Monsieur D’Entorre se charge de regrouper les témoignages pour
les faire remonter au Ministère.

J’ai fait appel à l’UNAÏSSE, association chargée de la défense des AVS. Ils
mènent une action pour professionnaliser leur statut. Je leur ai demandé des
témoignages pour constituer un dossier solide. Car je serai très surprise
que nous ne soyons que 2 sur tout le territoire.

A ce jour, je ne travaille pas : le bassin biterrois est très pauvre
économiquement. Je n’osais postuler sur d’autres départements pour ne pas
déstabiliser Lucas. Il était tellement bien avec Virginie ! Je me demande
pourquoi me suis sacrifiée puisque le résultat est que toute la famille est
en souffrance. Je passe le 20/10 sous le régime de l’ASS (allocation
solidarité spécifique), mon mari s’est reconverti dans la plomberie, il est
intérimaire. Bref quel gâchis !!

Sophie

ANPE et langue de bois

-----Message d’origine-----
De : Sophie
Envoyé : mardi 25 septembre 2007 09:52
À : P.J. (ALE Montpellier Euromedecine)
Objet : Contrat AVS-i

Monsieur,
En qualité de parent d’enfant accompagné par une AVS-i sur notification de
la MDPH, sur conseil de l’académie de Montpellier, je me permets de venir à
vous afin d’avoir une explication.
Mme R. (chargée de mission cellule AVS à l’académie) m’informe que Mme
T. (AVS i actuelle de mon enfant) en fin de CAE le 5 octobre 2007, ne
peut postuler dans le cadre des nouveaux contrats.
Ma question est pourquoi, sachant que le ministère de l’éducation nationale
a annoncé la création de 2700 postes d’AVS SUPPLÉMENTAIRES et non en
remplacement de ?
Bien évidemment nous avons adressé un courrier à Monsieur le Ministre pour
lui dénoncer ces aberrations.
Merci de bien vouloir prendre contact avec moi soit par mail, soit au
(…) soit au (…).
Cordiales salutations.
Sophie V.


Message d’origine-----
De : P.J. (ALE Montpellier Euromedecine)
Envoyé : mardi 25 septembre 2007 10:54
À : Sophie
Objet : RE : Contrat AVS-i

Madame,
Je ne connais pas le dossier précis de la personne dont vous me parlez mais
je peux cependant vous faire une réponse de principe concernant le
renouvellement des contrats aidés, qui sont limités à une durée de 24 mois.
Mme T. a probablement atteint cette limite et ne peux donc pas
bénéficier d’un nouveau contrat.
La philosophie de ces contrats est de permettre, à terme, un retour vers le
marché ordinaire du travail en bénéficiant d’une expérience acquise dans le
secteur non-marchand. Cette opportunité doit pouvoir concerner un maximum de
personnes, c’est pourquoi les employeurs doivent régulièrement embaucher
d’autres demandeurs d’emplois sur ces postes.

Espérant avoir éclairé la situation par ses quelques éléments, je vous prie
de recevoir, Madame, l’expression de mes sincères salutations.
Cordialement,
P.J.
DALE EUROMEDECINE.


Message d’origine-----
De : Sophie
Envoyé : mardi 25 septembre 2007 12:55
À : P. J. (ALE Montpellier Euromedecine)
Objet : RE : Contrat AVS-i

Monsieur,
Je comprends parfaitement l’enjeu de ces contrats. Mais ce qui reste
incompréhensible, c’est qu’une personne, demandeur d’emploi ayant eu recours
à ces contrats et acquérant une expérience professionnelle ne peut plus
exercer son emploi et redevient demandeur d’emploi rémunérée par les
ASSEDICS.

C’est une aberration.
Existe-t-il des contrats de travail qui permettaient à Madame T. de
conserver son emploi d’auxiliaire de vie scolaire ?
En vous remerciant des éléments de réponse,
Cordiales salutations.
Sophie V.


De : P. J. (ALE Montpellier Euromedecine)
Envoyé : mardi 25 septembre 2007 13:39
À : Sophie
Objet : RE : Contrat AVS-i

Hélas non madame.

