AC ! Réseau - Agir contre le chômage et la précarité
Accueil du site > Des droits et des luttes > EMT : Mieux vaut ne pas travailler tout de suite et avoir dans (...)

EMT : Mieux vaut ne pas travailler tout de suite et avoir dans l’avenir le respect que tu mérites

Une chômeuse raconte son refus d’EMT pré-contrat aidé

samedi 17 novembre 2007, par une précaire

Quelles options pour les patrons qui n’aiment pas qu’on leur impose ?
L’évaluation en milieu de travail, ou EMT, une période de travail gratuit, avant la période d’essai, est un bon test de soumission aux exigences patronales.

Et pour les précaires, qui eux non plus n’aiment pas qu’on leur impose tout et n’importe quoi, et certainement pas du travail gratuit ? Ne pas se laisser faire, défendre ses droits, ne pas garder le silence !
Illustration

Une chômeuse de Brive raconte

Tout d’abord c’est une personne que je connais à l’Anpe, qui m’a mise sur cette offre d’emploi à savoir : un poste de secrétaire-comptable dans une "casse automobile". J’étais ravie que l’on pense à moi et donc mes compétences ne faisaient alors aucun doute...
Le jour même je décroche le rendez-vous avec les patrons de cette société ; rendez-vous pris à 18h15 (jusqu’à 19h30) un bon contact. C’est lors de ce rendez-vous que j’apprends, le détail de l’offre : travail du mardi au samedi inclus jusqu’à 18h (bref je n’étais pas préparée à travailler le samedi, j’ai une petite fille de 4 ans...), je réfléchis vite et je me dis que l’on peut pas tout avoir lorsque l’on veut travailler ! je prends sur moi d’accepter.

Un petite doute s’installe dans mon esprit lorsque j’apprends que c’est pour remplacer une personne démissionnaire avec une ancienneté de 8 ans (car, soi-disant, elle voulait imposer à ses patrons de ne plus travailler les samedis ; bien que cela ne me regarde pas... ils s’expliquent : vous comprenez nous n’aimons pas que l’on nous impose ; mais là où je m’étonne, elle doit déposer sa démission le lendemain matin ; ils procèdent au recrutement alors qu’elle n’a pas encore démissionné ... !)
Bref, nous sommes d’accords pour commencer rapidement afin que la personne démissionnaire me transmette certaines données (moi je me dis que ce n’est pas nécessaire mais s’ils le souhaitent ainsi... faisons l’effort)...

Quelques jours s’écoulent, car bien entendu, ils ont d’autres personnes à rencontrer (sans problème).
Un matin, je reçois un appel de mon contact ANPE, qui me dit : "pour appuyer ta candidature, j’ai pris sur moi, de leur proposer un essai d’une semaine sur le terrain, l’employeur est d’accord, mais tu ne seras pas rémunérée ..."
Sans même m’en informer au préalable, l’anpe passe cet accord avec l’employeur. Je réponds à mon contact ANPE,
- mais là je ne suis pas d’accord
- et bien tu leur diras toi-même me dit-elle, et si tu refuses tu ne travailleras pas -sous entendu ; et dans l’avenir non plus-)
-  je dois faire garder ma fille, les frais engagés sur une semaine sont énormes... je vais réfléchir ...

Quelques jours s’écoulent... l’employeur me téléphone pour me proposer cette fameuse EMT [1] ; - "venez demain matin nous en parlerons".
Le lendemain (mercredi), nous convenons de tout (je prends sur moi encore une fois), nous sommes d’accord pour une rémunération (entre-nous me disent-ils) de cette semaine de travail avant de signer le CIE [2] comme convenu au départ (il faut préciser que les patrons m’informent qu’il y aura 1 mois d’essai renouvelable une fois).
Voyant qu’il ne mettait rien par écrit de nos accords, je leur ai posé la question
- "comment matérialisons-nous notre entretien de ce jour par écrit ; à savoir la rémunération de cette fameuse semaine que l’on me demande !" C’est la question de trop.
- Vous ne nous faites pas confiance, vous n’êtes pas compétente dans ces conditions nous ne ferons pas affaire avec vous ;

A la suite, différentes correspondances échangées avec l’Anpe de Brive.

De : s
Envoyé : mercredi 24 octobre 2007 15:30
À : A (ALE BRIVE CENTRE)
Objet : compte rendu

Bonjour,

Comme tu le sais déjà, nous avons pas réussi à trouver un accord satisfaisant relatif au paiement de la semaine d’évaluation.

D’un commun accord pour débuter le plus tôt possible, nous avions convenu de signer le contrat d’évaluation avec un paiement de leur part.

J’attendais de leur propre initiative une formalité écrite de nos accords. (oui, oui nous nous arrangerons après, entre-nous !)

Voyant qu’il ne me proposait rien dans ce sens, et pensant qu’il comprendrait aisément l’objet de ma demande, je leur ai moi-même posé la question de comment faisons-nous pour régulariser par écrit les termes de nos accords qui consistaient à me payer cette semaine de travail jusqu’à la signature du CIE.

Et là s’est devenu un problème pour eux !

C’est sûrement mieux ainsi.

S

----- Original Message -----
From : A (ALE BRIVE CENTRE)
To : s
Sent : Wednesday, October 24, 2007 3:17 PM
Subject : RE : compte rendu

Bonjour,

L’ EMPTR n’a pas vocation à être payée par l’employeur, elle permet au personne qui n’ont pas travaillé depuis longtemps de mettre un pied dans l’entreprise et de démontrer leurs capacités malgré une expérience lointaine. Mme J vient d’embaucher une candidate compétente.

A

De : s
À : "A (ALE BRIVE CENTRE)"
Objet : Re : compte rendu
Date : mercredi 24 octobre 2007 16:07

La loi n’autorise pas le travail non rémunérée.
L’EMPTR doit-elle être imposée ou acceptée par toutes les parties ? Ce n’est pas à sens unique.
La période d’essai a pour vocation de démontrer la capacité malgré une expérience lointaine... et elle est payée ! D’ailleurs ils ont bien compris puisqu’ils étaient d’accord.

