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EDF : dettes d’électricité, factures impayées, risques de coupure, refus de contrat ... Comment réagir ?

23 septembre 2007, 12:44

Bonjour,

Quand vous parlez de dette, vous oubliez d’évoquer par quels moyens on crée les dettes, pour mieux privatiser les services publics.
C’est un principe assez simple, déjà expérimenté avec les PTT, ou la SNCF et Réseaux Ferrés de France.
Etape numéro un : on privatise les activités "rentables " : par exemple, celles en direction des entreprises pour la Poste ou la vente des billets de transport pour les compagnies ferroviaires. Par contre on laisse à la charge de l’Etat celles qui ne rapportent pas d’argent et la solidarité nationale. Exemple, l’entretien des voies et des gares sont laissées à Réseau ferré de france. De même, EDF est la seule compagnie d’électricité qui est tenue de verser de l’argent pour les usagers les plus défavorisés.

Ensuite qu’arrive-t-il : ce qui ressort du service public est évidemment déficitaire, tandis que les partisans de la privatisation ont beau jeu de mettre en avant les profits des branches privatisées qui n’ont plus aucune charge.

Deuxième étape : le capital privé est déjà présent dans le service public mais pas majoritaire. Mais, face aux difficultés, l’Etat verse des sommes énormes (soi-disant pour faire face au déficit ), c’est ce qui a pu se passer pour EADS par exemple. Le service public acquiert alors plus de valeur ajoutée. Qui va en profiter ? Pas nous, bien qu’il s’agisse d’argent public mais les actionnaires privés dont la valeur des titres augmente mécaniquement.

Un déficit fabriqué pour détruire les services publics et enrichir les spéculateurs.

Vous faites bien d’évoquer la crise des surprime, parce que la manière dont ses effets dévastateurs sont épargnés aux spéculateurs est à mettre en lien avec le cirque fait autour des prétendus déficits qui justifieraient la destruction de nos droits, par exemple pour EDF, la fin d’un accès de tous à l’énergie.

On nous bassine avec des déficits des comptes sociaux de quelques milliards d’euros, mais pour maintenir les banques à la flot, la BCE , en quarante huit heures leur a versé 300 milliards d’euros.

L’argent de la BCE c’est le nôtre et c’est évidemment autant de fric qui va être ponctionné sur les retraites, sur l’assurance chômage, sur la Sécurité Sociale sur ce qui reste des services publics.

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