Lettre au président de la République

Monsieur et Madame Laurent V.
(…)
34500 BEZIERS

Monsieur Le Président de La République
Palais de l’Elysée
55, rue du faubourg Saint-Honoré
75008 Paris

Objet : Béziers, le 27 septembre 2007.
Changement d’auxiliaire de vie scolaire

Monsieur le Président,
Nous nous permettons de vous solliciter car nous sommes face à une situation inacceptable.
Parents de Lucas, bénéficiant d’une auxiliaire de vie scolaire, nous avons appris vendredi dernier qu’après deux ans
d’assistance à notre enfant, Virginie T. se trouvait dans l’obligation de cesser son activité sans possibilité
d’exercer à nouveau dès le 5 octobre 2007.
Lors de divers échanges avec, l’Inspection Académique et l’ANPE, nous avons été informés que Madame T.
bénéficiant d’un CAE ne pouvait être reconduite dans ses fonctions. Or nous savons que ces contrats ont pour vocation de
donner une expérience professionnelle. Faute de contrat applicable à la fonction d’auxiliaire de vie scolaire, Madame
T. sera le 5 octobre à nouve
au demandeur d’emploi alors qu’elle a acquis une solide expérience.
Les progrès scolaires de notre enfant sont en partie dus à l’investissement de Madame T..
Elle s’est informée puis formée aux difficultés liées au handicap de notre fils. Elle a su lui donner goût à l’école et lui a
permis d’exprimer et de démontrer son potentiel.

Pour la première fois dans sa vie scolaire, Lucas a fait sa rentrée sans crainte car il savait qu’il retrouvait Virginie
T., son auxiliaire de vie.
Les enseignants des années passées et de celle en cours s’entendent sur le fait que Lucas a enfin confiance en l’école, et
permettez-moi d’insister mais Madame T. a eu et a encore un grand rôle dans cette réussite.
Comment allons-nous annoncer à notre fils qu’il change d’AVS ? Lucas est fragile psychologiquement et le vivra très
mal. A l’issue de son CE1 et malgré la sympathie de son enseignant à l’époque, Lucas a fait une forte dépression c’est la
raison qui nous a encouragé à accepter la prise en charge SESSAD et principalement le soutien psychologique.
Quelles seront les conséquences d’une telle modification ? Ces agissements sont anti-pédagogiques.
Le handicap de nos enfants ne fait pas d’eux des sous humains qui ne méritent d’avoir à leur coté que des gens eux même en
mal d’intégration professionnelle. Être AVS de nos enfants est un vrai métier, surtout qu’on le reconnaisse enfin.
Un cadre
juridique est capital.
C’est pourquoi par la présente, nous vous sollicitons afin de non seulement permettre à Virginie T. de poursuivre
son investissement en qualité d’auxiliaire de vie mais aussi pour légiférer leur fonction.
Permettez-nous d’insister en vous informant sur la précarité de ces emplois qui permettent à des personnes remarquables
de ne percevoir que 600,00 € mensuel !

Nous avons dénoncé cette aberration à notre inspecteur académique ainsi qu’à Monsieur Xavier DARCOS, ministre de
l’éducation nationale.
Nous envisageons de saisir la presse si le 8 octobre, Lucas se retrouve seul sur les bancs de l’école. Ne considérez pas ces
derniers mots comme une menace mais à ce stade nous avons un devoir d’ information auprès de nos co-citoyens.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.
Laurent et Sophie V.

Lettre au Ministre de l’Éducation nationale

Madame Sophie V.
(…)
34500 BEZIERS

Monsieur Le Ministre de l’Education Nationale
110, rue de Grenelle
75357 Paris 07 SP

Objet : Béziers, le 5 octobre 2007.

Changement de l’AVS de notre enfant

Référence :
BDC/SC/538691

Copie à Monsieur Le Président de La République

Monsieur Le Ministre,
A réception de votre réponse, j’ai pris contact avec le Rectorat de Montpellier qui considère que cette affaire
n’est pas de son ressort en transférant le dossier à l’Inspection Académique.
Nous avons appris que l’Inspection d’Académie avait procédé au recrutement (toujours en cours) d’assistant
d’éducation. Madame Virginie T. a postulé le 22 septembre 2007. _ Son profil correspond puisqu’elle est
bachelière et a poursuivi ses études durant deux ans en université.
Ce jour, Madame M., assistante de Monsieur Le Secrétaire Général m’informe que Monsieur l’Inspecteur d’Académie a donné pour consigne de ne pas renouveler les contrats CAE en leur donnant
l’opportunité de travailler sous un contrat d’assistant d’éducation.