Je suis ravie que Mme J ait embauché une candidate compétente.


Original Message -----
From : s
To : a
Sent : Friday, October 26, 2007 10:57 AM
Subject : Réponse lettre du 25/10/07 + DOCUMENTATION

Madame,

Je vous confirme ma présence au RDV du 6 nov. à 10h15.

La synthèse que vous apportez à l’offre d’emploi de M. et Mme J ne correspond pas du tout à la réalité ; il ne faut pas déformer. Je n’ai absolument pas décliné l’offre ; c’est Mme J, elle-même, qui a fait le choix de ne pas poursuivre l’embauche et vous rappelle à ce sujet, nos échanges de correspondances du 25/10/07 par e-mail (copie ci-dessous).

Vous avez voulu ignorer que je n’ai aucune rémunération Assédic, que les frais de garde de ma fille représente une perte finançière non négligeable ainsi que les frais de transports etc... ! ! !

En conséquence, vous ne pouvez pas considérer que j’ai refusé un emploi.

J’estime avoir été contrainte à faire du bénévolat sous pression de l’Anpe et l’entreprise, et c’est pourquoi, toujours dans le souci d’avoir un emploi et pour satisfaire tout le monde, une négociation était engagé concernant le paiement de cette semaine de travail entre M. et Mme J et moi-même ; elle n’a pas abouti car au moment de matérialiser nos accords par écrit , ils ont refusé catégoriquement de le mettre par écrit et m’ont informé de leur refus pour poursuivre.

Aujourd’hui, vous concluez et me refusez l’accès au travail ; je ne peux rien changer à cette situation mais je vous confirme ne pas avoir REFUSE DE TRAVAILLER.

Meilleures salutations.

Ceci dit hier, le 6 novembre, j’avais rendez-vous à l’anpe.
"Bon faisons le point tout de suite sur ce qu’il s’est passé" me dit-elle !

ANPE :"Je prends note que vous refusez de signer l’Emt"
Moi : "Je ne refuse pas de signer une EMT, je refuse de travailler gratuitement".
ANPE : "bon je vais le noter dans votre dossier ; ce n’est plus la peine de vous proposer d’EMT (mais alors là il n’y aura pas beaucoup d’offres...)."

Il n’y a pas eu de sanctions (apparentes) je ne suis pas radiée (pour l’instant).

D’ailleurs cela aurait été un comble. Je suis très en colère car je me dis qu’il y a tellement de personnes qui elles, ne peuvent pas refuser ou bien qu’elles se font piéger car c’est si bien ficelé et nous, nous sommes dans l’aveuglement de décrocher un contrat tout de même  ; comment peut-on avoir assez de clairvoyance pour savoir que toutes leurs manoeuvres nous mèneront peut-être à un contrat mais pas à un poste où nous nous épanouirons car observe bien ton entretien et tu sauras quel employeur tu auras.

Mieux vaut ne pas travailler tout de suite
et avoir dans l’avenir le respect que tu mérites.

Notes

[1] Evaluation en Milieu de Travail : période de travail non rémunérée pour le chômeur, sous prétexte d’évaluation des compétences, avant une embauche ou pas

[2] Contrat Initiative Emploi, contrat aidé, c’est à dire subventionné pour l’employeur, voir notre article CIE

49 Messages de forum

  • Je doute que vous ayez loupé le poste du siècle. Je plains même la demandeuse d’emploi qui occupera ce poste, elle est mal barrée, généralement dès que les problèmes commencent le premier jour, ça prévoit déjà de la suite.

    Répondre à ce message

    • sauf que la personne precedente avait occupé ce poste pendant 8 ans ; donc sans doute pas poste du siecle, mais pas une mauvaise gache apparemment...

      Répondre à ce message

      • c’est pas parce que quelqu’un reste en poste 8 ans que c’est forcément un bon poste. En 20 ans de cdi, cdd, et de boulot en intérim j’en ai vu des postes et j’en ai remplacé des assistantes.
        Des filles qui étaient suivies par des psy. qui chialaient sur leur poste tellement le boss leur menait une vie impossible (pourtant ça faisait des années qu’elles étaient au même poste), personne ne les empêchait de partir, mais bon c’est bien connu le clou finit toujours par rencontrer son marteau. j’ai même remplacé une fille devenue anorexique, qd j’ai vu le boss j’ai compris pourquoi, il m’a tapé une fois (et la dernière fois) une crise de nerfs en donnant des coups de pieds dans mon bureau et dans ma poubelle, il ne m’a plus jamais revu. Quand a sa secrétaire même hospitalisée elle trouvait le moyen de m’appeler tous les jours, tellement elle s’inquiétait de son poste. (2 beaux sado-maso qui s’étaient bien trouvés). La boîte d’intérim a été incapable de leur trouver une intérimaire stable (les filles se cassaient pendant la période d’essai).
        Moralité c’est pas parce qu’on a un boulot qu’on est forcément heureux sur son lieu de travail.
        C’est vrai qu’en France l’épanouissement des gens on s’en fout du moment que tu bosses et que tu consommes !

        Répondre à ce message

    • Je suis surprise du tutoiement de votre conseiller pôle-emploi. Familiarité= abus, elle s’est permise de décider à votre place sans vous en parler... Je pense que le problème est là, vous auriez fait une EMT de votre plein gré, vous n’auriez pas écrit cet article.

      Répondre à ce message

      • Tout d’abord c’est une personne que je connais à l’Anpe,
        Première phrase du texte !! En général quand on dit ça, c’est qu’on connait la personne au point de la tutoyer.

        Et pour le reste, ce n’est pas tant que cette personne ait décidé pour sa connaissance, mais le problème de l’EMT tout court.

        Cette dame aurait fait l’EMT de son plein gré, qu’elle se serait heurtée aux mêmes problèmes et qu’elle aurait découvert également l’arnaque qu’est l’EMT. Et elle aurait écrit aussi cet article !

        Vous savez ce que c’est au moins une EMT !!

        Répondre à ce message

  • Il parait que l’abolition de l’esclavage date du 27/04/1848 !

    Voici la preuve qu’en France les droits de l’homme ne sont pas universels.

    Aujourd’hui le "législateur" a trouvé une bonne manière de rétablir l’esclavage grâce à l’EMT.

    Combien de temps allons nous encore baisser la tête ?

    J’ai honte de mon pays devant ton témoignage.

    Je te souhaite bon courage.

    Répondre à ce message

    • Ne confondez pas.

      L’EMT n’a rien de l’esclavage. C’est le rétablissement de la "corvée" féodale. Travail gratuit dû à un seigneur, en l’occurence un employeur. Et évidemment sanctions en cas de refus.
      Et gratuit, absolument pas. Il n’y a gratuité que pour le candidat, l’employeur empochant quelques sous de l’ANPE censés l’encourager à embaucher la personne.
      Si cela continue, ce sera bientôt au salarié de payer !

      Le nouvel esclavage ce sont les conditions de travail de certaines entreprises (notamment en ce moment les fameux centres d’appel qui font beaucoup parler d’eux) où on spolie totalement les salariés de leurs droits en leur enfonçant bien dans le crâne que seul, l’employeur a tous les droits. Et en guise de gîte et de couvert, on leur fait l’aumône d’un Smic qui parvient à peine à les faire vivre.

      Eh oui, voici où on en est au 21e siècle.

      Répondre à ce message

      • s- de brive,

        merci à tous pour vos réactions.
        Malheureusement, je ne suis pas seule dans ce cas...
        Il faut bien se dire une chose (même si je conserve l’espoir de trouver un emploi) la liste des meilleurs employeurs ne se trouvent pas dans le fichier de l’ANPE...(à l’ANPE leur seul souci est de faire diminuer les statistiques du taux de chômage mais n’ont pas pour vocation "d’aider les chômeurs".
        Les bons se trouvent dans un circuit fermé alors comment faire ?

        Répondre à ce message

        • c’est à gerber...merci à tous ceux qui se respectent

          Répondre à ce message

        • UNE regle d’or dans la vie ,ne jamais travailler pour rien , en cas d’une éventuelle embauche proposer au maximum une journée d’essai
          ,pas plus ,sinon une semaine ,mais négocier avant un arrangement financier ;le patronat joue la carte du chantage a l’emploi ,une honte
          et faut pas qu’ils s’étonnes qu’on ne puisse pas les saquer ,pire qu’eux tu meurs ,des charognards de premiere ,voilà chez nous pourquoi tant de gens depressifs et malades en france ,sans parler des salaires de merde ,et des loyers scandaleux ;ne vous dévalorisez jamais ,car vous valez mieux qu’eux , et surtout ne soyez pas trop familiers car leur doctrine ,est un jour je suis salarié ,un autre je suis patron , et là , il vous la fait fermer ; tenez votre place , mais n’en faites pas trop , car de toute façon ,n’attendez rien d’eux ,aucune considération
          alors gardez les pieds sur terre !! c’est fini les années 60/70 , j’y etait ,les salaires et les boss étaient encore pas trop cons , tout allait pour le mieux ,en géneral ; j’apporte mon soutient a tout les jeunes et les vieux virés comme des kleenex ,car on ne peut pas changer
          ces ripoux ,archaiques et arriérés ; courage a tous ,accrochez vous , et faites vous respecter !! A+ michel tournier

          Répondre à ce message

      • Même si vous parlez de "corvée féodale" peu nombreuses sont les Personnes a pouvoir s’épanouir dans un travail.
        Il y a ceux qui cultivent un don (art, gastronomie, horticulture), il y a ceux qui ont la fibre commerciale, ceux qui sont fonctionnaire avec la sécurité de l’emploi ou ceux dont le niveau d’étude leur permet parfois de se maintenir hors des difficultés des moins bien diplomés, des chomeurs de longue date.
        J’ai vécu comme pas mal de Gens des difficultés avec un patron et réalisé la réalité du monde actuel du Travail.
        Plus de demande et moins d’offre donc à celui qui saura accepter des sacrifices, ranger son égo sans pour autant se détruire psychologiquement.
        C’est pour cela que malgrès les critiques de l’EMT, je vais en faire la demande dans une entreprise où je souhaite être vendeur après 2 CANDIDATURES sans réponse favorable.
        Pourquoi ? Parce que je n’ai à priori pas le profil pour être vendeur mais je sais que c’est faux et l’EMT prouva à mon patron et surtout à Moi même que je peux y arriver même après 2ans de galère professionnelle.
        Heureusement il reste un socle de principes et de savoir vivre en société dans cette jungle mais il faut prendre sur soit et ranger son égo pour (sur)vivre.
        Après il y en a qui magouille, qui vive à juste titre ou non avec les aides sociales... C’est important d’être aidé mais vu le contexte de cette société de compétitions certains sont tentés de se dire "pourquoi faire des efforts puisque nous sommes aidés par l’Etat".
        Comme le disait un internaute dans son commentaire, la société nous demande de mener à bien un travail et de consommer. Le bien être, la reconnaissance du travailleur semble passer après.

        Cordialement

        Répondre à ce message

        • On ne peut pas accepter des sacrifices et ranger son ego sans se détruire psychologiquement !!

          Vous devriez lire sur ce site les témoignages sur Gifi et Lidl où des gens ont accepté des sacrifices et ont rangé leur égo... et sont détruits psychologiquement.

          Et si vous pensez que c’est avec une EMT que vous allez vous faire embaucher... il va être payé le patron !!! vous allez juste lui donner le goût de quelque chose qu’il ne connaît peut-être pas, la bonne aubaine être payé pour faire travailler quelqu’un sans lui donner un sou !!

          J’avoue que je n’ai pas très bien compris la dernière partie de votre message.
          Vous encouragez les gens à courber l’échine et à accepter de se laisser exploiter plutôt que de vivre des minima sociaux ??