De plus, Monsieur L’Inspecteur d’Académie considère que mon enfant doit accepter le changement d’auxiliaire
de vie. Comment demander à un enfant de 10 ans de comprendre les mécanismes de l’administration, de plus
est, lorsqu’ils se révèlent injustes ?
Voici une semaine que Lucas ne dort plus et cauchemarde. A l’issue de son CE1, Lucas a fait une forte
dépression qui l’a conduit à vouloir mettre fin à ses jours, il avait 7ans et demi ! Mademoiselle T. est
arrivée l’année suivante : elle lui a permis de reprendre confiance en lui et en notre système scolaire.
Je vous adjure, Monsieur Le Ministre de permettre à Madame T. d’obtenir un contrat d’assistante
d’éducation et d’être nommée durant les 6 ans de ce contrat auprès de mon enfant. Sans quoi, je n’aurai le choix
que de déscolariser Lucas.
En vous remerciant de l’attention que vous voudrez bien consacrer à cette affaire,
Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Ministre, l’expression de ma très haute considération.
Sophie V.


[1Nous avons supprimé les patronymes

[2auxiliaire de vie scolaire

[3voir échanges ci-dessous

Messages

  • Bonjour, je suis aussi malheureusement confrontée au même problème que la maman du petit Lucas.
    Je suis maman d’une petite Audrey de 9 ans et depuis trois ans notre petite fille "a eu droit" à ne AVS, nous avons refait un renouvellement comme les autres années et à la rentrée de septembre, personne : pourquoi ???
    personne n’arrive à nous donner une explication plausible...
    je me bats et le terme est léger depuis 2 mois maintenant contre une adminstration "sourde et aveugle".
    Il y a semaine,on nous informe de l’arrivée d’une personne pour la rentrée du 8 novembre, très bien. mais ce soir je rencontre cette personne qui m’annonce qu’elle vient de signer un contrat CAE mais qu’il y aurait un gel de ce contrat:c’est à dire quel ne sera pas présente à la rentrée puisqu’elle risque de ne pas être rémunérée( et quel rénumération ??) que veut le gouvernement ?ce sont uniquement des effets d’annonces ???
    comment, nous parents d’enfants ayant des difficultés pouvons faire bouger ce gouvernement qui se cache derrière une adminstration ?? incapable de mettre en place des lois concernants la prise en charge de nos enfants dans les écoles primaires et collège.que devons-nous faire avec nos enfants ???
    quel est ce pays où le droit à l’éducation de tout à chacun est bafoué ??
    je souhaite bon courage à la maman de Lucas.

  • Je viens de lire les differents articles sur la situation de Lucas privé de son AVS. Je suis dans la même situation que Virginie. Etant pour quelques jours encore au sein d une école élémentaire à la Rochelle, j accompagne un enfant depuis 2 ans considéré comme hypercatif. Mon contrat se termine fin novembre et une autre personne prendra le relais. Apres avoir contacté les autorités, je m aperçois que jamais on ne parle du principal intéressé, c est à dire l’enfant ! Alors que la notion de temps est importante pour établir une relation de confiance entre l’enfant et l’AVS.Il serait bon que cet emploi dit "précaire" devienne un véritable métier, surtout lorsque l’on voit les résultats et les retours positifs. Je comprends autant le désarroi des parents que la déception de Virginie. Que faire ?
    Valérie

    • le 7 janvier 2008

      Mais dans quel monde sommes nous donc ? Outrée, scandalisée, devant de telles mesures.... contrats aidés... A part remettre les personnes au chomage le contrat aidé ne sert pas à grand chose.... Certes il permet à une personne privée involontairement de travail de retravailler pendant six mois, un an au mieux deux ans et de nouveau il se retrouve à l’entrée de l’anpe pour sans doute repartir encore dans un système de contrat aidé... Il peut ainsi passer sa vie à cumuler des CDD et puis après...
      Et lucas ? Il ne peut que réagir tel qu’il le fait, c’est déjà assez difficile pour lui alors pourquoi ajouter encore de la douleur, encore du mépris à cet enfant...
      Monsieur Sarkozy ose affirmer un peu partout qu’il faut travailler plus pour gagner plus certes.... une véritable utopie. J’ose espérer qu’il prendra la place d’un chomeur, d’un sans abri, d’un enfant privé d’avs, qu’il prendra cette place durant au minimum un mois pour qu’il puisse enfin comprendre la voix des opprimés, qu’il respecte leur voix...et de véritables mesures humaines voient le jour.