          Répondre à ce message

      • Et le pire c’est qu’en 2012 cela subsiste, et prend même de l’ampleur. Je vais d’ailleurs tester, avec un peu de chance. Car entre les mille et une formations à la con qu’il faut faire et pour lesquelles il faut, bien sûr, raquer de sa poche en grande partie, et la manche dans la rue, l’état comme les "collectivités locales", sans parler du patronat opprimé, se foutent tous pas mal du niveau éducationnel. pensez donc, un Master d’Histoire, ça n’ouvre même pas les portes d’une boîte d’intérim... refus sur refus, même pour la manut’ les mecs (et les filles). et ça, à 31 balais. Il est beau l’avenir, qu’il se prénomme Sarkozy, Hollande ou que sais-je encore, Martine.

        Répondre à ce message

  • EMT : Mieux vaut ne pas travailler tout de suite et avoir dans l’avenir le respect que tu mérites 28 avril 2008 14:18, par laurianne en reconvertion et heureuse de l’être !

    Je voulais juste apporter un autre eclairage, pour quelqu’un qui n’a PAS toutes les compétences demandées pour le poste, ou souhaite LUI, jetter un oeil sur un poste nouveau, l’EMT permet de se rendre visible, ce qui fonctionne bien mieux que toutes les autres techniques de réponses aux offres d’emploi à priori ! donc oui ça peut valoir le coup, reste à savoir pour qui et dans quelles conditions. c’est évident que dans le cas de cette dame, c’est trés limite de la part de la conseillère ANPE et encore plus du côté de la boite mais comme tjs...restons précis !

    Répondre à ce message

    • desolé pour lortographe je le di davance parceke yen a ki suporte pa sa alor lisé pa la suite bref pour ce ke sa interesse kan mm ! je vé vou raconté se ki se passe pour moi en ce momen ! alor jé vu une ofre dan le site de l’ANPE pour fair routier jé fé une telecandidature é je corespondé o critaire dc jé u un numero de telefone a joinde une foi apelé je tombe sur une agence interim é la on me di oué passé vou alé vou inscrir é apré avoir fé les papié la femme me di bn en faite pour cet annonce jé un pti probleme ! alor bn jecoute kan mm se ke la bonne femme a a me dir é elle me di alor la dame ki cherche un chauffeur la semaine derniere elle a u un mec ki é resté 1 semaine elle la formé é ensuite il c baré parceke sa lui plesé pa ! dc com elle a pa envi de repayé pour kelkun ki pouré partir elle me propose un EMT alor la desuite elle me di vou touché le chomage reponde non
      é la elle me sor a c domage parceke avec ce contra vou orié pu touché le chomage en alan travail éé alor je lui di é comen je peu fair alor ! bé elle me di tt souriante bé il fo travailé mé san etre payé juste deu semaine é apré sa ouvre un lon cdd ! alor je lui é di desuite mé c cho sa kan mm je me deplace c a 30 borne de ché moi é tt é je sui pa payé ! aor je lui fé comprendre ke pour deux semaine sa sera pa possible a la limite un cdd de 1 jour com sa je teste é apré je lui di si je veu continué mé la deu semaine nn ! é le landemain matin elle me rapel pour me dir oué jé parlé avec la dame elel seré peu etre dacor pour ke lEMT ne dur kune semaine ! é la jen sui la je c pa koi fair je trouve sa tro deguelass ke sou prtexte de prendre un risk ke le mec se casse on bosse san etre payé c une honte a notre epoke bref c la vie elle va alé se fair voir je croi ché plumo cel la c pa moi le chef dentreprise ! c eu ki on dla tune !
      nn mé je te di cel la elle veu le beure largent du beure le cul du crémier on diré pffffffff

      alé tchao tt le monde é encor dsl pour les faute mé jété préssé

      Répondre à ce message

  • Je suis chômeur depuis peu. Je vais intégrer bientôt un centre de formation AFPA. Je reste chez moi à longueur de journées, à attendre le résultat de mes examens. J’ai lu ce que vous disiez sur l’EMT. Je suis contre vos arguments. Je ne veux pas rester chez moi. Je veux mettre a profit ma période d’"oisiveté" pour aller au contact du monde du travail et gagner en expérience. Je ne serai pas payé par mon employeur ? Qu’importe ? Je reste rémunéré par les ASSEDIC ! mais au moins je continuerai à me lever le matin, à accomplir quelque chose, à emmagasiner des connaissances, à remplir mon carnet de relations... et je me ferai enfin une idée précise du métier vers lequel je me tourne. Il n’y a aucun mal à ça, donner un peu de son temps (10 jours... dans la vie d’un homme... :) faisant aussi preuve d’entraide et d’eco-citoyenneté (ou un truc comme ça je suis pas très doué pour les aphorismes et néo-barbarismes médiatiques) car non, toutes les entreprises ne sont pas encore régies par des super-patrons multi-milliardaires et esclavagistes. Je vais donc aller filer un coup de main gratuit à un artisan. c’est bon pour moi !!

    Répondre à ce message

    • Donner de son temps bénévolement en faisant preuve d’entr’aide, à AC ! on connait puisqu’on fait ça depuis des années.
      Nous n’avons pas besoin d’un patron pour « "continuer à nous lever le matin, à accomplir quelque chose, à emmagasiner des connaissances" ». Quant au carnet de relations, il est plein à ras bord de coordonnées de précaires.
      Comme vous n’avez pas l’air d’être totalement demeuré, vous avez sans doute noté la différence entre aller aider bénévolement un artisan qui vous offrira un peu de son savoir et être obligé d’aller travailler à la chaîne pour pas un rond pour conserver son allocation chômage.

      Répondre à ce message

    • Je resterai dans l’optique de Monique en espérant qu’effectivement vous n’êtes pas aussi demeuré que le laisse penser votre beau discours.

      L’EMT, vous comprendrez ce que c’est réellement quand vous aurez épuisé vos indemnités Assedic sans avoir décroché un seul emploi durable, malgré vos EMT à la chaîne.

      Vous comprendrez, quand vous aurez bossé gratis pour toutes les entreprises de votre région et que pas une ne vous a embauché. Sacré coup pour le moral, malgré les compétences et l’expérience accumulées, personne ne veut de vous.

      Vous comprendrez, quand vous serez obligé de passer à une autre région au moment où vos revenus baisseront drastiquement (ASS, RMI) et que l’on continuera à ne vous proposer que des EMT à la chaîne.

      Quant à votre dernière phrase, c’est l’artisan qui rigole bien. C’est bon pour vous ! c’est sûr qu’en fournissant le tube de vaseline, ça passe bien mieux !

      PS : désolée, Monique, de n’avoir pu résister mais là c’était trop bon pour moi !!

      Répondre à ce message

      • Bonjour ! je lis ces réponses à mon poste et... Arf... Je n’arrive toujours pas à être d’accord avec vous. Je vais peut-être, pour être plus clair, vous raconter comment j’évolue dans le monde du taf depuis 10 ans.
        Voila, j’ai donc passé un bac "L", suis entré en fac d’anglais, ressorti bien vite avant même les 2° partiels, parce que 1> boulot scolaire pas pour moi et 2°>besoin de subvenir à mes propres besoins. Donc départ dans la vie active à partir de rien. Intérim (pas terrible) puis restauration (dur dur... mais pas de chômage). J’ai donc commencé par faire la plonge dans un resto, puis j’ai appris "sur le tas" comment tenir un plateau, prendre une commande, préparer des cocktails.... au final, je gagnai 1400€ net au bout de quelques mois. Ensuite, j’ai postulé à une annonce dans la vente, en téléphonie, matos informatique et multimédia, niveau bac+2 et 2ans d’expérience requis. J’ai été embauché en CDI : Rupture par démission au bout de 9 mois (usant, ce boulot !) mais je pense avoir gagné puisque j’étais loin au départ d’avoir les bagages voulus sous le bras (A la question "aimez vous l’argent ?", lors de l’entretien d’embauche, j’ai juste répondu "oui"). Bon, De là, retour en restauration. Petit voyage en Irlande, parfaire mon anglais. (ils embauchent en priorité les français après les irish, car on est durs à la tâche, bien plus qu’un asiatique ou qu’un hollandais, les deux autre "nationalités" les plus présentes là-bas. Sachez-le ça peut être utile !)
        En parallèle, je développais dès mon retour en France des connaissances amateur en infographie, me formant via la presse et les sites spécialisés, pour un coût (hors matériel, il est vrai) inférieur à 20€/mois.
        J’ai rencontré ma compagne il y a un an et décidais il y a quelque mois de lui offrir autre chose que "vis ma vie de Barman" et négociais mon licenciement avec mon employeur (d’où ma remarque sur les patrons qui peuvent se montrer humains et conciliants...)
        Voila ce qui m’amène à ma situation actuelle (rappel : Chômage depuis Novembre, inscription comme demandeur d’emploi, réalisation d’un bilan de compétence, inscription à l’AFPA, examen d’entrée, actuellement : attente des résultats et recherche d’EMT... en seulement 3 mois.)

        Alors pour en revenir à nos moutons, (dont apparemment je fais partie)

        1) J’ai pu travailler 8 ans sans avoir jamais eu de diplôme (sauf le Bac, m’enfin jusqu’ici ça ne m’a jamais servi !!) et presque toujours en CDI : D’intérimaire en manut’ à saisonnier, en passant par attaché commercial, responsable de restaurant... sans rencontrer de période de chômage et sans une seule fois avoir besoin de m’inscrire à l’ANPE.
        2) C’est justement ce qui m’a permis de cumuler suffisamment de droits pour être tranquille pendant 1 an, à toucher presque 1000€/mois.
        3) Je n’ai pour l’instant reçu aucune réponse négative de la part ni de l’ANPE, ni de l’AFPA, ni de l’organisme qui s’occupe de mon bilan de compétences.
        4) Si je demande un stage rémunéré, je n’aurai aucune réponse et attaquerai ma formation sans avoir eu la moindre expérience sur "le terrain", d’où, pour moi, l’intérêt de l’EMT, qui permet à des employeurs qui sont un peu la tête dans l’eau en ce moment, d’accueillir un stagiaire même sans avoir les moyens de le payer.
        5) Si je ne peux pas entrer en formation ou si je la rate, j’aurai effectivement perdu un peu de temps... bon.
        6) Rien ne m’empêche (et c’est pareil pour tout le monde) de faire la fouine et de bosser au noir en restauration pendant la durée de mon chômage. (j’imagine que dans le BTP ça doit être possible, non ?)
        7) A la fin de mes droits, si rien n’a bougé, je ferai simplement ce que j’ai toujours fait, j’irai en ville (n’importe laquelle, ça marche) et donnerai mon CV à tous les patrons de bars, dans les magasins, les supermarchés, les stations service... puis n’aurai qu’à rentrer chez moi et attendre le premier coup de fil (reçu en - de 6heures à Grenoble en 2002, je prend cet exemple car je venais d’y débarquer et ne connaissais absolument personne. Après, c’est une affaire de relations)

        Voila, on s’écarte un peu du sujet principal (avantages et défauts de la formule EMT), mais il me paraissait important (quitte à figurer dans un autre topic) de vous livrer ma conception du monde du travail, n’étant en rien une exception (j’ai des dizaines d’amis issus de la "confrérie" des restaurateurs qui ont le même parcours). Bref, je suis un jeune (27 ans) sans diplôme, issu d’un milieu très modeste (Chambéry-le Haut, pour les gens qui connaissent) QUI N’A JAMAIS CONNU NI PRECARITE NI CHOMAGE !
        Et ma philosophie, très personnelle mais qui illustre bien mon parcours : le boulot c’est comme les emmerdes. Il suffit que tu en cherche pour qu’une dizaine de types te tombent dessus !!
        J’espère que cela en aidera certains, qui ne savent pas quoi faire : Dans l’absolu, il y a toujours du taf. Faut aller le chercher c’est tout.
        Pour finir, je voudrais simplement rappeler que j’ai bossé avec tous types de personnes, du bardé de diplôme qui trouve pas de boulot dans sa "branche" au pt’it gars de la cité (dt je rappele je fais un peu partie) qui ne vit pas du racket ou du shit, du noir au blanc, du jeune au vieux...