  • bonjour, je suis AVSi depuis 5 ans maintenant(j’ai eu un contrat d’assitant d’éducation) et je suis réellement en colère par rapport à la non reconnaissance professionelle de ce travail. Comme l’AVS de Lucas j’ai été envoyé sur le terrain sans formation aucune, à des Kms de chez moi et avec un contrat à 18 h par sem rémunéré 500euros !au bout de ses 5 années de galères, j’ai acquis des connaissances approfondies sur divers handicaps, une capacité d’intégration dans des classes de niveaux différents (de la maternelle au lycée !)je me sens vraimant très bien dans ce travail mais voilà, ce n’est qu’un tremplin pour aider des personnes à se former, alors, je vais laisser la place : je suis une élève dyspraxique depuis sa cinquième, aujourd’hui, elle est en seconde et je ne l’accompagnerais pas jusqu’au bac ! les conditions de travails des AVS sont en perpétuelles modifications : que les AVS travaillent de + en +, payées de moins en moins. Cette année, JE fais les cours de maths comme un prof, je lui enseigne les cours de physique et mon salaire tjs a 500 euros est bien loin des 2000 voire 3000 euros des profs à 18 h par sem aussi. Je sais, nous ne sommes que des outils à l’intégration d’enfants différents dans des cursus dit normal. J’ai tellement de vécus et d’histoires à raconter sur ce travail, non pardon, sur cette nouvelle forme d’esclavagisme, que c’est un livre que je pourrai écrire ! j’aimerai au plus profond de moi que nos emplois soient pérénisés en CDI avec les MDPH, car j’aime vraimant ce que je fais et je le fais tellement mieux maintenant !
    Continuons tous à nous battre pour les enfants d’abord, les parents, les AVS, les instits et les profs

  • Je viens de découvrir votre situation. Et au fur et à mesure de ma lecture je perdais tout espoir d’arriver à mes fins car au 31 Mai 2008 je vais me retrouver dans la même situation que vous car le contrat d’Amélie l’AVS de ma fille Alicia se terminera.

    Avant d’écrire à l’académie de mon département pour aller dans le même sens que vous je me suis attardée sur le net pour voir comment d’autres parents ont réussi à maintenir l’AVS en place auprès de leur enfant.

    Maintenant je déprime car apparemment il n’existe pas de témoignage allant dans le sens positif.

    Ma fille d’abord diagnostiquée avec des troubles du comportement autistique est aujourd’hui et ce depuis une semaine diagnostiquée avec des troubles envahissants du développement. Elle va avoir 7 ans le 11 mai et en guise d’anniversaire elle devra dire au revoir à Aurélie.

    Nous avons déménagés dans un petit village du Tarn et Garonne en septembre 2007. Aujourd’hui ma fille sourit, est heureuse d’aller à l’école, à envie d’apprendre à lire et à écrire, à des ami(e)s qu’elle souhaite inviter à la maison. Je ne rentrerai pas dans le détail des 6 années de galère, de combat, de pleurs, de colère que nous venons de passés à son père. Car aujourd’hui elle est heureuse et commence à s’ouvrir aux autres.

    La modification trés significative du comportement de ma fille en milieu scolaire depuis septembre 2007 est bien évidemment à toute l’équipe scolaire des enseignants aux dames de service, mais on la doit surtout à Amélie son AVS. Si Amélie s’en va qui me garantit qu’Alicia acceptera de s’ouvrir à nouveau à une nouvelle personne. Que la complicité et surtout la confiance s’installera avec une autre AVS.

    Je n’es pas le droit de jouer une partie de poker avec la vie de ma fille. On ne s’est pas battut pour en arriver là et prendre le risque à nouveau de la laisser s’enfermer dans son monde à elle. Aujourd’hui on me laisse espérer qu’elle pourra éventuellement et si elle continue dans sa volonté d’y arriver avoir une vie plus ou moins "normale".