        Pour finir, j’ai parcouru votre site et ne réfute en rien la légitimité des gens qui galèrent. Chômage et précarité sont une réalité et j’ai conscience d’avoir été autant chanceux que courageux : Courage, donc, à tous, le combat est rude, la victoire est belle.

        Répondre à ce message

        • Mais oui, c’est ça, le boulot, y’a qu’à se baisser pour le ramasser.

          27 ans ! la seule chance que vous avez, c’est encore votre jeunesse qui permet aux employeurs de vous étourdir et de vous exploiter.

          Des gamins comme vous, j’en vois tous les jours défiler dans l’asso où je bosse. Et perdre leurs illusions très rapidement.

          Personnellement, j’ai bossé 15 ans sans connaître le chômage, j’étais rémunérée au niveau de mes compétences et de mes diplômes. Et je n’avais jamais connu le Smic avant les années 2000.

          J’ai galéré au RMI, et j’ai connu les contrats aidés, qui n’aident que les employeurs. Le mois prochain, je suis de nouveau en CDI à temps plein. Coup de chance ? certes non, cela est dû à mes compétences et à mon expérience professionnelles.

          Mais je n’ai jamais, jamais bossé gratuitement pour un employeur ! question de dignité.

          Juste en passant, pourquoi une réponse fleuve ? pourquoi ce besoin de justification ?

          Courageux ! quand on se pare de tels adjectifs, c’est qu’on veut convaincre. Reste à savoir si c’est nous, ou vous !

          Et quand on finit par les beaux conseils de "faut se bouger et patati et patata, du boulot y’en a", c’est qu’on essaie de s’illusionner.

          Vous êtes comme nous, exploité, précarisé et en vous réfugiant dans ces discours nous vantant le travail gratuit comme allant vous ouvrir les portes célestes d’un futur professionnel éclatant, c’est que la déchirure n’est pas loin.

          Arrêtez de courir après des mirages et posez-vous les bonnes questions.

          Répondre à ce message

        • Puis-je vous poser une simple question ?

          Pourquoi démissionnez-vous sans cesse des CDI que vous arrivez à obtenir ?

          Parce que c’est assez dingue, ça. Voilà un jeune homme qui décroche sans cesse des CDI mais qui ne se fixe pas, démissionne et ensuite nous fait l’apologie des EMT (travail gratuit, je le répète) pour se faire de l’expérience.

          Alors avant de dispensez vos bons conseils aux précaires "qui ne se bougent pas assez, et qui ne savent pas s’y prendre", fixez-vous une fois pour toutes. Vous m’avez l’air d’être beaucoup plus instable et ne pas savoir ce que vous voulez faire de votre vie, que courageux et chanceux !

          Il y a trente ans, j’ai choisi mon métier. Et je n’ai jamais accepté depuis que l’on me force à en changer. Bien m’en a pris, parce qu’après ces luttes parfois acharnées pour rester dans ma profession, c’est ce que je pratique de nouveau, et bientôt de nouveau en CDI.

          Vous avez raison sur un point : la bataille est rude mais la victoire est belle.

          Répondre à ce message

          • Bonjour !

            Eh bien j’ai démissionné sans cesse pour plusieurs raisons.
            D’abord parce que le boulot dans la restauration est super dur, super mal rémunéré et encore moins récompensé...
            Ensuite parce que ca ne dérange personne dans ce milieu, habitué aux extras, mi-temps universitaires, contrats saisonniers, etc.. et que c’est une bonne chose lorsque ça permet de "voir du pays" ou de rencontrer un maximum de gens, ce que j’ai fait.
            Mais oui, c’est derrière moi maintenant et peut-être que mes ennuis vont commencer... ?

            Au fait, après 70 dossiers envoyés par mail à des boites à Paris pour demander une EMT infographie-mise en page, je n’ai aujourd’hui reçu que 5 réponses et toutes négatives...

            Répondre à ce message

            • Le couteau de cuisine est un outil qui doit permettre de couper la viande ou les aliments un peu consistants et n’a jamais été conçu pour assassiner les vieilles personnes ..... l’EMT a été conçue pour permettre à des jeunes comme Antoine de faire appel à la "solidarité" des employeurs (moyennant modique rémunération...) pour découvrir un métier et tester ses potentialités et NON pour leur fournir une MAIN d’OEUVRE GRATUITE !

              L’exemple d’Antoine montre (s’il en était encore besoin pour quelques angélistes attardés...) que le patronat de ce pays, non content d’être l’un des plus médiocres des pays développés est aussi l’un des plus ancrés dans son égoïsme étriqué et son absence de vision de l’avenir .

              L’exploitation des salariés, le détournement des mesures en faveur des personnes en difficultés, la triche à la fiscalité et les revendications poujadistes sont les caractères les plus marquants de la majorité de cette caste qui n’hésite pas à supplier pour obtenir une "aide de l’état" lorsque son incompétence et sa malhonnêteté l’a menée au bord du gouffre ...

              Répondre à ce message

        • *
          o
          EMT : Mieux vaut ne pas travailler tout de suite et avoir dans l’avenir le respect que tu mérites par Charlotte

          Bonjour, C’est en tant qu’employeur que je "m’insère" dans ces échanges. Il y a 4 ans j’ai recruté une secrétaire (amie de ma fille) sur la base de 21 h travaillées par semaine (elle avait des enfants et était divorcé), la payais 35heures et ne lui décomptais pas les journées qu’elle prenait pour aller chez son médecin ou autres démarches personnelles. J’ai du la licencier il y a 1 an et demi pour cause économique. Compte tenu du licenciement économique, elle a été dispensée de son préavis et elle est parti du jour au lendemain en laissant un désordre sans nom dans les dossiers. Il me semble que la moindre des choses de sa part, par rapport à ce qu’elle m’a coûté, aurait été de prendre sur son préavis, pour ranger les dossiers. Inutile de vous préciser que pendant les 2 ans qu’elle a travaillé chez moi à ces conditions, tout le monde m’a traitée de folle à commencer par ma conseillère ANPE. Aujourd’hui, une école me propose une jeune fille en contrat pro. à qui j’aurai à apprendre mon métier. Je suis toute disposée à former des jeunes d’autant que c’est mon métier, mais cela va me coûter le montant de sa scolarité (environ 6000€) plus un SMIC mensuel chargé. Une amie m’a justement parlé de l’EMT, c’est ce qui m’a amenée sur ce site car je ne fais pas partie du CAC 40 ; je suis une TPE qui se bat pour donner du travail à ses collaborateurs. Pour terminer, je voulais dire que "pas tous les employeurs sont des esclavagistes".Qu’en pensez-vous ?

          Répondre à ce message

          • Ce que j’en pense, c’est que vous êtes seule responsable de votre situation et que vous êtes prête à faire travailler des gens gratuitement (des gens en précarité la plupart du temps) parce que vous avez fait n’importe quoi.

            La gratitude et la reconnaissance ne font pas partie d’un contrat de travail. Vous offrez un poste et un salaire et des conditions de travail décents, le salarié vous offre ses compétences. Point barre.

            Je crois surtout que vous n’êtes absolument pas faite pour être employeur et que ce ne sont pas les autres qui doivent payer vos erreurs de management.

            Répondre à ce message

            • je repond a ce message a la con cette personne ne vous a absolument rien coute elle vous a offert c’est competance et sont travail vous l’avez renumere et basta vous ne lui devez rien elle n’ont plus plus ok.ont vous connais vous les patrons ces bien connu plus ont vous donne plus vous en voulez.a si finalement vous lui devez encore de l’argent comme generalement ont travail plus que la paye qui tombe en fin de mois donc vous serait gres de lui donnez un supplement de salaire merci pour elle.

              Répondre à ce message

          • madame
            l’employeur a des responsabilités qui implique d’avoir certaines compétences, tout autant que demandé pour le salarié. votre recrutement affectif a été une erreur. qu’attendez vous d’une EMT, avec une personne qui va venir travailler gratuitement pour vous. de l’évaluer ? mais avez vous développé des compétences pour savoir évaluer une personne. non ! vous allez tenter d’évaluer sa posture au travail, afin de voir si elle va être compatible avec votre posture d’employeur. sera t-elle assez soumise ? aura t-elle du caractère ? sera t-elle organisée ? tout cela, ne correspond pas à des compétences par rapport à des taches ou a une mission. Avec une telle approche il est très tentant de manager par le staut : "je suis le patron, donc tu fais ce que je dis". ce n’est pas ça le travail. pour le recrutement de votre salariée, quel que soit son statut "je vous conseille de vous faire aider par un professionnel du recrutement (ce n’est pas aussi cher qu’on le pense). il saura objectiver vos besoins. si vous recruter en amateur vous aurez des résultats d’amateurs qui risques de mettre en danger jusquà l’existence de votre entreprise, si vous avez souvent des conflits avec vios salariés. vous pouvez aussi faire une formation en management, ou bien de ne pas prendre de salariée. Le travail ne doit pas être un enjeu de pouvoir. pour être efficace il nécessite coopération et confiance, alors mettez toutes les chances de votre côté en ne commençant pas une relation de travail sur un marché de dupe, avec une EMT. l’EMT n’est pas un outil pour l’employeur. c’est normalement un outil pour le salarié pour lui permettre de découvrir un métier en observateur, et lui donner un statut en cas d’accident du travail au sein de l’entreprise, pas plus ni moins. les conseillers pole emploi qui l’utilisent pour autre chose le détournent de son objet. j’ai un jour accepté une EMT à une jeune femme qui voulait faire une formation en élevage. son EMT a consisté à l’observation du métier d’éleveur bovin latier et en aucun cas de réaliser la traite des vaches. même si elle voulait le faire je lui ai dit que ce n’était pas l’objet de l’EMT. Par contre, elle a commencé sa formation en connaissance de cause.
            une formatrice en management des compétences

            Répondre à ce message

    • Salut, t’as raison si tu as 10 journées devant toi tu voudrais pas venir chez moi j’ai du ménage du repassage et du classement et d’autres travaux à faire tapisserie peinture ! ça t’interesse ? merci d’avance

      Répondre à ce message

    • Je suis ravie de lire votre réaction après toutes celles négatives sur l’EMT. J’envisage d’en faire une (ou plusieurs) pour reprendre un métier que je n’exerce plus depuis longtemps. L’aspect "gratuit" ne me dérange pas puisque je ne postulerai pas chez les employeurs qui m’accueilleront pour l’EMT. Je vois cela comme une bonne occasion de me remettre à niveau et de m’évaluer. Je considère que le bénéfice sera pour moi puisque je pourrai faire le point sur mes compétences et me "réajuster" (éventuellement par une formation) pour avoir plus de chances de retrouver un emploi.
      Le marché du travail n’est pas un conte de Noel et les problèmes existent ; j’en suis vraiment consciente même si j’ai presque toujours eu de bonnes relations avec mes employeurs. Mais pourquoi ne pas faire preuve d’un peu d’ouverture d’esprit en balayant des idées préconçues (travail gratuit, exploitation systématique par le patron, féodalisme....) et en reprenant positivement à son compte ce qui peut découler de l’EMT. Soyons positif et imaginatif même si "la vie n’est pas un kiwi" (j’ai eu aussi mon lot de problèmes et catastrophes en tous genres mais reste optimiste malgré mon âge : bientôt 50 et 3 ans d’ASS, ce qui n’est pas idéal pour trouver du travail).

      Répondre à ce message

  • Un seul mot Bravo, c’est une femme comme toi qu’il me faudrait. A bas l’esclavage moderne. thierry

    Répondre à ce message

  • Bonjour à tous,

    Je réalise actuellement un mémoire en psychologie du travail sur l’EMT. En effet, je cherche à comprendre les impacts de l’EMTsur les personnes qui en ont bénéficié. A la lecture de vos écrits je prend conscience des avantages et des dérives possibles de ce dispositif.

    Y a-t-il des personnes voulant me parler de leurs expériences ? Bien entendu les propos receuillis sont confidentiels et anonymes.