    Quoi faire ! et ceux qui ont écrit la loi sur l’handicap n’ont t’ils pas pensés que "réussir à établir une relation de confiance avec un enfant en difficulté est le point éssentiel de son intégration dans le milieur scolaire et de ce fait la clef de l’égalité des chances vers une réussite.

    Voilà je ne sais quoi faire pour aider mon enfant à garder ses marques et son magnifique sourire.

    NOTRE COMBAT POUR LE BIEN ETRE DE NOS ENFANTS NE S’ALLEGERA T’IL DONC JAMAIS ; DITES MOI OU VOUS EN ETES ET SI DES ACTIONS ONT ETE MENEES ;
    merci

  • Bonjour , je suis AVS et j’ai connu la même expérience, puisque on m’a enlevé l´enfant que je suivais car on l´a mis en Clis, alors qu’il faisait énormement des progrès et que les parents étaient très contents.Personne, ni la maitraisse,ni le directeur, ni moi-même, on a été prévenu.Il parait qu’il est triste et qu’il n’avance plus.Je constate que les gens qui travaillent derrière les AVS sont complètement incompétents et insensibles aux problèmes de l´enfant. C´est pour ça que je ne veux plus continuer cette farce, car tu t´attaches à l´enfant et on te le change constamment sans tenir compte de son bonheur.
    Patricia

  • bonjour, je viens de lire votre histoire, voici l’expérience auquel je suis encore confrontée actuellement :
    je suis maman de 3 enfants, le deuxième, bruno a été victime d’une souffrance foetal aïgue, avec de nombreuses complications à l’accouchement, une longue hôspitalisation en réa,le pronostic vital a été compromis pendant un temps, mais mon fils c’est battu comme un chef, les 1er mois le diagnostic était trés vague, nous savions que bruno avait eut une importante souffrance cérébral avec des risques de séquelles plus ou moins grave, maintenant il va avoir 14 ans et nous y voyons plus clair au niveau médical.
    il souffre entre autre d’épileptie, de migraines, de dyspraxie, d’émiparésie du coté gauche, troubles des apprentissages etc...
    sa scolarité a été semée d’embuches plus ou moins importantes :
    - redoublement de la grande section de maternelle,
    - entrée en primaire trés conflictuelle, l’enseignante de CP c’est trés bien occupé de lui mais nous avons du déménager, car les autres enseignants ne voulaient pas tenir compte de ses difficultés, voir pire encore !!
    nouvelle ville, nouvelle école pour le CE1 (je crois qu’un résumé de mon conflit avait du me précéder).
    - l’enseignante responsable de mon fils cette année là, lui fait (nous fais) vivre un vrai cauchemar, en juin nous sommes obligés de retirer mon fils de l’école avec certificat médical pour dépréssion grave.
    entretriens avec le directeur qui m’assure que l’année suivante sera différente, (nouvelle équipe) et que les problèmes de mon fils seront pris en compte.
    - rentrée en CE2, en fait cette année là nous avons atteint le pire du pire, j’ai du faire appel à l’inspection d’académie, et menacer de déscolariser mon fils pour qu’un médecin scolaire prenne en charge le dossier de mon fils. mais de nouveau en juin bruno sombre dans une importante dépréssion et nous le retirons de l’école.
    - en 2004, bruno arrive dans une nouvelle école (privé), et enfin nous trouvons de vrais professionnels,
    une équipe exeptionnelle qui c’est investi pour permettre à mon fils de reprendre confiance en l’école et de progrésser.
    mais ses difficultés d’apprentissages étant trés importantes, nous intégrons un réseau de santé pour accentuer sa rééducation, son suivi médical avec une meilleur prise en charge et un soutien financier.
    de plus l’école fait la demande d’un ordinateur portable pour le soulager au niveau des écrits.
    - en 2005, bruno arrive à suivre mais avec un grand décalage, inscrit en classe de CM2 il participe aux cours de CE1 et CE2 pour les apprentissages fondamentaux.
    nous sommes également obligés de faire une demande d’AVS et de nouveau, le grand nimporte quoi !!!
    un premier accord en mars 2005, nous patientons afin d’obtenir la confirmation par la CDES, puis suit un rejet en mai 05.
    nous fesons appel et en juin 05 nous obtenons un avis favorable, mais le pire est à venir, car la même semaine c’est un nouveau courrier qui arrive directement à l’école et qui nous informe qu’il n’y a plus de personnel disponible, et que le budjet ne permet plus de nouveau recrutement.
    heureusement, les enseignants de l’école ont réussit des merveilles avec bruno.
    ensuite mon fils a été orienté vers une classe de SEGPA, 6° et 5° mais nous sommes toujours confronté a de trés grandes difficutés, bruno n’arrive pas du tout a suivre, les enseignants ne veulent pas qu’il se serve de son ordinateur qui reste enfermé dans un placard au collége.
    en mai 2008 lors d’une réunion de PPS le collége envisage de refaire une demande d’AVS car la prise en charge de mon fils dans le collége est compromis, bruno viens de rentrer en 4° SEGPA et je viens de recevoir un rejet pour l’attribution de l’AVS.
    voilà un résumé de nos mésaventures, nous serons fixé normalement en novembre sur la suite de la scolarité de bruno, restera t’il dans ce collége ? devrons-nous trouver un autre établissement ? le probléme c’est que les difficultés de bruno sont tellement particulières qu’aucun type d’établissement ne lui correspond vraiment. j’ai toujours la méme réponse, pas assez handicapés pour certains, et retard trop important avec particularités ne correspondant pas à l’école pour les autres. et qui va vraiment penser à son avenir ?
    comment allons nous faire ? moi je sais plus

  • BONJOUR

    NOUS C EST A MEYRINE QUI ALLONS LUI SUPPRIMER SON AVS POUR LE MOTIF POUR L ENSEIGNANT MEYRINE N A PLUS BESOIN D AVS ELLE EST CAPABLE D ECRIRE SEULE MAIS EN EC1 ET EC2 MEYRINE A FAIT DE GROS PROGRER ET LA ELLE TRAVAILLE CORECTEMENT MAIS L AVS NE COMPRTEND PAS LE BESOIN DE MEYRINE ELLE EST DANS LA CLASSE QUAND MEYRINE EST EN RDV ELLE RESTE 1 H SANS MEYRINE ALORS QUE MEYRINE A 6 H D AVS ELLE TRAVAILLE MIEU CAR DEPUIS QU ELLE EST SUR CONCERTA 18 MAIS ELLE EST TJ DYSORTHOGRAPHIQUE DYSPRAXIE ET DVS NOUS C EST LA VIE DE TOUS LES JOURS QUI EST TRES DURE MAIS PERSONNE NOUS ECOUTE ELLE EST DEPRESSIVE AUSSI ET PERSONNE NE L INVITE A DES ANNIVERSAIRES ET MEME L ENSEIGNANT DIT QU IL LA MET AU MEME NIVEAU QUE LES AUTRES
    PAS DE 1/3 TEMPS EN PLUS PAS PHOTOCOPIE PASDE CALCULETTE OU LES TABLES SUR LA MAINS ALORS A QUOI SERT LES PPS PAS LE DROIT DE PARLER A L AVS

  • Je suis maman d’un petit garçon de 4 ans et nous sommes en 2010. Les problèmes concernant les AVS sont toujours malheureusement d’actualité.

    Théo bénéficiait de l’aide d’une AVS depuis un an. Début janvier le directeur d’établissement (privé) nous a informé que l’AVS n’était plus présente en classe.

    Nous nous battons pour en connaître les motifs. Il s’agirait sans doute d’une question de budget. Je suis outrée, nos courriers restent sans réponse.

    • BONJOUR MAMAN DUN PETIT MATHYS DIFFERRENT COMME VOS ENFANT A SA FACON LES AVS C EST PAS SIMPLE A GEREER MATHYS ETAIT DANS UNE ECOLE PRIVEE A MONTPELLIER ET COMME LE REGARD DE L ENSEIGNANTE ÉTÉ TRÈS NÉGATIF ET PESE SUR NOUS DEUX JE L AI MIS DANS UNE AUTRE ECOLE EN PUBLIQUE MATHYS EST A 3 AVS EN TROIS SEMAINE DONT UN QUI NE SAIT JAMAIS PRÉSENTER ET DEPUIS UNE SEMAINE MATHYS NE VA PLUS A L ECOLE QUE DEVONT NOUS FAIRE NOUS PARENT DES SES ENFANT QUI MERITE LE MEILLEUR POUR QUE LEUR VIE DEMAIN SOIT DIFFÉRENTE ET PLUS SIMPLE POUR QUE LES INSPECTOIN ACADEMIQUE LES RESPECTE EN TANT QU INDIVIDU LA STABILITE DES GENS AUTOUR D EUX EST PRIMORDIALE QUAND AVEC UNE AVS SA FONCTIONNE ARRIVE A LES INSERER ON NE DOIT PAS LES CONSIDERE COMME DES NOTIFICATION UNIQUEMENT DU MDPH MAIS DES ETRE SENSIBLE
      mathys a 4 ans et demi et exploise lorsqu il est en collectivite sur du grand groupe entre hyperactif et dieu seul sait deux de combat et des progre qui se confirme sauf en collectivite