    Je vous souhaite à tous une bonne journée.
    Nathalie

    Répondre à ce message

  • Cet enfoirè qui a mis l’ EMT émargeant à 15.000 € par mois puisqu’il fut ministre.
    Est-ce qu’il aurait travailler pour rien ?
    C’est déconsidéré l’humain, le rabaisser dans un contexte qui n’ai plus au goût du jour.
    Au 01/O7/2011, le marchè de l’emploi est rendu au niveau le plus bas, d’ou on exploite à fond le système puisqu’entre 2008 et 2011, on a perdu 800.000 emplois, mais là les politiques ferment leurs gueules.
    Tout ce qu’il veulent c’est mettre toutes les chances de leur côtè, c’est de caser

    Répondre à ce message

  • Salut,
    moi je suis plus nuancé que ça. Au départ l’E.M.T ça avait l’air d’une bonne idée vu comment on te faisait chier a chaque acquisition d’emploi avec l’expérience professionnelle que tu avais dans ce domaine. Ce qui faisait que des jeunes ne trouvaient jamais d’emploi quand j’ai commencé à travailler en 2007 (sans E.M.T mais dans des conditions franchement glauques.)
    C’était un bon moyen de contourner le cercle vicieux... Même si t’étais pas payé, c’est sur, mais bon c’est pas comme si on n’avait pas l’habitude de leurs magouilles...
    Encore une fois on le voit le gouvernement, s’imaginant encore qu’il est plus malin que les autres, se faire avoir par le piège qu’ils avaient tendu. Car bon tous ces cadeaux que font l’état aux employeurs (E.M.T d’accord mais aussi le contrat de professionalisation pour les gens issus de cités, R.S.A différent du R.M.I puisqu’entre autre, les entreprises n’y cotisent plus ou beaucoup moins en tout cas et j’en passe...) ne sont que des CADEAUX !
    D’un côté ils professent le progrès économique à tout prix mais d’un autre côté ne comprennent pas qu’ils ont affaire à des gens qui suivent à la lettre ce qu’on leur a enseigné et donc qui font du profit à tout prix. Quand on en veut toujours plus faut s’attendre, un jour ou l’autre, à marcher sur les autres. Donc toutes ces mesures contre le chômage ne deviennent que des cadeaux aux entreprises.
    Enfin bref, je sais pas si tu penses encore à cet épisode de ta vie mais bon pour moi tu n’as rien raté. Car de mon expérience professionnelle, vu comment tu décris le truc, une chose est claire : Ils te faisaient grater gratos pour eux une semaine puis fini, tu n’aurais jamais eu de CDD ou CDI. On est bien obligé de faire des concessions dans la vie c’est sûr, mais bon la... C’est bien se faire ******.
    Ciao

    Répondre à ce message

    • EMT pas prêt de m’y reprendre 11 juillet 2011 12:39, par sel

      Il n’ y a pas de concession à faire ; tout travail mérite salaire .

      Pour l’ ajustement, il y a la période d’ essai ,ou l’ interim .

      ça fonctionnait très bien avant les EMT/EMTPE et il y avait beaucoup moins de chômeurs .

      plutôt que d’inventer des dispositifs qui n’ ont pas d’autre but que de faire baisser la moyenne du coût du travail (histoire de pouvoir se tirer la bourre avec les roumains par ex) , les eurocrates et autres feraient bien de revenir sur cette mise en concurrence forcée .

      à force de scier la branche sur laquelle ils sont assis (nous aussi d’ailleurs) , il faut qu’ ils se préparent à la gamelle (et nous à la gabelle ?)

      Répondre à ce message

  • Bonjour,
    pas beaucoup d’avis positif sur les EMT...

    J’en ai bénéficier une première fois et j’ai ainsi obtenu un CDD de 5 mois dans une mairie. C’est même moi qui est proposé l’EMT lors du recrutement, et c’est ce qui a fait la différence.
    J’ai une collègue qui en avait fait 3, et la 3e a été la bonne.

    Personnellement, je vois ça comme un tremplin et la possibilité d’acquérir des connaissance. On est pas censé remplacer le travail de quelqu’un puisqu’effectivement à la base il s’agit d’un stage d’observation. D’ailleurs l’employeur est rémunéré (environs 2 euros par heure)
    Ca peut etre mieux que de faire des années d’études théoriques pour s’apercevoir qu’on est en décalage avec la réalité du travail. Personnellement, je pars du principe que je vais bénéficier de cette expérience, et non que c’est un simple travail gratuit.

    Après j’ai bien conscience des possible dérive. Mais aujourd’hui je vais de nouveau solliciter une mairie afin de réaliser une EMT. Je sais qu’il recrute dans un mois et je me dis qu’à choisir entre plusieurs candidats, ca peut encore faire la différence.

    Répondre à ce message

  • Vive notre beau pays !!
    bonjour a tous !
    Que doit_on dire ; merci messieurs les socialistes , ou autres intellectuels et bon penseur pour mettre en place ce genre de situation, c est une honte ds un pays comme la france d en arriver la ! de plus bravo aux partenaires sociaux de s occuper de ce sujet, et hyper triste pour les demandeurs d emploi ou les jeunes de travailler et surtout de devoir se déplacer pour ne rien gagner pendant cette période , !! nous sommes vraiment devenu un pays sous développé !!!!

    Répondre à ce message

    • Les socialistes n’ont rien à voir là-dedans. L’article date de 2007 et l’EMTPR existait déjà avant cet article.

      La honte, c’est de l’avoir laissé dans la nouvelle convention et d’avoir surtout assassiné le CDI l’année dernière et d’avoir encore réduit les droits des chômeurs. Mais ça n’a pas fait bouger grand-monde au moment où les syndicats alertaient les gens !

      Nous devenons peut-être un pays sous-développé mais il n’y a pas grand monde qui se rebelle à part brailler derrière son clavier. Heureusement que nos ancêtres n’avaient pas Internet, sinon, nous n’aurions jamais eu ce dont on nous dépouille aujourd’hui !!

      Répondre à ce message

Répondre à cet article