  • je suis la maman de maxime il est ne grand prema avec son frere jumeaux maxime a fait une infection au catetere et de là s’en est suivi plusieurs arrets cardiaque. au bout d’un mois et demi le diagnostique est tombe il est tétraparésique des 4 membres (retractions musculaires importantes) hypotonie du dos et dysparesie visuelle. maxime a eu sa premiere avs a la maternelle aa partir du mois de novembre, donc de la rentree jusqu’à son arrivee je restee en classe avec mon fils. son avs, jeanne a été formidable, elle s’est renseignée auprès des proffessionnels qui encadraient maxime pour savoir qu’elle était la meilleure attitude à avoir. son renouvellement fut effectif pour la rentrée suivante, or que debut juin avant meme la sortie des classes jeanne a été tout bonnement remerciée alors que les deux ans de contrat n’ont pas été effectués. je n’ai pu avoir aucuns recours a priori toutes les avs d’un certains ages étés tout simplement supprimés alors que jeanne été une ancienne institutrice. elle a vraiment beaucoup aide maxime dailleur nous continuons a nous rencontrées avec l’enfant. de nos jours maxime a une autre avs (un cas social) qui n’est jamais a l’heure ou tout bonnement absente. je suis dans l’attente d’une réaffectation . je trouve dommage que n’importe qui peut prétendre a ces postes un minimum de formation serai nécessaire et pas en fin d’année scolaire mais avant d’embaucher. et nous serions en droit et meme devoir de pouvoir garder la meme avs pour chaque période scolaire maternelle primaire secondaire...
    le quotidien est déjà un combat alors pourquoi faire subir cela a nos enfant où est le cote spychologique de la chose enlevé une avs a un enfant est totalement déplace et incorrecte je souhaite bonne chance a tous ces enfants aux parents et aux avs

  • *je me trouve dans la meme situation , mon garcon ( non voyant ) a une AVS depuis bientot six ans , il est en 5e et ils veulent arreter le contrat a la fin de cette année scolaire...Je trouve ca Aberrant..quel est le but , l’enfant ?? certainement pas L’AVS ?? certainement pas non plus.. alors il ne faut avoir fait de haute etude pour comprendre que c’est une aberration totale...

  • je suis dans la même situation, mon fils de 6 ans a une AVS extraordinaire avec qui il a appris a parler et a être avec les autres enfants lui qui rester dans un coin , malgrès plusieurs courriers a l’académie, pole emploi ect là j’écris a vincent peillon ministre de l’education nationale maintenant nous verrons la suite mais je ne me fais pas d’illusion mais j’espere que je reverrais isabelle en janvier et que si une nouvelle arrive notre fils voudra bien continuer dans ses efforts et pas régresser.
    Courage a toutes les parents dans notre cas .je vous tiens au courant si j’ai une bonne réponse.
    Bonne fetes a tous
    lucie

  • Bonjour
    Je me retrouve dans cette situation, 2 ans avec un enfant qui est très angoissé, 4 mois a comprendre comment il fonctionnait, il y a 1 mois, je lui ai annoncé mon départ ! => refus de travailler, agressivité, bref retour à la case départ alors que tout semblait s’améliorer !
    Ses contrat ne servent à rien puisque les postes d’AVS en cdd n’existe pas, pourtant, les merveilleux instits avec qui j’ai passé ces 2 ans ont vraiment besoin d’aides ! Bref mon petit D m’a confié ne plus " vouloir venir à l’école, "je veux rester à la maison" On rajoute de la souffrance à un enfant, quoi de pire !

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